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AlcomSat1 et les chaines de télévision Organiser le paysage télévisuel algérien

Il est à signaler que toutes les chaines de télévision privées opèrent en Algérie sous des entités juridiques étrangères, notamment libanaises, jordaniennes, britanniques, françaises ou encore émiraties. Sur l’ensemble de ces chaines privées, seules 5 chaines à savoir Ennahar TV, Echorouk TV, Dzair TV, Hoggar TV et El Djazairia One ont été autorisées par les […]

Il est à signaler que toutes les chaines de télévision privées opèrent en Algérie sous des entités juridiques étrangères, notamment libanaises, jordaniennes, britanniques, françaises ou encore émiraties. Sur l’ensemble de ces chaines privées, seules 5 chaines à savoir Ennahar TV, Echorouk TV, Dzair TV, Hoggar TV et El Djazairia One ont été autorisées par les autorités publiques à ouvrir leurs bureaux à Alger.

En 2014, l’Algérie a adopté une loi ayant pour objet d’organiser l’activité audiovisuelle et de fixer les règles relatives à son exercice. Cela a été fait dans le but de mettre un terme à l’«anarchie» que connait le paysage télévisuel du pays.
Pour rappel, l’Algérie ne comptait entre 1962 et 1994 qu’une seule chaine TV. Il y a eu, bien plus tard, la création de Canal Algérie (1994), d’Algérie 3 (2001) et de Coran TV et TV Tamazight en 2009. Ces 5 chaines TV relèvent toutes du secteur public. C’est en 2012 qu’une loi relative à l’activité audiovisuelle a été inscrite, pour la première fois, dans le code de l’information, mettant ainsi fin à 50 ans de monopole de l’Etat sur le secteur. Bien que l’ouverture du champ audiovisuel n’ait été votée qu’en 2014, c’est en 2002 que les premières chaines de TV privées commençaient timidement à émettre depuis l’étranger via satellites. Et leur nombre n’a commencé à s’accroitre qu’à partir de 2011, réussissant à se positionner sur ce nouveau marché promoteur en s’imposant et touchant toutes les régions du pays.
Depuis leur apparition, les chaines privées ne cessaient de susciter le débat. Certains de leurs programmes ont notamment provoqué des réactions indignées et de moqueries dans les médias et les réseaux sociaux, pointant du doigt des programmes diffusés pendant le mois de ramadhan comme certaines caméras cachées jugées «humiliantes» et certains reportages «mettant en avant notamment la violence». La loi de 2014 est venue ainsi cadrer juridiquement ce créneau porteur.

L’arrêté relatif à l’autorisation de création de chaînes TV ‘’réétudié’’
Dans le but d’organiser le champ télévisuel algérien, un arrêté relatif à l’appel à candidature pour l’octroi d’autorisations de création de chaines de télévisions thématiques a été publié en octobre 2017 dans le Journal officiel, mais vite gelé pour être réétudié.
Le ministère de la Communication a justifié ce gel par le fait qu’il doit être ‘’réétudié de nouveau, en concertation avec les acteurs concernés, pour qu’il réponde aux exigences du développement du paysage médiatique audiovisuel algérien d’aujourd’hui’’.
La nouvelle mouture de l’arrêté, qui n’est toujours pas rendue publique, devrait permettre la création de plus de chaines de TV que l’arrêté gelé qui ne prévoyait d’attribuer que 7 autorisations pour la création de 7 services de diffusion télévisuelle, aux thématiques liées aux actualités politiques, économiques, sociales (programmes composés d’informations, reportages, analyses et commentaires, débats et conférences), culture, jeunesse, art culinaire, découvertes, séries et divertissements, sports. Selon le ministère, l’arrêté, «tel qu’il a été émis, ne répond pas aux ambitions et aux avancées déjà accomplies par les médias audiovisuels algériens».

Le satellite algérien Alcomsat-1 cible les chaines TV publiques et privées
Il est à relever que la décision de réétudier l’arrêté relatif à l’appel à candidature pour l’octroi d’autorisations de création de chaines de télévisions thématiques est intervenue deux mois avant le lancement avec succès du premier satellite algérien de télécommunication Alcomsat-1, qui prévoit d’attirer des dizaines de chaines de télévision algériennes et étrangères.
En effet, les 5 chaines TV publiques algériennes (Programme nationale, Canal Algérie, A3, TV4 et TV5) seront diffusées en qualité Haute définition (HD), après leur transfert vers le nouveau satellite de télécommunications algérien, Alcomsat-1, lancé en décembre dernier et qui sera opérationnel avant la fin du premier semestre 2018.
«Dans le but de créer une attractivité vers le satellite Alcomsat-1, nous allons diffuser deux bouquets comportant les chaines TV publiques (Programme national, Canal Algérie, A3, TV 4 et TV 5), l’un en définition standard (SD) et l’autre en HD», avait indiqué le directeur général de la Télédiffusion d’Algérie (TDA), Chawki Sahnine, qui intervenait lors de la cérémonie de présentation d’Alcomsat-1 tenue en janvier dernier en présence du Premier ministre, Ahmed Ouyahia.
En plus des bouquets des chaines TV publiques, il est prévu deux autres bouquets comportant 24 nouvelles chaines TV (8 chaines HD et 16 chaines SD) et 100 autres chaines radios qui seront diffusées sur le nouveau satellite.
Cette démarche vise à rentabiliser Alcomsat-1, lancé le 10 décembre 2017 depuis la Chine, et utiliser toutes les capacités satellitaires de télédiffusion en ciblant aussi bien les chaines publiques et privées algériennes qu’étrangères pour pouvoir créer une offre de contenu.
En effet et en vue de pénétrer le marché très fermé de la diffusion par satellite, l’Algérie devrait offrir des contenus diversifiés ainsi que des prix attractifs aux opérateurs avec une période de gratuité qui peut atteindre une année, une démarche commerciale très répandue dans le marché de la diffusion par satellite, a-t-on expliqué.
Selon une étude marketing d’Algérie Télécom Satellite (ATS), les bouquets favoris des Algériens sont notamment les chaines TV publiques et privées algériennes, les chaines maghrébines, les bouquets MBC, Canal +, Bein sport et les chaines documentaires. «ATS est en train de formuler des offres avec un business model concurrentiel et ses structures sont prêtes à mettre sur le marché ses services», a-t-on indiqué auprès de cet organisme.

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Écrit par itmag2003

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