Le vol de portables prend de l’ampleur

Plusieurs citoyens se plaignent du vol de leurs portables. Dans la banlieue algéroise, certaines victimes ont été surprises en descendant du bus de s’apercevoir que leur moyen de communication leur a été dérobé, alors que d’autres ne savent plus comment elles ont été prises au piège des voleurs.
En arrivant à la station urbaine de Boumati, Hamid, un fonctionnaire à Bordj El Kiffan, voulait informer son responsable hiérarchique d’un éventuel retard, mais quelle surprise lorsqu’il découvre la disparition de son portable. En début d’après-midi, la victime se dirige à l’agence Djezzy de Belfort pour signaler le vol et récupérer sa puce. Quelle ne fut sa surprise en voyant la longue chaîne d’attente. Les discussions vont bon train et tous sont unanimes quant à l’ampleur que prend le vol de portables dans plusieurs régions de la capitale. Ils étaient déjà 74 clients à 10 h 30.
Aussi bien à la gare de Hussein Dey qu’à la station de transport de voyageurs du Caroubier, les gens sont méfiants de peur de perdre leurs portables. Non loin, un vendeur de journaux nous informe que les voleurs ne manquent pas d’astuces. En effet, certains jeunes procèdent de la manière suivante : ils commencent par attirer l’attention sur une tâche quelconque de votre pantalon, ensuite lorsque vous vous baissez pour l’enlever, un complice entre en scène et prend le portable aisément de la poche extérieure du gilet ou de la veste sans que vous vous en aperceviez et il s’en va sans le moindre scrupule. Un fonctionnaire retraité nous dira à ce sujet : «Cela nous rappelle les années 1960 quand on inventait mille et une astuces pour voler la montre de quelqu’un».
Beaucoup de citoyens considèrent que la pauvreté est à l’origine de ce phénomène. Alors que d’autres disent qu’il s’agit de toxicomanes qui sont prêts à tout pour pouvoir se procurer leur dose de stupéfiants. Et ce qui est le plus effarant, c’est que les auteurs de ces vols sont de plus en plus jeunes, victimes de la déperdition scolaire.
D’autre part, ce phénomène prend de l’ampleur pratiquement dans tous les quartiers de la capitale, comme à Telemly, la place du 1er Mai, à Bab El Oued, à Bab Ezzouar…

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