Telefonica, SFR, Movistar… sur nos côtes !

Si d’aventure il vous arrivait, pour une raison ou pour une autre, de lancer une recherche manuelle du réseau au bord de la plage ou dans un rivage, vous aurez toutes vos chances de voir s’afficher sur votre écran de téléphone des réseaux autres que ceux des opérateurs locaux, Djezzy, Mobilis et Nedjma dans notre cas. Cela a été vrai aussi bien à Azzefoun, à Tlemcen qu’à Ghazaouet, où un citoyen de Tlemcen nous a rapporté le même constat. Comment se fait-il ? Selon un avis autorisé de l’Agence nationale des fréquences (ANF), ce genre de situations est très récurrent. La raison en est, selon notre interlocuteur, que «les faisceaux hertziens ne connaissent pas de frontières et les transcendent aisément».
D’autre part, retrouver dans son mobile les réseaux d’autres opérateurs, entre autres SFR, Telefonica, Novistar, est «quelque peu logique dans la mesure où l’une des premières caractéristiques des ondes électromagnétiques, c’est de ne respecter ni frontières économiques, politiques ou autre», explique l’ANF. Et de poursuivre : «A la limite, quand il n’y a pas de gêne, qui se matérialise par un brouillage, et si un opérateur de porte pas plainte auprès de l’ANF pour brouillage, il n’est pas possible d’entamer une procédure de réglementation dans ce sens». Autrement dit, tant qu’il n’y a pas de gêne qui porterait préjudice à nos opérateurs locaux, les concurrents outre-mer ne se voient pas notifiés pour brouillage. Et inversement ? La réponse coule de source et il n’est pas exclu de voir Nedjma, Mobilis et Djezzy s’afficher sur les mobiles des utilisateurs d’«en face». Dans le cas d’une plainte, l’opérateur plaignant demandera à l’entreprise télécoms à l’origine du brouillage de limiter ses émissions et de les arrêter à un seuil déterminé. Actuellement, aucun de nos opérateurs télécoms n’a signalé de brouillage ni n’a déposé une plainte pour ce problème. Généralement, «sur les zones côtières, les opérateurs préfèrent couvrir une partie du territoire terrestre et une partie de la mer et ce, pour drainer tous les utilisateurs qui se trouvent en bord de mer et tout le long de la côte». Et ce qui est valable pour les zones maritimes l’est tout autant sur les zones frontalières terrestres.

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