L'Essentiel
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Conférence mondiale et chute de débit : Les TIC, Défis des temps modernes

Il y a beaucoup de projets relatifs aux TIC dans notre pays et dans plusieurs secteurs. Généralement, nos décideurs emploient les termes de «modernisation ou de mise à niveau» pour les qualifier. Mais chez le commun des citoyens, elles dégagent comme un sentiment d’inachevé. Des projets sont lancés en fanfare avec des discours à vous […]

Il y a beaucoup de projets relatifs aux TIC dans notre pays et dans plusieurs secteurs. Généralement, nos décideurs emploient les termes de «modernisation ou de mise à niveau» pour les qualifier. Mais chez le commun des citoyens, elles dégagent comme un sentiment d’inachevé. Des projets sont lancés en fanfare avec des discours à vous couper le souffle et puis, on reste au milieu du gué. .

 Il y a beaucoup de projets relatifs aux TIC dans notre pays et dans plusieurs secteurs. Généralement, nos décideurs emploient les termes de «modernisation ou de mise à niveau» pour les qualifier. Mais chez le commun des citoyens, elles dégagent comme un sentiment d’inachevé. Des projets sont lancés en fanfare avec des discours à vous couper le souffle et puis, on reste au milieu du gué. Figurez-vous qu’un employé a déposé via son administration sa carte chifa pour être réactivée au niveau de la Cnas et il attend depuis…un mois que cette opération soit effectuée. Pourtant, au niveau du ministère du travail, de l’emploi et de la sécurité sociale, on développe un autre discours. «Procéder à la mise à jour de sa carte chifa (lancée en 2007) sans se déplacer au centre payeur, c’est désormais possible. Beaucoup ne le savent pas encore, mais cela peut en effet se faire au niveau de la pharmacie la plus proche de chez-vous pour peu que sa base de données soit correctement et régulièrement alimentée, mais également à domicile via internet», nous dit-on. Les actifs sont tenus de mettre à jour leurs cartes régulièrement, à savoir tous les ans. Mais alors pourquoi après un mois, l’assuré n’a toujours pas sa carte en main réactualisée ? «C’est à cause du réseau qui ne fonctionne pas tout le temps», lui a-t-on donné comme explication. «Ah, c’est une excuse que j’ai déjà entendu quelque part, Euh ! J’ai un petit trou de mémoire mais je vais finir par me rappeler ; ça y est, ça me revient, c’était à la poste. Lorsque j’allais retirer mon salaire, l’agent au niveau du CCP me disait souvent repasse tout à l’heure, le réseau est en panne», précise un ami.

Panne réelle ou provoquée ?

C’est une autre histoire. Décidément, l’Algérien est condamné à chercher constamment le champ et le réseau pour communiquer. Et la transition est tout faite pour signaler la chute du débit enregistré le 16 novembre dernier, causant des désagréments qu’Algérie Télécom a jugé dans un communiqué largement diffusé «indépendants de sa volonté». Pourtant, il s’agit d’un problème technique survenu sur un de ses serveurs et c’est l’opérateur qui le dit lui-même.

«Un peu de pluie et tu es sans ADSL ! Dans le passé, c’était l’eau qui était coupé quand il pleuvait», ironise Amina, une internaute qui a l’habitude de naviguer d’un site à un autre pour récolter des informations et faire de la veille  pour sa profession. Dans ces conditions, est-il sérieux de parler de monétique et de paiement électronique ? Ce genre d’incident peut paralyser des banques, perturber les opérations financières et priver des entreprises algériennes et étrangères d’effectuer des transactions commerciales. Le succès de la monétique est étroitement lié à une bonne connexion à Internet.

Dans ce contexte, Imane-Houda Feraoun, ministre de la Poste et des TIC, voit la situation sous l’angle de la bouteille à moitié pleine plutôt que la voir sous l’angle de la bouteille à moitié vide. Avant de s’envoler pour la Chine pour assister à la 3ème Conférence Mondiale de l’Internet, elle a annoncé une nouvelle carte permettant d’effectuer tous types de transactions sur internet et le règlement des achats dans les commerces et qui sera mise à la disposition des usagers à partir de décembre prochain. Peut-être un cadeau de fin d’année pour moins sentir les effets de la loi de finances 2017. Elle s’exprimait dans une communication à l’occasion de la rencontre gouvernement-walis, précisant qu’Algérie Poste est «en phase de production d’un premier lot de 5 millions de ces cartes, à raison d’un million par mois, et qui seront mises à la disposition des usagers à partir du mois de décembre prochain». Mais cette initiative ne pourra pas marcher à 100 % car les mêmes freins existent depuis des années : absence d’engouement pour le TPE, persistance de la culture du paiement cash et de la loi de la «chekara» dans les différentes transactions, faible taux de bancarisation et surtout manque de confiance dans les moyens de paiement électronique. En Algérie, entre les grands discours, les oublis et les petits actes, le fossé se creuse. Qui se souvient du rêve contrarié de «E-Algérie 2013» ? Ou de l’éternel échec de «Ousratic» ? Et surtout du FAUDTIC qui n’a financé aucun projet TIC depuis sa création ? Les TIC ou comme aime à l’appeler les ministres du gouvernement Sellal «l’économie de la connaissance» ne doit pas être un simple slogan ou un vieux pieux, encore moins une simple déclaration politique pour donner l’impression qu’on est dans l’air du temps. Il faut une conviction et des actes. L’Algérie peut faire mieux que de s’assoir sur le banc de la société de l’information et du savoir.

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Écrit par itmag2003

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