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C’était mieux quand c’était pire !

Plusieurs citoyens dénoncent le retard enregistré par les banques publiques dans la remise des carnets de chèques, estimé entre deux et six mois. Est-ce normal ? «Bien sûr que non», répond un ami, mais en Algérie, tout est normal ! D’ailleurs demandez à un jeune dans un quartier populaire comment il va, il vous répondra «nooormal», une […]

Bretagne_Cyber-Security (1)Plusieurs citoyens dénoncent le retard enregistré par les banques publiques dans la remise des carnets de chèques, estimé entre deux et six mois. Est-ce normal ? «Bien sûr que non», répond un ami, mais en Algérie, tout est normal ! D’ailleurs demandez à un jeune dans un quartier populaire comment il va, il vous répondra «nooormal», une réponse vague et évasive. Pourtant, depuis une quinzaine d’années, on parle de réforme du système bancaire. «Encore faut-il réellement vouloir le développement de ce secteur et que ça ne soit pas uniquement des vœux pieux ou bien pour occuper la galerie. On nous gave de discours, les têtes changent, se succèdent, les discours restent les mêmes…», poursuit mon ami. Et quand vous demandez les raisons de ces retards, on vous répond à chaque fois que ce n’est pas la faute à l’agence. On jette instinctivement la balle dans le camp de la Satim par exemple. Et le citoyen a l’impression d’assister à une partie de Ping Pong de haute voltige : les uns repoussent la balle d’un coup de raquette et d’autres saisissent la balle au bond. Et pour disposer du liquide, le chèque secours est là. Le provisoire qui dure. Faisant semblant de ne rien voir de ce manège, le ministre des Finances, Abderrahmane Benkhalfa, annonce à la Chaîne III que «le paiement par carte bancaire sera opérationnel avant juin 2016».
Décidément, on ne sait plus quoi faire de ce chèque ? Dans tous les prestigieux établissements hôteliers, on les refuse. Tout paiement doit être effectué en espèces que ce soit pour une nuitée, un repas ou autre dépense. D’où l’encouragement tacite à utiliser la chkara (sacs noirs remplis d›argent) ! «J’ai été, il y a quelque semaines, en mission à Ouargla, ma société m’a réservé dans un hôtel public avec un bon de commande faxé à l’avance. Après un séjour d’une semaine, à ma surprise, le réceptionniste me réclame
45 000 dinars de frais de séjour en pension complète en… espèce et a refusé le chèque ! Il a fallu que je me bagarre et fasse du chantage pour qu’il accepte enfin», témoigne un client. La plupart des commerçants déclarent qu’ils n’acceptent pas le paiement par chèque pour plusieurs raisons : la taille du commerce (petit), la majorité des clients ont un salaire très moyen, l’utilisation du chèque pour le paiement n’est pas répandue et un manque de confiance du marchand envers les clients.«C’était mieux quand c’était pire», pour reprendre l’expression de l’acteur et écrivain Claude Frisoni qui a dit aussi «Quand on s’attend au pire, on est rarement déçu».Dans un autre contexte, Houda-Imane Faraoun, ministre de la Poste et des Technologies de l’Information et de la communication, a pu apprécier la technopôle El-Ghazala lors de son déplacement à Tunis. Les entreprises algériennes spécialisées dans les technologies de l’information et de la communication ont matérialisé leur désir de promouvoir leur savoir-faire en Tunisie. Le bureau, qui les représentera, a été inauguré le 16 novembre 2015 par elle. Les clés lui ont été remises par Noomen Fehri, le ministre tunisien des Technologies de l’information et de la communication et de l’Economie numérique. C’est une louable initiative, encore faudra-t-il donner plus d’importance au cyber- parc de Sidi Abdellah. Depuis sa nomination, elle tente de se distinguer par rapport à ses prédécesseurs. Elle semble avoir trouvé ses repères dans un secteur sensible et à large impact social. Pour faire la différence, d’une part, elle ne devra pas se contenter d’occuper un poste mais apporter une vision nouvelle d’où découlera une stratégie. D’autre part, les trois opérateurs de téléphonie mobile et Algérie Télécom continuent à se battre pour accroître leur part de marchés surtout que, selon l’ARPT, le marché des télécommunications ne cesse d’enregistrer une forte croissance d’une année à une autre, laquelle croissance est essentiellement axée sur les segments de la téléphonie où le nombre de clients des opérateurs fixes et mobiles est passé de 42,76 millions en 2013 à 46,39 millions d’abonnés en 2014, soit une progression de l’ordre de 8%. Le nombre d’abonnés au réseau fixe reste relativement stagnant depuis l’ouverture du marché de la téléphonie mobile. Cette dernière, en effet, répond mieux aux exigences du marché grâce à ses nombreux avantages, mobilité, SMS, services à valeur ajoutée et 3G en attendant la 4G pour de l’Internet mobile.

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Written by Kamel Bouyoucef

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