L’Afrique

Stéphane Richard a dit : « Notre terre de prédilection, c’est l’Afrique. Ce n’est pas encore rentré dans l’esprit des Occidentaux, mais le PIB par habitant en Afrique sera supérieur à celui de l’Inde en 2010. L’Afrique est une zone dans laquelle il existe de vraies perspectives de croissance au cours des dix années qui viennent. » Et Stéphane Richard est le PDG d’Orange, l’un des plus gros opérateurs télécoms dans le monde.
Malgré toutes les difficultés inhérentes au faible niveau d’infrastructure, l’Africain arrive à s’abreuver à l’Internet car ce dernier suscite un immense espoir dans la jeunesse scolarisée. La rétention de l’information par les anciens et les puissants y est d’autant plus pesante que les bibliothèques sont presque vides. Internet apparaît donc à beaucoup comme une chance exceptionnelle pour le Sud. Internet a redoré le blason de  l’apprentissage de l’écriture mise à mal par le chômage des diplômés et a permis à l’esprit critique de s’installer, ce qui a amené les enseignants à revoir leurs cours. Mais comment répondre à cet espoir dans des pays où un ordinateur coûte presque un an de salaire d’un fonctionnaire ?
L’Afrique, ce continent, qui commence à peine à voir la lumière, devient une proie pour les nouveaux « golden boy » mais aussi une extension de leur marché devenu mature. De quelle façon seront façonnées les économies émergentes du XXIe siècle ? Après une colonisation féroce, l’Afrique a dû subir encore une destruction de son agriculture qui a mis des millions de personnes à la rue. Le XXIe siècle sera-t-il celui du « siphonage » des meilleures « têtes » car  tout est fait dans ce sens là.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *