RECHERCHE 

Algérie Digitale (2)

une356BL’émergence des Technologies de l’information et de communications (TIC) a transformé et continue de transformer les sociétés de tous les pays depuis plusieurs années. Et ces changements sont rapides. Existe-t-il une stratégie clairement élaborée pour une généralisation en Algérie ? Plusieurs raisons plaident en sa faveur. Le PIB mais pas uniquement. Si nous regardons la structuration sociologique, nous nous rendons compte que notre pays est un pays jeune. Avec plus d’un million d’étudiants à l’université et 6 millions à l’école, il va falloir très rapidement trouver des solutions pour que ces trains de jeunes diplômés puissent trouver un emploi et s’épanouir. Cela nécessite des études, des choix et des stratégies à mettre en œuvre. Beaucoup de pays sont passé par cette étape. Une stratégie claire de promotion des TIC permet le développement de nouvelles activités, permet aux États de se moderniser et in fine de créer des emplois pour l’ensemble des populations.
La Chine fait rêver. Presque toutes ses entreprises sont aujourd’hui internationales surtout dans le domaine des TIC à l’exemple de Huawei ou de ZTE. De nouveaux tigres sortent de la jungle à l’image de Xiaomi, un fabricant mais aussi un concepteur de smartphone. A l’occasion d’un point presse, Lei Jun, le président de Xiaomi a déclaré que son entreprise prévoyait de vendre entre 80 et 100 millions de smartphones pendant l’année 2015. La start-up chinoise viserait également entre 16 et 32 milliards de dollars de chiffre d’affaires. Si Xiaomi atteint ses objectifs, elle pourrait ainsi multiplier par deux ses revenus par rapport à l’exercice précédent. En 2014, la startup la plus valorisée de la planète avait vendu 61 millions de smartphones et a enregistré un chiffre d’affaires d’environ 12 milliards d’euros.
Stratégie disions nous ? on en reparlera…

Mots-clés : ,

Microsoft et Samsung règlent leur problème de redevances Android

samsung microsoftMicrosoft et Samsung ont annoncé lundi qu’ils sont arrivés à un accord sur les redevances pour Android , un différend qui est parti vers les tribunaux en août l’année dernière. Les graines du conflit entre Microsoft et Samsung ont été semées en 2010, les ventes de  terminaux Android se sont multipliées. La société, basée à Redmond, a affirmé que l’OS Android de Google a violé un certain nombre de ses brevets, mais au lieu d’aller après la Web géant, la place a conclu des ententes de licence avec diverses entreprises de haute technologie faisant téléphones Android.
Passer ?L’accord avec Samsung a été atteint en 2011 et a abouti à des paiements réguliers à Microsoft pour chaque appareil Android Samsung fait vendu. Même si cela n’a jamais été confirmé, on croit la taxe aurait pu être entre 5 et 15 dollars  par vente, de sorte que Android a gagné en popularité, l’accord, bien sûr est transformé en un joli petit soutien pour Microsoft comme sa propre  plateforme Windows Phone qui a lutté pour établir elle-même sur le marché.
Mais après l’annonce de Microsoft en 2013 qu’il entendait acheter le combiné des activités de Nokia , la société basée à Séoul a vu la possibilité de contester l’accord, affirmant que l’acquisition proposée est invalide. Samsung est allé jusqu’à arrêter tout simplement de payer les frais de licence, provoquant Microsoft pour prendre la compagnie devant les tribunaux.
Connexe:  Adieu Windows Phone! De Windows 10 va prendre d’ici Lundi, la paire a annoncé qu’il avait résolu la question, bien que les termes de l’accord n’aient pas été libérés. Pourtant, quelles que soient ce que les deux parties ont convenu, Microsoft va sûrement être heureux avec ce qu’il a obtenu de son entente de redevances de longue durée avec Samsung – en 2013, par exemple, il a ramassé plus de 1 milliard de dollars  en frais de licence de la société coréenne

Mots-clés : , , , ,

Internet sur PC portables et téléphones mobiles ont « tué » la chaleur familiale Les foyers scindés en cybers !

internet maisonLes foyers familiaux ne sont plus cet espace où les membres se rencontrent, échangent idées et débats et se mettent ensemble sur la table de déjeuner ou dîner. Chacun est plutôt noyé dans son petit monde virtuel, même si, de visu, ils sont tous présents dans un même logement. Depuis la généralisation de l’utilisation d’internet à grande échelle, sur ordinateurs et téléphones portables, les moments de rencontres «intimes» ont connu une réduction sensible. Parents et enfants sont, donc, occupés à discuter avec leurs amis «virtuels», à visionner des vidéos ou à consulter des sites d’informations. Tous ensemble, mais chacun dans son petit coin. Voilà une petite expression qui résume la situation actuelle que vivent des milliers de familles algériennes qui ont rompu avec la convivialité d’antan depuis l’avènement d’internet et son utilisation sans modération. La toile n’est, certes, pas à pointer du doigt seule dans cette nouvelle mutation enregistrées dans la société algérienne, puisque son usage à tort et à travers en constitue la principale raison. Une nouvelle génération de férus du web a, ainsi, damé le pion à une société qui tenait, il n’y a pas si longtemps, à se réunir autour de repas ou même à suivre des films ensemble. Aujourd’hui, des parents ne savent même plus ce qui arrive à leurs enfants et vice-versa. «A mon arrivée chez moi, je trouve mes trois enfants connectés chacun à sa tablette numérique ou ordinateurs portables dans un coin de la maison. A peine, on échange des Salamalecs, chacun replonge dans son petit monde. J’ai tenté à maintes reprises de les amener à mettre un terme à cette addiction, en vain », avoue Arezki, la cinquantaine, cadre supérieur dans une administration centrale à Alger. «Je n’ai même plus le temps de demander les nouvelles de mes enfants. Internet a réellement brisé les liens familiaux et sonné le froid dans mon foyer !», regrette-t-il. Face à l’invasion des TIC, les pères de familles s’avèrent souvent impuissants pour assurer pleinement leur rôle et éprouvent toutes les peines du monde pour rassembler leurs enfants. Le phénomène prend de l’ampleur et mérite amplement le détour. Bien que les spécialistes en sociologie n’aient pas encore daigné traiter du sujet, la réalité est là et il faudrait bien la regarder en face. «Amener un jeune à se débarrasser d’internet à la maison n’est pas une sinécure. Personnellement, j’ai tenté à maintes reprises d’expliquer à mes enfants la nécessité d’utilisation rationnelle de cette technologie, vainement. Même en période d’examens et de devoirs scolaires, ils consacrent plusieurs heures à la connexion pour des objectifs souvent inutiles !», reconnaît, de son côté, Ammar Alam, retraité de l’éducation nationale. Abattu, notre interlocuteur va jusqu’à qualifier internet de «piège auquel il est aujourd’hui impossible d’échapper».

Familles nucléaires et divisées…
L’avènement et la généralisation d’internet en Algérie a provoqué une mutation profonde dans la structure et le mode de vie des familles. Il s’agit d’une «révolution radicale» de tout un système de fonctionnement social de la cellule familiale, qui promet encore d’enregistrer d’autres modifications à l’avenir. Le mode de communication et d’échange prend, ainsi, un sacré coup, puisqu’il est relégué au second plan, ce qui contraste entièrement avec un mode de vie traditionnellement basé sur la concertation et l’échange concernant les moindres détails. «La structure familiale algérienne est en train de subir les effets pervers des nouvelles technologies de l’information et de la communication. Les Algériens qui s’étaient habitués à évoluer dans de grandes familles ont déjà rompu, il y a quelques années, avec ce mode, passant à des familles nucléaires composées des parents et un nombre très réduits d’enfants. Aujourd’hui, même cette composante sociale nucléaire est en passe d’être scindée en plusieurs parties dans le même espace», explique Tahar Hadji, chercheur en sociologie. Pour lui, le mode de vie «occidental» est en phase de «s’enraciner en Algérie à la faveur de la généralisation des TIC». M. Hadji met en garde contre les effets néfastes de cette nouvelle donne, qui pourrait faire disparaître l’esprit de la communication familiale, élément incontournable et d’importance majeure pour la cohésion sociale.

La sensibilisation s’impose 
L’utilisation abusive de l’internet devrait faire objet de larges campagnes de sensibilisation, afin d’éviter les retombées néfastes d’une éventuelle «déchirure» des liens familiaux, insiste notre interlocuteur. «C’est en cette phase du début du phénomène de consommation sans modération qu’il faut intervenir. Car, le phénomène risque de s’aggraver et la dépendance deviendrait, alors, incontrôlable. Avec un message très simple, internet est un outil de travail, de découverte et non pas un passe-temps à tort à travers, on peut juguler ce phénomène», explique le même chercheur. Les parents, la société civile et les médias constituent, estime-t-il, les principaux acteurs à impliquer dans ce processus visant à inculquer aux citoyens l’attitude adéquate à adopter face à la large disponibilité d’internet.

Mots-clés : , , , ,

Facebook, Santé connectée et Multiplicité des écrans: Fikra défriche le terrain…

fikraFikra, la première conférence dédiée au partage d’idées inspirantes et qui organisera sa 3e édition le 14 et 15 février prochain à l’hôtel El-Aurassi (Alger) se veut être à forte teneur technologique. Ses organisateurs cherchent à travers des speakers de renommée internationale à identifier et à soutenir les individus qui sont des catalyseurs de changement. Le programme a placé les TIC en bonne place. Saad Mohseni, fondateur du groupe Média Moby, un groupe qui inspire, relie, informe et divertit des millions de personnes dans les marchés à forte croissance d’Asie et du Moyen-Orient, et qui possède des téléspectateurs partout dans le monde, abordera une thématique intéressante : «qui gagnera la révolution des écrans ?». Le monde de la télé bouge. Les chaînes historiques se sont diversifiées sur la TNT et on ne parle déjà plus d’écrans de télévision. TV, ordinateurs, smartphones ou tablettes sont entrés dans la grande famille des terminaux connectés (ou connectables) au Web grâce auxquels nous pouvons consulter des contenus dont des chaînes de télévision Les contenus audiovisuels sont de plus en plus consommés via Internet. Ce qui ne veut pas dire que c’est la fin de la télé, parce que pour qu’une série soit regardée sur le Web, elle doit d’abord avoir acquis une certaine notoriété grâce à la télévision. Mais tous les écrans ne sont pas égaux, notamment en matière d’usage. Les «petits» écrans (tablettes, mobiles, consoles) offrent une expérience individualiste et personnalisée. On choisit exactement ce que l’on veut regarder au moment précis où l’on veut le regarder, avec l’objectif de se laisser surprendre rapidement. A l’inverse, le grand écran du salon conserve une fonction plus sociale, il offre un rendez-vous ritualisé plus long. Il devient un véritable écran-écrin.Dans un monde où tout le monde peut créer et diffuser, la rareté n’est plus attachée aux contenus, mais aux audiences. La puissance de la marque, la qualité du contenu et la maîtrise d’interfaces digitales ergonomiques sont essentielles pour organiser l’abondance de contenus et se différencier. Dans le secteur des médias en ligne, les modèles d’affaires, pour rester bénéficiaires doivent, avant toute chose, intégrer la dimension temps. Il faut aller vite, très vite, quitte à se tromper, mais il n’y a plus de place pour l’hésitation.

Ce qui a changé autour des réseaux sociaux en 2014
Les usagers, lecteurs, auditeurs, téléspectateurs ont dorénavant pris une place centrale dans les écosystèmes des médias en ligne et sont créateurs de valeur à part entière. Éric Scherer, directeur de la prospective, de la stratégie et des relations internationales à France Télévisions, indique : «Ce qui a vraiment changé aujourd’hui, c’est le dialogue permanent avec les téléspectateurs, avant, pendant et après le show. Il y a une véritable dynamique et un engouement des téléspectateurs qui n’ont pas attendu l’arrivée, encore à venir, de la télévision connectée. Les téléspectateurs se sont immédiatement emparés des outils existants comme Twitter ou Facebook pour se regrouper en réseaux et engager la conversation entre eux et avec les médias». Ashraf Zeitoon de Facebook évoquera la réussite du plus grand réseau social. L’histoire de Facebook, c’est d’abord la success story d’un homme, Mark Zuckerberg, un étudiant visionnaire. En 2010, l’homme a été élu personnalité de l’année par le magazine Time. En 2012, c’est la consécration : le site entre en bourse et est évalué à 100 milliards de dollars. Les échanges inconstants que l’on a sur les réseaux s’avèrent une formidable matière pour comprendre les évolutions de notre société. Les réseaux sociaux favorisent globalement ceux qui partagent des liens entre eux plus que ceux qui discutent, ceux qui démultiplient les relations que ceux qui ont des relations intensives avec un groupe réduit. Derrière nos écrans, chacun échange son quotidien. La plupart des conversations se construisent autour de «Salut, comment ça va ?», «Qu’est-ce que tu fais ?». Sur le mur de Facebook, on retrouve le même type d’échanges que ceux qu’on a dans la vie réelle, et cela ressemble beaucoup plus à un toilettage social bien souvent qu’à un moyen de transmettre des informations importantes.L’idée de partage est au cœur de la motivation des usagers du réseau Facebook. Partager ses passions, ses goûts, ses émotions, ses sentiments, prioritairement avec les amis et relations proches constitue sans doute la première motivation d’usage.C’est, ce que font près des deux tiers des actifs du réseau. Partager des nouvelles de la famille, prioritairement dans le cercle familial ou des amis proches, parfois étendu aux relations proches concerne la moitié des actifs.
Même proportion pour ceux qui veulent partager et promouvoir leurs compétences, leurs activités, leur petit business. Enfin un peu plus d’un tiers des actifs partagent et défendent leurs idées, engagements politiques, sociaux, humanitaires. En Algérie, il existe plus de 8 millions d’Algériens sur Facebook. La 3G a doublé le taux de pénétration Internet en Algérie. Les observateurs soulignent l’importance d’utiliser les réseaux sociaux pour le développement de l’entreprise algérienne. Pour eux, l’avenir de l’entreprise se joue sur les réseaux sociaux où des millions d’internautes sont connectés en permanence. Ils relèvent que plusieurs études ont montré que les TIC en général et l’Internet et les réseaux sociaux en particulier sont aujourd’hui au cœur de la performance et la réussite des entreprises. Les réseaux sociaux, tel Facebook, permettent une réelle interactivité avec, aussi bien, le consommateur, que le client et les fournisseurs, ainsi qu’une meilleure connaissance de leurs attentes pour appréhender l’évolution du marché.

Révolution dans les structures sanitaires
Olivier Guerin, professeur des universités et chef de service de gériatrie au CHU de Nice, abordera le thème de «la santé connectée est l’avenir de la médecine». Thermomètres, tensiomètres, balances, traqueurs d’activité, capteurs de pression sanguine, les objets de santé connectables à nos smartphones ne sont pas réduits à de simples gadgets. La technologie n’en est qu’à ses débuts et les perspectives sont florissantes. Les plus grands et les plus novateurs (Apple, Google, LG, Samsung, Sony) se lancent comme en un seul homme sur ce marché qui est estimé tout de même à près de 8 milliards d’euros dans quatre ans. Patients et médecins considèrent que mieux informer les médecins est la clé n°1 pour développer l’usage des objets connectés. Les autres pistes concernent la meilleure adaptation du service lui-même, et pour les patients de meilleures garanties sur la confidentialité des données. La télémédecine est une des formes de coopération dans l’exercice médical, mettant en rapport et à distance grâce aux technologies de l’information et de la communication, un patient et/ou son médecin avec un ou plusieurs médecins et professionnels de la santé à des fins médicales de diagnostic, de décision, de prise en charge et de traitement dans le respect des règles de la déontologie médicale. Cela permet une égalité de l’accès aux services de soins pour tout citoyen, quelle que soit sa classe sociale et son emplacement géographique et un maintien d’un contact avec les centres hospitaliers universitaires.

Mots-clés : , ,

Selon le dernier rapport du ConsumerLab d’Ericsson L’Internet mobile, moteur de transformation de la société au Maghreb

ericsson maghrebDans les zones urbaines du Maghreb, le taux de pénétration de l’Internet mobile est appelé à doubler en 2015 alors que 7 des 10 des nouveaux téléphones acquis devraient être des smartphones.  La progression de l’utilisation d’Internet est portée par les jeunes dont les habitudes de consommation deviennent similaires à celles de leurs congénères dans les pays occidentaux comme le Royaume-Uni ou encore les États-Unis.

Une  nouvelle étude qui a été menée dans les grandes villes d’Algérie (Alger, Blida, Constantine, Oran, Ouargla, Sétif), Maroc (Agadir, Casablanca, Fès, Marrakech, Oujda, Tanger), et de Tunisie (Grand Tunis, Jendouba, Nabeul, Sfax, Sousse) d’Ericsson ConsumerLab, intitulé «l’Internet devient mobile», décrypte les tendances de l’utilisation des TIC dans les grandes villes du Maghreb et confirme que cette région du monde est en passe de connaître une transformation numérique. «Le rapport du ConsumerLab d’Ericsson démontre que Maghreb a bel et bien amorcé la transition vers une société totalement connectée et en réseau. L’analyse confirme également le grand potentiel de cette région pour ce qui est des services du commerce en ligne comme le e-banking (les transferts et les paiements par internet)», affirme pour sa part Majda Lahlou Kassi, directrice stratégie, marketing et communications au Maghreb chez Ericsson tout en ajoutant que «Les consommateurs s’attendent à ce que les avantages de la technologie se développent pour être vulgarisés dans les services publics pour faciliter leur quotidien, le rendre efficace et maîtrisable».L’étude touche pratiquement 23 millions de consommateurs qui vivent dans des zones urbaines de l’Algérie, La Tunisie et le Maroc. Il en ressort de ce rapport qu’en 2015, le taux de pénétration de l’Internet mobile devrait doubler et que le terminal est en train de changer et prend le chemin du smartphone. En effet, selon ce rapport, 7/10  des nouveaux téléphones acquis devraient être des smartphones. Par ailleurs, l’étude met ainsi en exergue l’attitude positive des maghrébins vis-à-vis de la technologie et ils attendent que les avantages qui en découlent s’étendent à plusieurs aspects de leur vie.Enfin, le taux de pénétration Internet dans les grandes villes du Maghreb s’élève à 60%, ce qui va faire en sorte que les consommateurs vont utiliser ces nouvelles technologies pour leurs différents besoins et ce qui va tendre à avoir de plus en plus d’habitudes en ligne. Ils estiment désormais impératif de pouvoir se connecter au Net à tout moment de n’importe quel endroit.Et last but not least, comme cela se passe partout dans le monde, une des principales conclusions du rapport du ConsumerLab d’Ericsson est que la croissance continue de l’utilisation d’Internet est portée essentiellement par les jeunes citadins du Maghreb (âgés de 15 à 24 ans) pour qui le niveau de pénétration d’Internet s’élève à plus de 70% dans cette catégorie de consommateur. Pour ce qui est du media de connexion, et bien que les ordinateurs portables soient encore le support de connexion à Internet le plus employé, un peu moins que 50% des utilisateurs y accèdent via leurs smartphones et les applications les plus utilisées sont Facebook, YouTube et Viber classées par ordre d’utilisation et talonnées par WhatsApp. Concernant la qualité de la connexion, près 70% de la population urbaine du Maghreb estime que la qualité, la fiabilité, la vitesse et la couverture sont des éléments clés dans le choix du fournisseur de service Internet. Pour leur part, les opérateurs mobiles, la performance du réseau constitue un souci permanent à prendre en compte pour satisfaire la clientèle. Plus de la moitié des utilisateurs de smartphones devrait accroître leur utilisation des services de l’Internet mobile et des applications, à mesure que les réseaux gagnent en rapidité.

Après son rachat par le FNI Djezzy se lance sur le marché

djezzyDjezzy passe à l’offensive après son rachat par le FNI – Fonds national d’investissement- et compte mettre à profit son nouveau statut de PPP –Partenariat public privé- pour aller titiller des parts de marché réservées jusque-là à l’opérateur historique.Le président de Djezzy, Vincnzo Nesci, a mis en avant son partenariat avec le FNI lors de la conférence de presse qui s’est tenue au Mama – Musée national des arts modernes et contemporains, lieu public oh combien symbolique alors que Djezzy nous avait habitués à des salles de conférences dans des hôtels, et déclare que «Nous sommes désormais un opérateur public qui a une mentalité privée». Allusion directe faite aux cadres d’entreprises publiques, les fonctionnaires de certaines administrations et autres militaires qui se voient obligés de s’équiper de puces Mobilis. Il dira entre autres que le «07», indicatif de Djezzy, est aussi «un joli numéro». La sortie de Djezzy qui est en même temps le lancement de plusieurs produits pour les différentes cibles est aussi une reconquête des niches de marchés qui étaient réservés à ses concurrents.«Le FNI a désigné des personnes qui intégreront le conseil d’administration. Elles nous conseilleront pour développer notre investissement et auront un droit de veto sur certaines décisions», précise Vinscenzo Nesci tout en tout en rappelant que la gestion est du ressort de Vimpelcom.Rappelant qu’il reste leader sur le marché de la téléphonie avec ses 18 millions d’abonnés mais parle «d’un petit retard» pour le lancement de la 3G. Il a profité de cette journée pour mettre en avant l’ensemble des produits et offres pour la 3G. Vincenzo Nesci qui n’a pas non plus établi de bilan de l’opération 3G, où il refusera de communiquer sur les chiffres, dira que Djezzy couvre actuellement une vingtaine de wilayas et qu’il compte aller encore plus vite car dit-il «Djezzy reste le leader du marché et notre objectif est de réussir». Voulant donner des images fortes, Vincenzo Nesci dira aussi «Nous sommes des Makhloufi. Des compétiteurs de fond,  pas des sprinters».Enfin, Djezzy reprend ses couleurs et change de logo sous une forme de flèche et lance une multitude de produits pour tous les goûts et toutes les bourses.

Algérie Digitale

uneB355

On nous dit que Sellal fera une apparition chez Fikra. Est-ce que cela voudrait dire que les hautes autorités du pays ont compris que les TIC sont importants et qu’ils peuvent engranger beaucoup d’argent et d’emplois surtout avec la baisse drastique du prix du pétrole pompé du Sud. L’émergence des TIC transforme et a déjà transformé les sociétés de tous les pays depuis plusieurs années et ces changements sont rapides. Est-ce que l’apparition du Premier ministre à Fikra va être le lancement de «l’Algérie digitale» et la création d’un environnement favorable après l’arrêt de e-Algérie 2013 qui avait porté de nombreux espoirs de la communauté TIC en Algérie. Les TIC ne sont pas seulement les réseaux sociaux mais aussi et surtout le e-Gov, la e-Santé, la e-Education et bien d’autres domaines ou secteurs.Le rapport –e-Algérie 2013- avait au moins le mérite de montrer une stratégie et une vision de ce que veut l’Algérien dans le domaine des technologies de l’information et de la communication. Dans tous les pays du monde, les gouvernements souhaitent aujourd’hui s’appuyer sur ces technologies pour favoriser et accélérer le développement économique et social. Une stratégie claire de promotion des TIC permet le développement de nouvelles activités, permet aussi aux États de se moderniser et in fine de créer des emplois pour l’ensemble des populations. Il n’est pas toujours évident de faire connaître de nouvelles idées de politiques aux personnes qui ont de l’influence ou qui prennent les décisions, particulièrement lorsqu’elles impliquent une utilisation nouvelle ou peu familière des TIC. Il arrive qu’une idée ne soit vraiment comprise qu’une fois qu’elle a été démontrée sur le terrain. Lorsqu’on arrive à démontrer le succès d’une idée sur le terrain, les retombées peuvent être doubles : cela fait naître davantage d’intérêt tout en favorisant la demande, et cela motive également les décideurs à encourager leur reproduction et à réaliser ces projets à plus grande échelle. L’exemple le plus parlant aujourd’hui, nous vient du ministère de l’Intérieur, et consiste en le retrait du certificat de naissance de n’importe quelle APC. Une initiative de ce type là est nécessaire.

 

Mots-clés : , , , , ,

Téléphonie mobile Doogee veut séduire les Algériens

La marque Doogee est en pleine conquête du marché algérien. C’est ce qui a été annoncé récemment à Alger à travers une conférence de presse. Les modèles qui seront lancés en 2015 sont le Titans 2, le Turbo 2 et Léo DG 280. Mais qui est ce nouvel entrant ? Doogee est la filiale du groupe KVD international créée en mars 2013. Pour avoir un maximum de visibilité et construire sa notoriété au niveau européen, les responsables ont eu une lumineuse idée : signer un partenariat exclusif avec l’équipe de football espagnole du Villarreal CF. Derrière le sport, il y a du marketing et une image de marque à construire surtout que l’opérateur chinois a conscience qu’il va évoluer dans un environnement hautement concurrentiel y compris en Algérie où de «grosses pointures» ont marqué depuis quelques années leur territoire. Leur distributeur officiel exclusif en Algérie est Matos Import, spécialisé dans la vente et le service de matériel informatique et de téléphonie. Le premier défi est de faire changer de perception aux éventuels clients qui assimilent souvent les produits made in China à des smartphones à bas coût, donc de moindre qualité ! Un stéréotype à combattre ou à éliminer. Et pour réussir l’opération de séduction, on nous présente les avantages de la marque. L’application «Back Touch» utilise le pavé tactile arrière de l’appareil et permet de paramétrer diverses choses comme, par exemple, quelle application sera lancée automatiquement lorsqu’on presse deux fois sur le Back Touch. Deuxième élément : l’élégance et les finitions. Dans un document remis, il est fait mention que «la structure est composée de plusieurs alliages qui rendent les modèles très résistants. Le cache arrière est flexible pour éviter qu’il ne se détériore sur le long terme». Il a mis en avant le design comme argument de vente. Troisième élément : le souci de respect de l’environnement car les smartphones Doogee sont aux normes CE (c’est-à-dire répondent à certaines normes techniques et acquièrent le droit de libre circulation sur l’ensemble du territoire de l’Union européenne) et Rohs (restriction de l’utilisation de certaines substances dangereuses dans les équipements électriques et électroniques). Pour les prix, le Titans 2 coûte 16 000 DA et le Turbo 2 est cédé à 28 000 DA.

Mots-clés : ,

Huawei , ZTE et Xiaomi Une offensive qui fait trembler les géants

Dans le secteur de la téléphonie mobile, Huawei et ZTE affichent tous les deux de fortes ambitions sur le segment du smartphone sous Android. La Chine produit une majorité des appareils électroniques mais c’est le plus souvent pour des marques qui ont d’autres origines. Elles ont plutôt eu jusque-là une réputation de produits bas de gamme et pas très bien finis. Les choses ont changé depuis quelques années mais la réputation reste à construire. L’offensive chinoise sur le marché des smartphones a été relevée au Mobile World Congress 2013 de Barcelone. Distribués traditionnellement via les opérateurs de téléphonie mobile notamment Mobilis, les terminaux ZTE sont désormais plus présents sur le marché national et portent les couleurs de la marque chinoise. Dans un marché qui accueille la 3G et qui compte seulement 5% d’utilisateurs de téléphones haut de gamme, ZTE Algérie a décidé d’orienter sa stratégie de développement sur la partie smartphones en espérant prendre 10% de parts de marchés dans ce segment sur les trois ans à venir. ZTE, qui a vu le jour en 1985, est l’un des acteurs majeurs du secteur des télécoms en Chine avec plus de 500 millions de terminaux fabriqués, ce qui place la marque à la quatrième marche du podium au niveau mondial après Samsung, Nokia et Apple, et en troisième position aux Etats-Unis sur la partie terminaux.En 2012, les produits ZTE ont opéré une transition du marché milieu de gamme bas vers le marché milieu de gamme haut, le ZTE Era étant le meilleur exemple de cette évolution. Il poursuit sa coopération de longue date avec des opérateurs du monde entier, mais compte également développer ses circuits de distribution et axer ses actions marketing sur les marchés développés de l’Europe, de l’Amérique et du Japon. Il y a encore un an, le groupe Xiaomi était considéré comme un acteur secondaire du marché de la téléphonie avec de grandes ambitions. Depuis lors, le chinois a fait un grand bond en avant puisqu’il est dorénavant le troisième constructeur de smartphones au monde derrière les géants Samsung et Apple.

Smartphone Xiaomi : un succès à la Apple
Le succès de Xiaomi s’explique par un savant mélange de stratégie marketing, proche de celle d’Apple, et de prix très bas pour des téléphones pourtant haut de gamme. Ainsi son modèle 2013 (le MI3) était technologiquement très proche de l’iPhone tout en coûtant près de trois fois moins cher. Si Xiaomi peut se permettre un tel positionnement de prix, c’est, en partie, parce qu’il ne vend ses smartphones que sur Internet, ce qui diminue les coûts de logistique. Sa communication se réalise presque exclusivement sur les réseaux sociaux. Mais surtout, le groupe chinois a une approche commerciale plus proche de celle d’Amazon que d’Apple : le téléphone lui permet avant tout de vendre d’autres services. Les smartphones chinois doivent leur succès tant d’un point de vue facteur économique que d’un point de vue technologique étant donné que ces derniers se perfectionnent rapidement. L’autre particularité stratégique de Xiaomi repose sur la participation des consommateurs dans l’évolution de la marque. Les clients de Xiaomi sont encouragés à communiquer avec les ingénieurs de la marque. Xiaomi met ensuite à jour, toutes les semaines, son système Androïd. Mais la réussite de la marque chinoise peut-être également associée à celle de son fondateur, Lei Jun. Celui-ci s’est inspiré des méthodes et de l’attitude de la référence sur le marché des smartphones, Steve Jobs. Extrêmement actif sur les réseaux sociaux, évitant les apparitions en costume pour adopter le style «jean-tee shirt noir» comme son modèle, Lei Jun est surtout très adroit pour créer le buzz et entretenir l’attente autour de ses nouveaux produits. Cependant, il existe une différence entre réussir sur le marché chinois et le faire dans le reste du monde. Pour beaucoup, il semble difficile de réussir à l’international sans une stratégie de volume important ou une marque à l’image forte et au design distinctif.

Mots-clés : , , , , ,

Avec les «Serious Games» et le e-learning Le forum Mobilis lancé

Mobilis vient de lancer son premier forum dans ses locaux à destination des journalistes avec comme premier thème «les Serious Games et le e-learning»

La première édition s’est tenue dans l’auditorium du siège social en présence de la presse, des cadres et du PDG de Mobilis, Monsieur Saâd Damma,
Le panel, pour cette fois-ci, était représenté par un chercheur du Cerist, Ferhat Khennak, de M. Derkaoui Mohamed, chef de centre des réseaux et systèmes d’informations, de télé-enseignement à l’université Moulay-Tahar de Saïda, de Abdelhamid Harizi, créateur et gérant du site Internet quizzito.com, première expérience de serious game en Algérie et de Abderrafiq Khenifsa, directeur de la publication IT MAG, en tant qu’observateur du monde des TIC en Algérie. L’ensemble a été modéré de main de maître par Salim Aggar, rédacteur en chef du journal l’Expression.
L’ouverture a été faite par Saâd Damma, PDG de Mobilis qui a insisté sur la vulgarisation par les médias des TIC et sur leur importance dans l’économie. Fayçal Bessah, en charge du forum Mobilis, a présenté une vidéo sur les Serious Games. En tant que chercheur au sein du Cerist, Ferhat Khennak, en donnant une idée globale sur M-Learning et serious game en France, souligne que «l’Algérie n’est pas très visible dans le monde des TIC» sans trop rentrer dans la problématique, tout en ajoutant que «le monde est passé du e- learning au V-learnling pour vidéo-learning» tout en disant que «le Cerist possède le meilleur studio vidéo en Algérie». Pour Abderrafiq Khenifsa, directeur du journal IT-MAG, «l’Algérie est en retard dans le domaine du e-learnnig par manque de stratégie clairement identifiée». Le point financier est mis en œuvre par Derkaoui Mohamed, qui explique d’une part qu’à l’université, les professeurs sont les premiers à rejeter l’apprentissage par les TIC car ils ne veulent pas se détacher de l’enseignement classique et d’autre part «même s’ils font un cours, il y a un problème de rémunération et de propriété intellectuelle» Le dernier orateur est celui qui a son actif une application «Serious Games» pour l’apprentissage de la lecture. Il explique son parcours du combattant pour pouvoir créer une entreprise des TIC en Algérie de surcroît qui s’adresse à l’école. D’ailleurs dira-t-il, même s’il a commencé par les écoles publiques, aujourd’hui ses clients sont les écoles privées. Son programme d’apprentissage de la lecture à travers le jeu a eu beaucoup de succès auprès de 300 écoles privées en Algérie. Il dira qu’il a bénéficié d’un soutien du ministère de la Culture.Durant leurs interventions, les panelistes ont mis en avant deux mots clés «demandes» et «financement». Pour Khennak, «il n’y a pas de problème de financement» tout en ajoutant que «Nous avons bénéficié d’un budget de 130 milliards de centimes mais le projet n’avance pas». Un avis que partage M. Derkaoui qui estime que le gouvernement a fourni des moyens colossaux pour accéder à la formation à travers les TIC, mais le blocage de la société et de certaines mentalités ont fait retarder les programmes. Quant à la demande, «elle n’est pas là ou elle n’est pas visible», dira Abderrafiq Khenifsa tout en ajoutant que «cela ne pourra pas permettre en sorte la création d’entreprises et a fortiori d’entreprise de contenu».Dans ce cadre, le PDG de Mobilis,  Saâd Damma, a proposé de mettre à la disposition de tous les Algériens désireux apprendre à travers les TIC, les nouveaux Mobilis café, pour la lecture, l’enseignement ou encore le jeu interactif.
De plus, et suite à des questions des journalistes présents, M. Damma a confirmé que l’opérateur historique couvre 95% du territoire national et qui est leader dans la 3G, tout en disant que les TIC sont un élément incontournable dans le développement.
A noter enfin que le forum Mobilis sera mensuel avec une thématique de vulgarisation de l’usage des TIC.

forum mobilis01 forum mobilis02 forum mobilis03

Mots-clés : , , ,