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Android L : un design matériel, du 64 bits et l’adieu à Dalvik

La keynote de la Google I/O la semaine dernière fut centrée autour d’un produit Google et un seul : Android. Plus que jamais au coeur de la stratégie Google, Android va recevoir des changements majeurs dans sa prochaine version, Android L.. iOS est passé au 64 bits en septembre 2013, Android L fera le saut […]

La keynote de la Google I/O la semaine dernière fut centrée autour d’un produit Google et un seul : Android. Plus que jamais au coeur de la stratégie Google, Android va recevoir des changements majeurs dans sa prochaine version, Android L.. iOS est passé au 64 bits en septembre 2013, Android L fera le saut avec un an de retard. Comme sur iOS, il ne faut pas s’attendre à une révolution, mais le 64 bits apportera des avantages indéniables : l’accès à plus de 4 Go de mémoire vive, la gestion de registres mémoires plus grands et surtout l’utilisation du jeu d’instruction ARMv8 plus efficace. Les smartphones compatibles profiteront donc d’un gain de performance gratuit. Le problème est qu’ils n’existent (presque) pas encore, du moins chez Samsung, Mediatek ou Qualcomm, le plus gros fournisseur de SoC. Intel a ici une carte à jouer avec ses Atom. Les applications écrites en Java n’auront pas besoin d’être réécrites pour passer au 64 bits, contrairement à celles écrites en code natif. Pour elles, Google a prévu un futur NDK. Android L se débarrassera d’un des fondements historiques d’Android : la machine virtuelle Dalvik. Android L imposera l’usage de son remplaçant, Android Run Time (ART). Le changement est substantiel : ART précompilera les applications Java lors de leur installation, alors que Dalvik les compilait à la volée. En pratique, on gagnera en rapidité d’exécution, mais les applications prendront plus de temps et plus de place lors de l’installation. Tous les smartphones compatibles Android L profiteront de ce gain de performance, automatiquement. Les jeux vidéo sont les applications les plus téléchargées sur le Play Store, il est donc logique qu’Android L donne aux développeurs de nouveaux outils pour augmenter la qualité graphique. Android L passe à OpenGL ES 3.1 (KitKat utilise OpenGL ES 3.0) auquel Google ajoute des extensions permettant de mieux utiliser le potentiel des derniers GPU, réunies sous la forme d’un Android Extension Pack. Les développeurs pourront utiliser, entre autres, la tesselation ou la compression de texture ASTC.

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Written by itmag2003

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