De grands projets d’informatisation en vue

Organisé en collaboration avec l’Observatoire national de l’éducation et de la formation et en partenariat avec l’UFC, le MSH Paris Nord, l’université Paris 8 et Djaweb d’Algérie Télécom, il a été une occasion pour plusieurs chercheurs et universitaires de présenter leurs travaux et résultats de recherche et un espace d’échange et de concertation pour cerner les défis à relever pour la concrétisation de plusieurs projets telle «La bibliothèque numérique berbère» ou encore de mutualisation des savoirs et savoir-faire en général.
Après les allocutions protocolaires de bienvenue des professeurs Dourari et Harroubia, respectivement présidents du CNPLET et de l’ONEF, place a été faite pour le débat scientifique et l’échange d’expériences et de savoir-faire entre les participants et les différents acteurs qui ont pris part à cette manifestation. Le professeur Dourari a ouvert les travaux et exposé, dans une communication sous le thème «Le CNPLET, la numérisation et le e-learning», l’état des lieux, les projets à venir du centre, les défis à relever et les difficultés à surmonter pour les concrétiser. Chose dont a parlé aussi le professeur Harroubia avec une communication sous le thème «L’ONEF, la numérisation et le e-learning». Le docteur Ouahmi, du MSH Paris Nord, a quant à lui présenté une communication sous le thème «La MSH Paris Nord et la BNB comme projet savant et citoyen», où il a exposé l’impact d’un tel projet sur les usagers et les sociétés, en mettant à leur disposition des documents de qualité sous plusieurs formats (textuels et multimédias), largement accessibles et avec des coûts presque nuls, et l’apport de tels projet au dialogue interculturel et à la coopération équitable entre les pays du Nord et ceux du Sud à laquelle pourrait prendre part des scientifiques et des acteurs de la société civile.
La normalisation et la standardisation ont été un volet très important de ce workshop avec des communications d’une grande pertinence du professeur Hudrisier sur les thèmes «Normes et standards du SC36, définition et stratégie de participation» et «Text encoding initiative et bibliothèque berbère». Le professeur Hudrisier y a exposé les avantages et obligations de l’inscription récente de l’Algérie comme membre participant (National Body) à la norme ISO/IEC JTC1 SC36, l’instance de normalisation des TICE. Une inscription qui donne des droits de suivi et de participation, non seulement à travers des votes, mais aussi une participation active d’experts qui défendront les spécificités nationale, institutionnelle, culturelle et linguistique de l’Algérie.
Un créneau qui présente beaucoup d’enjeux stratégiques dont, au-delà de celui de la diversité linguistique, les disparités culturelles, économiques, institutionnelles… Il est urgent, d’après le communiquant, de passer d’un état de veille active à celui de production. Quant au docteur Ouerghi, du MSH Paris Nord, elle a exposé dans sa communication la norme LOM.fr (Learning Object Metadata), destinée à normaliser la description des ressources pédagogiques pour faciliter leur traçabilité, leur réutilisation et leur visibilité. Adoptant une approche comparative avec le projet de norme parent (LOM) qui, pour rappel, a été refusé comme standard international, elle a exposé les apports, avantages et adaptabilités de cette norme pour des pays comme l’Algérie, le Maroc ou la Tunisie.
A l’issue de ce colloque, plusieurs recommandations ont été formulées pour assurer une mutualisation des savoirs et savoir-faire nationaux et internationaux et l’appropriation des nouvelles technologies et du net, qui sont des voies sur lesquelles il ne faut ménager aucun effort pour sauvegarder un patrimoine national et humain, et ensuite le développer pour le léguer aux générations futures. Comme l’a expliqué le docteur Chemakh dans sa communication «… sans une présence sur le net et dans l’enseignement, le tamazight sera voué à une mort lente mais certaine, comme les milliers de langues condamnées à disparaître au cours du XXIe siècle», et donc une partie de l’Algérie et de l’humanité qui meurt et disparaîtra à jamais.

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