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Salon national de l’emploi à la Safex Les TIC, un remède anti-chômage

Le Salon national de l’emploi (Salam) sera organisé par l’Agence nationale de l’emploi (Anem) à la Safex du 19 au 25 février 2014. L’événement a pour objectif d’initier les jeunes en quête d’emploi et les porteurs de projets aux  formules de placement, notamment en ce qui concerne l’évolution des dispositifs de recrutement et de création […]

emploiLe Salon national de l’emploi (Salam) sera organisé par l’Agence nationale de l’emploi (Anem) à la Safex du 19 au 25 février 2014. L’événement a pour objectif d’initier les jeunes en quête d’emploi et les porteurs de projets aux  formules de placement, notamment en ce qui concerne l’évolution des dispositifs de recrutement et de création de micro-entreprises. IT Mag saisit cette opportunité pour approfondir le sujet et démontrer l’impact d’Internet et des TIC sur la création d’emploi et sur la croissance économique. Il existe une corrélation nette et positive entre l’investissement dans l’Internet et dans d’autres TIC et la croissance de l’activité économique.
L’investissement dans les réseaux à haute vitesse et dans les services TIC crée une plateforme pour la croissance économique, la création d’emploi et une compétitivité plus importante. Plusieurs études montrent un impact positif sur la productivité, la contribution au Produit intérieur brut (PIB) et la création d’emploi dans les secteurs de commerce utilisant les TIC.
Une étude américaine publiée en janvier 2012 montre que «les investissements et l’innovation dans la transition des technologies sans fil 2G à 3G et dans l’infrastructure d’Internet ont incité la création d’environ 1 585 000 nouveaux emplois entre avril 2007 et juin 2011 et estime que, au cours de la transition actuelle, chaque augmentation de 10% dans l’adoption de technologies sans fil 3G et 4G pourrait créer plus de 231 000 nouveaux emplois dans l’économie américaine en moins d’un an». «Les petites et moyennes entreprises connaissent une augmentation de 10% dans leur productivité due à l’utilisation d’Internet et celles qui font un usage important des technologies du réseau s’agrandissent et exportent deux fois plus que celles qui ne profitent pas desdites technologies. Les PME utilisant l’Internet signalent aussi la création de deux fois plus d’emplois par rapport aux PME ne faisant pas usage d’Internet». Les instruments de gestion et de gouvernance développés autour des TIC constituent aujourd’hui les seuls garants de la survie des entreprises à l’heure de la mondialisation. Avec l’Internet, le marché est devenu global dans une économie où la connaissance est une valeur principale.
En Algérie, les TIC représentent 4% du PIB et l`objectif national est de contribuer à l`augmentation de la part des télécommunications pour atteindre 8% du PIB. Pour évoluer vers la création de  100 000 emplois directs nouveaux et 300 000 autres indirects, l’Algérie doit moderniser ses infrastructures. Le développement des TIC, tendance qui favorise la création d’emplois, va ainsi avoir un effet d’entraînement sur la société algérienne. Avec l’avènement de la 3G, il y a une autre opportunité de création de nouveaux métiers, avec 36 millions d’abonnés de la téléphonie mobile et deux millions d’accès à l’ADSL, l’on enregistre néanmoins que 15% d’entreprises connectées et moins de 40% des PME en sont équipées. Le marché des télécommunications en Algérie enregistre en 2012 un chiffre d`affaires global de 5,5 milliards de dollars, en nette augmentation par rapport à 2010 où il était de 4,7 milliards de dollars, selon le ministère de la Poste et des Technologies de l`information et de la communication. Ce chiffre englobe l`ensemble des opérateurs intervenant dans le secteur des télécommunications dans le pays, à savoir la téléphonie mobile et fixe, ainsi que les rares fournisseurs d`accès à l`Internet (FAI) qui restent sur le marché. La part consacrée aux logiciels et services ne compte pas beaucoup d’activités, alors que ce sont les créneaux les plus porteurs.

emploi2Un plan de développement numérique est vital
Devant ce constat, le débat sur les TIC est de première nécessité dans la nouvelle donne économique, du moment qu’elles possèdent aujourd’hui une dimension supra-opérationnelle. En effet, elles sont conçues et matérialisées actuellement dans les organisations, à des fins stratégiques. Toutefois, du fait que les TIC sont progressivement introduites et intégrées dans les organisations, leur adoption implique, d’une part, des coûts sociaux et d’autre part influe sur le système de gouvernance des entreprises. «Les pays du Maghreb, en l’occurrence l’Algérie, allouent peu de ressources à la R&D, entre 0,3% et 1% du PIB en moyenne, alors que ce même taux est de 2,5% en Allemagne, 2,1% en France, 1,8% en Royaume-Uni, 2,7% aux Etats-Unis et 3,4% au Japon», note le Pr. Abderrezak Benhabib dans une contribution «Implication des TIC et leur impact sur la gouvernance des PME algériennes en vue de l’intégration euro-méditerranéenne». Les entreprises publiques ou privées ne développent pas une recherche d’envergure, leurs liens avec les équipes universitaires connaissent depuis les années 1990 une évolution significative mais lente. Une faible part de la recherche est réalisée par les grands groupes industriels, qui mènent une recherche inscrite dans leur stratégie de développement. Par contre les PME, qui constituent pourtant l’essentiel du tissu industriel, croient peu en la recherche et sont peu innovatrices. Dans leur majorité, elles consistent en des unités de transformation de taille modeste à la fois sous-encadrées, sous-capitalisées et sous informatisées. Leur management est souvent de type familial, peu évolué et dans bien des cas dépourvu de vision stratégique et fermé à l’innovation. Certains acteurs ont commencé à tirer profit de la numérisation. Des actions de développement de services en ligne et d’applications en direction des entreprises ont été identifiées pour accélérer l’usage des TIC dans les entreprises, mais il ne suffit pas de se doter de stratégie de développement à chaque fois, il faut surtout avoir les coudées franches pour les concrétiser sur le terrain. En d’autres termes plus clairs, Il nous faut plus de professionnalisme et moins de politique.

La technologie, facteur de croissance
Il existe trois catégories de PME. Celle en état de passivité et de survie : ce sont celles qui constituent la majorité de la population des PME. Elles sont caractérisées, pour la plupart, par des difficultés financières, une perte de position sur leur marché traditionnel. Des PME en état de croissance : qui ne connaissent pas de difficultés financières, elles cherchent à conserver ou améliorer leurs positions sur leur marché traditionnel, principalement domestique et les PME en état d’excellence dont la situation financière est satisfaisante, leur organisation et leur management sont très modernes et leur position sur le marché est compétitive. Ainsi, les TIC peuvent contribuer à résorber le taux de chômage et garantir des emplois stables.
«La gravité de la crise de l’emploi des jeunes n’est pas simplement liée aux niveaux de chômage ni même à sa durée qui ne constituent en fait que la face visible de l’iceberg mais bien plus à la baisse de la qualité des emplois disponibles», a souligné dans un rapport Mohamed Benmeradi, ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, adressé au Premier ministre et dont IT Mag détient une copie. La prise en charge de ces préoccupations a été une inquiétude permanente de la politique économique et sociale du gouvernement depuis 1999 et a nécessité, après la mise en œuvre d’une première série de dispositifs, le déploiement à partir de 2008, d’un nouveau plan d’action, lui-même complété en février 2011. Il faut relever que l’ensemble de ces politiques volontaristes de soutien à l’emploi ont permis, d’inverser la tendance à la hausse de la courbe du chômage qui a frôlé, en 1997, le seuil historique de 30% de la population active, niveau non observé dans toute l’histoire de l’Algérie indépendante. Un état des lieux montre que les TIC sont encore insuffisamment répandues dans la majorité des entreprises et particulièrement dans les plus petites, au regard des bénéfices, pourtant réels, qu’elles peuvent en tirer. De nombreux facteurs continuent de constituer une barrière à l’intégration de ces technologies, notamment les coûts élevés et le manque de personnel qualifié en plus d’une sensibilisation insuffisante des dirigeants des entreprises.

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Written by itmag2003

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