L'Essentiel
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Avec un «paquet»  de projets dans le court et le moyen terme  Algérie Télécom dans le défi filaire

L’entreprise a bénéficié de 115 milliards de dinars pour améliorer son réseau, généraliser la fibre optique à travers les wilayas du pays et fournir un service de qualité aux consommateurs. L’argent est là mais l’environnement reste difficile. Invité mercredi dernier au forum du quotidien An Nasr, le Pdg d’Algérie Télécom, Azouaou Mehmel, a dévoilé une […]

atL’entreprise a bénéficié de 115 milliards de dinars pour améliorer son réseau, généraliser la fibre optique à travers les wilayas du pays et fournir un service de qualité aux consommateurs. L’argent est là mais l’environnement reste difficile.

Invité mercredi dernier au forum du quotidien An Nasr, le Pdg d’Algérie Télécom, Azouaou Mehmel, a dévoilé une partie des objectifs que le groupe qu’il dirige s’est assignée, dans le court terme.  Mehmel a ainsi annoncé qu’AT va lancer la téléphonie de quatrième génération (4G) sans fil en mode fixe, au premier trimestre de l’année 2014.  Perspective prometteuse ? L’invité du Forum d’An Nasr avance des détails, précisant que l’entreprise est actuellement en phase d’acquisition des équipements nécessaires  pour lancer la 4G devant permettre une connexion haut débit et la transmission  très rapide des images et du son. Et il déclare que  la téléphonie mobile de troisième génération (3G) en Algérie ne mettra pas en difficulté le groupe dont il est responsable, affirmant que cette nouvelle technologie n’affectera en rien  le service ADSL qu’offre son groupe, et qu’Algérie Télécom ira vers des  débits « beaucoup plus important que la 3G ». Le groupe veut ainsi tenir le pari du défi filaire dans un pays très étendu. Pour avoir un débit de bonne qualité, AT doit  ramener la fibre optique dans chaque immeuble à travers des équipements d’accès compact et pas moins de 200 000 km de fibres optiques devant remplacer les câbles en cuivre, ainsi que l’explique Azouaou Mehmel.
Le responsable a ajouté que 40 milliards  de dinars ont été investis au cours de cette année dans des projets de modernisation des réseaux de télécommunication, soulignant que les mêmes opérations devront se poursuivre en 2014 et toucheront toutes les localités du pays.    L’objectif, a-t-il ajouté, étant d’assurer une administration électronique où les antennes communales, les services du secteur de la santé et ceux de l’éducation  notamment seront connecté. L’objectif est louable, mais le retard en matière d’investissement persiste, une situation évoquée par le patron d’Algérie Telecom.  L’entreprise a bénéficié de 115 milliards de dinars pour améliorer son réseau, généraliser la fibre optique à travers les wilayas du pays et fournir un service de qualité aux consommateurs. L’argent est là mais l’environnement reste difficile ; le préjudice engendré par le vol des câbles  en cuivre d’Algérie Télécom a été estimé à 400 millions de dinars en 2013. Et, ce n’est pas fini, le groupe fait face au problème de coupures dans les câbles liées  aux chantiers lancés dans certaines régions. Le projet du tramway de Constantine a mis à rude épreuve  la qualité du service que doit assurer le groupe à ses clients avec des coupures répétitives des câbles et le non respect des délais avancés pour le déplacement des câbles. Ces difficultés s’ajouteront à l’échec qu’Algérie Telecom a essuyé dans le projet de la technologie d’accès à internet de type FTTX. Interpellé samedi dernier lors d’une journée parlementaire sur la technologie 3G, organisée à l’Assemblée populaire nationale (APN,) par l’ancien Pdg d’Air Algérie et député FLN, Wahid Bouabdellah sur le FTTX, Mehmel a reconnu que cette technologie « n’a malheureusement pas suscité l’engouement qui en était attendu. FTTX (triple Play Téléphonie-ADSL-Vidéo) d’Algérie Télécom offre une connexion ADSL (de 1 méga jusqu’à 100 méga de débit) des appels gratuits vers le téléphone fixe et un bouquet d’une soixantaine de chaînes de télévisions (arabophones, francophones et anglophone). L’expérience a donc tourné court. La raison en est simple : cette technologie est jugée excessivement chère. Démonstration par les chiffres ; avec un abonnement mensuel de 3.500 dinars et des frais d’installation atteignant les… 42.000 dinars, le FTTX  n’était pas à la portée des bourses moyennes. Le FTTX ne peut être qu’un «échec», reconnaît  Azouaou Mehmel.
Toutefois, Algérie Telecom n’a pas abandonné cette technologie. L’entreprise   va en faire un projet inscrit dans le moyen terme.

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Written by itmag2003

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