Applications mobiles : 30 milliards pour 2013
Selon une étude faite par Gartner, un compteur international, les applications mobiles pourraient bien atteindre les 7 milliards de dollars pour cette année 2010. Pour Gartner la vente des applications rapporterait quelques 6.2 milliards et a cela s’ajoute 600 millions qui devraient provenir de la publicité faite dans les applications. Rien que cela.
On le voit bien, le marché des applications mobiles est donc très grand, colossal et on ne comprend pas pourquoi il n’attire pas grand monde en Algérie. Le container, peut être ? l’immobilier sûrement. Alors que nous sommes à une heure de vol de l’Europe, de grands gâtés mais de gros consommateurs. Les prospectives parlent de près de 30 milliards de dollars pour 2013 qui parait ridicule face au 7 milliards prévus pour cette année.
Tout le monde sait que pour le moment, c’est Apple et son App Store qui domine très largement le marché mais cela peut changer. Les batailles ne font que commencer entre les équipementiers.
Qui sera celui qui aura la plus grosse part de ce gigantesque marché en 2013 ? Sûrement pas une entreprise algérienne même si toute les pièces du puzzle existe (formation, demande interne, financement, idées …), il manque l’essentiel la volonté de réussir et de s’internationaliser. L’Algérie fait un grand pas en avant et dix en arrière. Comment voulez vous que les entreprises aillent de l’avant quand pour n’importe quoi, on demande un ‘kilo’ de papiers administratifs. Il n’y a rien qui facilite les choses. A titre d’exemple, pour créer une startup ; il faut pour son promoteur un minimum de 1 millions de dinars en cash (500.000 dinars pour le loyer, 100.000 dinars pour le notaire et autres frais financiers du registre de commerce, entre 300 à 400.000 dinars pour l’aménagement et le matériel informatique). Ensuite, on a l’idée, il faut attaquer le marché et là encore il faut du boulot, beaucoup de patience et …. Beaucoup d’argent. Si on résume, la création de société est faite pour les nantis, ce qui n’est pas le cas dans d’autres pays où la chance est donnée à tout le monde.
Abderrafiq Khenifsa
par Mohamed Benomar

Des réalisations et des retards
La téléphonie mobile a explosé dans notre pays en l’espace de 9 ans, caractérisés par la réalisation de grands progrès, toutefois, des retards sont également constatés. Ainsi, la téléphonie mobile a vécu trois périodes charnières. En 2000, il n’y avait qu’un seul opérateur téléphonique en Algérie. Ce dernier a bénéficié de facilitations accordées par les pouvoirs publics lors de son déploiement dans le pays. Les tarifs étaient hors de portée du fait qu’il n’y avait pas de concurrents. Ce n’est qu’en seconde période (2004/ 2007) que deux autres opérateurs sont entrés en scène et ont eu de grandes difficultés à se déployer sur le territoire. C’est grâce à l’arrivée de ces deux concurrents que les prix ont commencé à devenir accessibles à quasiment toutes les bourses. La troisième période, allant de 2007 à 2009, a été caractérisée par les grands progrès réalisés en matière de pénétration de la téléphonie mobile, laquelle a atteint près de 86 %, soit plus de 29 millions d’abonnés. « Ce grand taux de pénétration est fantastique : même nos voisins marocains et tunisiens, qui nous ont précédés en matière de téléphonie mobile, n’ont pas réalisé un taux pareil », a déclaré Ahmed Hamou, ex-cadre des P et T et expert en télécommunications, lors d’une journée de formation destinée aux journalistes et qui a eu lieu à l’institut de Nedjma à Birkhadem. Lors de cette période, les trois opérateurs ont pu couvrir près de 95 % du territoire national. L’explosion de la téléphonie mobile dans notre pays a eu des retombées positives, notamment sur la formation des travailleurs. A ce propos, les trois opérateurs ont formé 10 000 cadres et employés en plus de la création de dizaines de milliers de postes d’emploi. En dépit de toutes ses réalisations, le secteur demeure encore à la traîne. Il s’agit notamment des retards en matière de législation et de réglementation qui n’ont pas su s’adapter aux nouvelles exigences que demande l’explosion des moyens de communication. Le deuxième retard concerne l’insatisfaction de certains besoins. Il s’agit principalement de la portabilité des numéros et l’itinérance nationale. Pour certains usagers, le numéro téléphonique représente un fonds de commerce. Ainsi, beaucoup d’entre eux souhaitent garder le même numéro dans le cas où ils changeraient d’opérateur. La portabilité du numéro est possible techniquement. Toutefois, l’opérateur dominant est contre cette procédure. L’itinérance nationale (roaming national) est une autre technique qui assure à l’usager, quel que soit l’opérateur auquel il est abonné, la continuité du service si pour diverses raisons le réseau de son opérateur n’est pas en mesure d’assurer le service, tel que dans les zones non couvertes. L’opérateur dominant est également contre ce procédé. Selon M. Hamou, 2010 marquera une nouvelle étape pour la téléphonie mobile en Algérie. Il s’agit, selon lui, d’une migration massive des abonnés de l’opérateur dominant vers les deux autres opérateurs. « Il est nécessaire aujourd’hui d’insérer les bases d’une stabilité du marché fondée notamment sur le rééquilibrage des parts de marché entre les opérateurs pour une concurrence loyale », a conclu M. Hamou. Ce qui s’est passé en 2009 Maintes fois annoncée aussi bien par l’ex-ministre M. Haïchour, puis par son actuel prédéceseur, M. Bessalah, la mise en service de la technologie 3G et 3G+ n’est plus d’actualité. Celle-ci revient cher, selon l’actuel ministre. L’ARPT a pourtant invité les entreprises désireuses d’établir et d’exploiter un réseau de téléphonie mobile 3G à le lui faire savoir au plus tard le 30 juin 2008. Les trois opérateurs ont opté pour des réseaux expérimentaux sur cette technologie, mais depuis l’arrivée de Hamid Bessalah, ministre de la Poste et des Technologies de l’information et de la communication, la 3G n’est plus une priorité, contrairement au développement de l’Internet sur le fixe (ADSL). Le dossier est clos.
Lacom perd sa licence en Algérie
La compagnie algérienne des télécommunications (CAT), filiale d’Orascom et d’Egypte Télécom, n’existe plus. Le gouvernement a définitivement retiré la licence à cet opérateur de téléphonie fixe qui exploitait la marque commerciale Lacom, selon un décret exécutif signé par le Premier ministre Ahmed Ouyahia et publié au Journal officiel n° 70. La licence d’établissement et d’exploitation d’un réseau public de télécommunications et de fourniture de services téléphoniques fixes internationaux, interurbains et de boucle locale au public, octroyée à la CAT en 2008, est « définitivement retirée », précise le texte. La CAT avait décroché en 2005 la deuxième licence de téléphonie fixe pour 65 millions de dollars, mais elle n’a pas pu s’imposer sur le marché algérien. La question que se pose aujourd’hui les experts des télécoms est à quand un appel d’offre pour la deuxième licence pour le fixe. Plusieurs rumeurs circulent. On parle d’une licence gratuite à charge pour le consortium qui va se créer de suivre à la lettre le cahier des charges. On parle d’un consortium d’entreprise algérienne qui fera appel à un opérateur étranger pour la gestion. OTA coincé par le fisc Le groupe Orascom Telecom Algérie a vécu des ennuis dès l’été 2009. Ne pouvant plus procéder à ses transferts de capitaux, le groupe se verra mis en demeure de s’acquitter d’une ardoise fiscale de pas moins de 596,6 millions de dollars par la Direction générale des impôts. Orascom s’est d’ailleurs conformé à la réglementation algérienne en la matière en s’acquittant de 20 % de ce montant, soit 120 millions de dollars, après l’acceptation du recours. Dans un entretien au quotidien économique français la Tribune, en date du 26 novembre 2009, Naguib Sawiris, le propriétaire de la société égyptienne Orascom Telecom Holding, avait déjà exprimé sa volonté de rester maître de son entreprise en Algérie suite à l’information qui faisait état que OTA était à vendre. Même en étant très critique à propos des mesures décidées en Algérie à la faveur de la loi de finances complémentaire 2009 sur l’investissement étranger, le patron d’OTA a catégoriquement refusé l’idée de renoncer au marché des télécoms dans notre pays. D’un autre côté, Orascom a pu obtenir une exonération d’un mois de ses créanciers. Le groupe égyptien Orascom Telecom Holding (OTH) a obtenu une exonération temporaire pour le paiement d’une dette de 2,5 milliards de dollars auprès de ses créanciers. Cette exonération est valable pour un mois et expirera le 26 janvier 2010, précise un communiqué rendu public par OTH.
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