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Cagi: L’Algérie va vendre au Mali de l’internet et de la téléphonie via satellite

L’Algérie, à travers l’entreprise publique Algérie Télécom satellite (ATS), va commercialiser à son voisin le Mali de la data (Internet) et de la voix (téléphonie) via le satellite, à la faveur d’une convention de coopération signée le 13 février dernier à Alger avec l’Agence malienne des technologies de l’information et de la communication. Cette convention, […]

L’Algérie, à travers l’entreprise publique Algérie Télécom satellite (ATS), va commercialiser à son voisin le Mali de la data (Internet) et de la voix (téléphonie) via le satellite, à la faveur d’une convention de coopération signée le 13 février dernier à Alger avec l’Agence malienne des technologies de l’information et de la communication. Cette convention, qui intervient suite à la signature d’un mémorandum d’entente signé entre l’Algérie et le Mali dans la coopération dans le domaine des TIC, permet à l’Algérie de vendre « pour la première fois de son histoire de la data et la voix via satellite à un autre pays », a déclaré le directeur général d’ATS, Mohamed Benabdelouahad, en marge de la CAGI (conférence africaine sur la gouvernance de l’internet). Cet accord consiste en la connexion des zones enclavées du Mali de plusieurs sites gouvernementaux ainsi que d’entreprises publiques et privées. D’après le Dg d’ATS, le déploiement de la technologie satellitaire est rapide. Il suffit d’installer chez le client une parabole et terminal numérique (démodulateur) adéquats et pointer l’assiette vers un satellite algérien pour accéder au data et à la voix, a-t-on expliqué auprès d’ATS.Cet accord avec le Mali sera suivi par des accords qui seront conclus avec d’autres pays africains, ce qui érigera l’Algérie comme un pays vendeur et non plus acheteur de la data et de la voix, a-t-il ajouté. Il a, à cette occasion, fait savoir, que l’Algérie compte fournir au Mali, « dans un premier temps » de la data et de la voix, via satellite « en attendant l’arrivée de la fibre optique dans ce pays », selon M. Benabdelouahad, qui faisait référence au méga projet de construction d’une dorsale transsaharienne à fibre optique devant relier l’Algérie, le Mali, le Niger, le Tchad et le Nigéria, dont le comité de liaison vient d’être installé à Alger. Ce méga projet financé par la Banque africaine de développement (BAD) a pour objectif de connecter aussi bien l’Afrique du nord et de l’ouest que l’Afrique centrale.L’Algérie ambitionne, à travers ce type d’accord bilatéral (comme celui avec le Mali) et multilatéral (comme celui du méga projet), conquérir le marché africain pour le déploiement de l’internet, l’objectif étant de rentabiliser les investissements consentis en Algérie, vu le potentiel du continent africain.L’Algérie veut aussi prendre le leadership en Afrique en matière de déploiement de la fibre optique, selon les dernières déclarations de la ministre de la Poste et des Technologies de l’information et de la communication, Houda-Imane Faraoune. Elle a, ainsi, lancé un appel pour les entreprises algériennes qui souhaitaient investir en Afrique à prendre part à des appels d’offres internationaux qui seront lancés prochainement dans des pays voisins pour le déploiement de la bande passante et de la fibre optique. Pour l’Algérie, cette démarche s’inscrit dans l’optique de « rentabiliser les investissements réalisés en Algérie, afin que la rentabilité ne soit pas payées uniquement que par les Algériens ». « Le potentiel du marché africain est très important en ce sens, vu le taux de pénétration de l’internet est actuellement de 27,3% seulement », a-t-elle ajouté.

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Écrit par itmag2003

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