L'Essentiel
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Après plusieurs années de tergiversation Le téléphone et l’Internet arrivent aux zones enclavées

L’opérateur historique Algérie Télécom, sa filiale Algérie télécom mobile (Mobilis) et Optimum télécom Algérie (Djezzy) ont été retenus pour la fourniture du Service universel des télécommunications (SUT) par l’Arpt –Autorité de régulation des Télécom et des Postes – pour permettre aux populations des zones enclavées d’accéder à la téléphonie mobile et fixe ainsi qu’à internet. […]

L’opérateur historique Algérie Télécom, sa filiale Algérie télécom mobile (Mobilis) et Optimum télécom Algérie (Djezzy) ont été retenus pour la fourniture du Service universel des télécommunications (SUT) par l’Arpt –Autorité de régulation des Télécom et des Postes – pour permettre aux populations des zones enclavées d’accéder à la téléphonie mobile et fixe ainsi qu’à internet.
Après avoir lancé l’avis d’appel d’offre pour le SUT, l’annonce des résultats des soumissions s’est déroulée au siège de l’ARPT) en présence notamment de Houda-Imane Feraoun, ministre de la Poste et des Technologies de l’information et de la communication (MPTIC), Mohamed Toufik Bessaï, directeur général de l’ARPT, ainsi que des responsables des opérateurs concernés.
Cette première phase du programme du SUT, que l’on peut considérer comme un pilote concerne en fait moins d’une centaine (97) de localités, réparties en deux catégories sur un total de 28 wilayas. La catégorie 1 concerne les localités dépourvues de toute couverture, tandis que la catégorie 2 vise les localités qui ne sont couvertes que par le GSM.
Il faut savoir que les localités enclavées représentent entre 500 et 1000 dans la région Sud et 1000 à 2000 dans la région Nord. Mais alors que représente le SUT ?  Pour l’Arpt, les prestations du SUT consistent en la fourniture d’un service téléphonique d’une qualité spécifiée, ainsi que l’acheminement des appels d’urgence, l’accès aux services internet à un débit minimum de 512 Kbps. Ce service, appelé service universel qui est une priorité pour les pouvoirs publics mais aussi un levier de politique publique et d’aménagement du territoire, permet à chaque citoyen, indépendamment de sa localisation géographique et/ou de son statut social, d’avoir accès aux services de télécom de base et Internet à des prix abordables. Cette notion instaure le droit de chaque citoyen à avoir accès à certains services jugés essentiels, en être privé est une forme d’exclusion, et elle impose aux industries l’obligation de fournir un service défini à des conditions spécifiées qui incluent, entre autres, la fourniture du service sur l’ensemble du territoire. Mais alors pourquoi un service universel dans les télécom ? Parce que l’idée s’est progressivement imposée que le fait de pouvoir bénéficier de certains services est tellement important individuellement et collectivement qu’on ne pouvait laisser au seul marché concurrentiel le soin de discriminer les bénéficiaires à partir du jeu de l’offre et de la demande et de l’ajustement par les prix. La notion de service universel est encore en constitution car d’autres secteurs aussi ont besoin de ce concept tel que le droit au logement, le droit d’être soigné convenablement en cas de maladie, le droit à l’assistance judiciaire, le droit à l’éducation sont quelques exemples de ces droits de bénéficier de certains services, soit gratuitement, soit à des tarifs accessibles à ceux qui ne sont pas en mesure d’en payer le prix réel. De plus, les services télécom ont une portée économique car ces services sont, à des degrés divers, des éléments essentiels du développement économique des territoires qu’ils couvrent. Il ne s’agit plus ici de lien social, d’identité, mais de conditions favorables ou indispensables à l’existence et à la pérennité d’activités économiques marchandes ou non. Par conséquent, les territoires privés de ces services, au motif que ces services deviendraient privés et que ces territoires ne constitueraient pas des marchés rentables en raison de leur éloignement et de leur taille insuffisante, par exemple, seront également privés d’autres activités. L’autre élément important dans le SUT est le financement. La loi 2000-03, ainsi que le cahier des charges pour les opérateurs les obligent à verser 3% de leur chiffre d’affaire à l’Arpt pour le service universel. Plus de quinze années après le vote de la loi 2000-03 et treize année après le déploiement du deuxième opérateur mobile, le service universel des télécom raccorde enfin des algériens.

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Written by itmag2003

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