GeekWeek : Un chèque en blanc pour 2013 !

L’année 2012 est sur le point de nous faire ses adieux. Et 2013 se prépare à faire une entrée triomphale. Mais pour le commun des Algériens, il ne s’agit que de remplacer une année par une autre. L’Algérien n’attendra pas le bon vieux et sympathique facteur pour lui remettre le calendrier. Les TIC lui permettent de l’avoir sur le téléphone portable sur sa version la plus simple. L’Algérien aura encore pour cette année une bonne dose d’effets d’annonce et peut-être quelques concrétisations de projets. Il ne sera en tout cas jamais au bout de ses surprises. Tiens ! L’autre jour en allant retirer une partie de son salaire, on annonce la bonne nouvelle à un citoyen. Le préposé au guichet lui lance d’un air jovial : « Tu sais quoi, le carnet de chèques roses (CCP) en vigueur sera retiré définitivement avant la fin de l’année et remplacé par un chéquier interbancaire ». Il le regarde d’un air désintéressé et lui répond : « Wellah ! et la couleur, ça va changer ? ». Autre réaction d’un internaute : « Est-ce que je peux payer avec ce chèque la note d’un achat de la semaine dans une supérette ou chez le médecin ou après une opération d’appendicite dans une clinique privée. Si c’est juste pour le donner à la banque, je ne vois pas son utilité. Je veux me débarrasser de la chkara draham que je trimballe à chaque fois que je dois aller acheter une voiture ». Un chéquier interbancaire, c´est quoi exactement ? Voilà un très bon sujet de mémoire de fin d’étude pour les étudiants en commerce. Certains se sentent face à ces déclarations en décalage de trois ou quatre décennies. En allant acheter son périodique préféré, le même citoyen apprend que la 3G est en bonne voie. « Ah bon ! » se dit-t-il en son for intérieur. Mais ironise-t-il dans le même temps, elle a dû prendre l’autoroute Est-Ouest. Et d’expliquer le retard par des barrages de la Gendarmerie nationale. Comme cette autoroute, elles doivent avoir au moins une seule chose en commun : elles sont les projets du siècle. Comme ça sonne bien à l’oreille. Le moins que l’on puisse dire, c’est que la 3G a tenu en haleine toute une frange de la population. Elle est attendue aux dernières nouvelles pour 2013 après avoir raté une date symbolique annoncée par le ministre des PTIC le 5 juillet. L’Algérien a l’impression d’être en face d’une accumulation de propositions, de mesures et d’une addition de réformes. A force d’entendre les mêmes discours, il s’est spécialisé dans ce qu’il appelle « la comptabilité de promesses ». En allant sur le site web du MPTIC, le même citoyen apprend que le ministre a annoncé aux ISP qu’ayant connu ses limites, la loi 2000/03 sera remplacée par une nouvelle loi en 2013, laquelle va prendre en charge les différentes insuffisances sur le plan juridique, ce qui va donner plus de latitude aux ISP afin de s’accommoder de leur rôle de partenaire, non seulement pour le service d’accès à l’Internet, mais aussi pour le développement du contenu numérique de service de l’Internet. Mais remarque-t-il où sont ces ISP ? Cette race en voie de disparition… Il ne reste que « l’opérateur des opérateurs » qui propose « le bond choix ». Dernière information : Mobilis serait la seule entreprise nationale qui œuvre à absorber le chômage et à générer des dividendes entièrement investis en Algérie, selon son PDG, Saâd Damma. Mais cette entreprise est l’une des rares dans le monde à ne pas être sur la plus haute marche du podium sur son propre marché. Et çà ne semble pas être un objectif à atteindre à entendre les discours des cadres de cette entreprise, diplomatie oblige. Malgré toutes les difficultés qu’a traversées Djezzy, il a tenu bon. Très même ! Quant à Nedjma, sa bonne étoile lui permet de passer au stade de la profitabilité. L’année en cours se termine en beauté pour l’opérateur et celle à venir semble tout aussi prometteuse.

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