L’ARPT fête ses dix ans : Dégroupage, 3G/4G, certification électronique et service universel au menu

L’ARPT fête sa dixième année d’existence, « presque jour pour jour », devait dire Amar Tou, ministre actuel des Transports et premier président de l’Autorité de régulation des postes et télécoms
Devant un parterre assez nombreux constitué en grande majorité des professionnels du secteur des télécoms, et pour la première fois, non seulement, il y avait le premier mais aussi l’ensemble des Présidents de cette institution de même que toutes les directions de cette institution. En effet, les directeurs se sont succédé pour parler de ce qu’ils font au sein de l’ARPT. Par cette démarche, l’ARPT veut montrer ses spécialistes mais aussi leurs fonctions. Dégroupage, 3G/4G, LTE, service universel, certification électronique sont les acronymes qui revenaient dans tous les discours prononcés. En tant qu’institution de régulation, la parole est revenue aux juristes qui ont décortiqué les textes régissant l’ARPT en rappelant que dix années ont passé. Avec un jargon bien huilé, on parle de licence, autorisation et régime d’autorisation. Pour ce qui est des autorisations, et plus spécialement dans le cadre des ISP, c’est-à-dire les fournisseurs d’accès Internet, le chiffre de ces opérateurs est en nette diminution, passant de 72 en 2001 à 11 en 2010 et pour mieux réguler, l’ARPT va mettre incessamment en place un cahier des charges ISP. Aussi, la téléphonie est très importante pour les opérateurs économiques et on apprend que l’ARPT a délivré 11 autorisations de VoIp et dont certaines ne vont pas être renouvelées, d’autant plus que cette institution va réviser le cadre règlementaire encadrant cette activité. Pour ce qui est des audio-textes, qui est aussi assujettie à une autorisation, il y avait 46 entités au départ en 2005 et ne sont plus que 11 et enfin 8 qui sont actuellement recensés chez l’ARPT. Pour ce qui est centres d’appel, ce sont « 2 000 emplois créés dans les call-center », devait dire l’un des directeurs en ajoutant que « 65 autorisations ont été octroyées ». Le déroulé des exposés continue et on passe à la numérotation. En avance sur son temps, la numérotation de 2008 prévoyait la portabilité, l’entrée dans le marché des MNVO et des réseaux futurs de types 3G. De plus, une des missions de l’ARPT est de donner des agréments pour les équipements téléphoniques et nous apprenons que durant cette décennie, l’ARPT a agréé 3 113 équipements télécoms composés de 996 terminaux téléphoniques et 2 017 installations radioélectrique sans oublier la mise en place du label « Agréé par l’Arpt ». Il y a eu aussi 42 autorisations d’utilisation de la géolocalisation pour la gestion de flotte. Passant directement à la téléphonie, la télédensité du mobile est passée à 98% à fin 2010 tandis que le fixe n’a pas tellement évolué passant de 6,10 en 2001 à 8,10 en 2005 avec une population qui a beaucoup augmenté durant cette même période. « Les abonnés des réseaux mobiles réprésentent 92% du nombre total mais ils sont à 94% des pre-paid », conclut le directeur de la concurrence. Il va de soi, donc, qu’au vu de ces chiffres astronomiques, il y a en parallèle des minutes qui s’engrangent, et on y apprend que 95% des échanges se font par le mobile, ce qui fait dont un chiffre d’affaires cumulé (fixe et mobile) de 283 milliards de dinars en 2010, soit l’équivalent d’un peu plus que 2 milliards de dollars. La presque totalité pour la voix. Des indicateurs qui montrent que la voix a encore de beaux jours. La nouveauté de cette journée a consisté à présenter deux directions : la direction informatique et système d’information qui est le centre névralgique de cette institution où on y apprend que tout est consigné et stocké dans douze serveurs permettant au conseil d’avoir des indicateurs et des instruments pour une prise de décision. Dans son exposé, le directeur des systèmes d’information parle dans un proche avenir de virtualisation mais aussi de système d’information géographique permettant de mieux localiser les zones blanches ou autres zones mal couvertes. De plus, dans un souci de rapprochement, l’ARPT mettra prochainement en place un système de service par Internet. La certification électronique a été le dernier à passer. M. Berbar dira que « c’est en janvier de cette année qu’a été mise en place cette direction » et il ajoute : « Notre première tâche a été de faire des benchmark de ce qui se faisait dans le monde dans ce domaine », présentant trois systèmes et mettant en avant le système hiérarchique « qui a été retenu en 2010 ». Pour ce faire, il faudrait des prestataires et pour cela, il dira que «  nous sommes à l’étape de finalisation du cahier des charges pour les prestataires et qu’en même temps, nous sommes en train de former notre personnel à ces nouvelles technologies ».

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