Malgré la mise en place du MSAN : Le déficit en lignes fixes persiste

En dépit de l’extension du réseau téléphonique fixe à l’échelle nationale, des insuffisances sont encore constatées dans la banlieue d’Alger. Bien que la capitale connaisse une affluence galopante des usagers  citadins, la couverture téléphonique n’est pas aujourd’hui à la hauteur, selon les témoignages recueillis sur place
Certes, la mise en place du MSAN, depuis 2009, dans la localité de Bentalha, a été considérée comme un événement du fait de l’espoir qu’avait suscité alors un réseau de plus de 15 000 lignes. Les citoyens de Baraki parlent aussi d’« un exploit technologique » mais, à en croire Farid, technicien en télécommunications, « des difficultés techniques ont réduit l’efficacité des équipements en place, ce qui a suscité un sentiment d’hésitation chez la population qui s’était vu au début emportée par la laz disponibilité des lignes de téléphone fixe ». Certains citoyens établis dans des localités limitrophes se disent quelque peu contrariés par les retards accusés en matière d’installation des équipements permettant l’accès au téléphone fixe. Ainsi, Ahmed, âgé de 61 ans et commerçant de son état, remarque que malgré la proximité de sa maison, située à quelques pas du siège de l’agence d’Algérie Télécom à Benghazi, sa demande de raccordement, datant de plusieurs mois, « reste à ce jour sans réponse ». Paradoxalement, les cités dites urbaines des 2004 logements à celles des 400 logements nouvellement réceptionnées se trouvent en grande partie privée de ce moyen de communication. Beaucoup des relogés dans cette cité située à la sortie de Baraki sur  l’axe routier menant à Larbaa déclarent ne pas recevoir de suite à leurs demandes de fixe. Hocine, employé administratif, en témoigne. « Mis à part quelques cadres de la fonction publique, le reste des résidants attendent toujours à ce que l’instance compétente les dote d’une ligne de téléphone ». D’autres habitants dans différents quartiers des Eucalyptus sont également confrontés à cette lenteur dans la satisfaction de leurs maintes demandes. Pis, les dérangements sont signalés à plusieurs endroits et les abonnés du fixe s’en plaignent sans cesse : « On en a assez avec ces coupures qui durent des semaines entières, même en dehors du mauvais temps.» En revanche, les responsables concernés affirment, en réponse à cette situation, que « c’est exagéré, car on ne peut pas nier ce qui a été fait dans une région dépourvue de tout équipement téléphonique il n’y a pas si longtemps », réplique un cadre à l’agence de Benghazi, qui souligne, en outre, qu’un « énorme effort  a été consenti à partir de 2006 notamment en ce qui concerne la réhabilitation du réseau et le renforcement de la maintenance ». Pourtant ; lors d’une intervention à l’Assemblée populaire nationale (APN), le ministre en charge du secteur avait mis en avant le fait que « l’utilisation du téléphone fixe est beaucoup plus facile et rentable pour les usagers » ; faisant part de la volonté de son département d’encourager les citoyens à revenir à l’utilisation du téléphone fixe.

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