L'Essentiel
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Coopération algéro- française: Les entreprises hexagonales pas suffisamment présentes dans les TIC

Quoiqu’on en dise, les relations algéro- françaises restent passionnelles en  politique comme en économie. Les entreprises françaises sont fortement présentes en Algérie mais pas dans tous les secteurs. Celui des TIC n’en attire pas assez, en tout cas. La coopération algéro-française dans le domaine des technologies de l’information et de la communication reste en deçà […]

cooperation algerie-franceQuoiqu’on en dise, les relations algéro- françaises restent passionnelles en  politique comme en économie. Les entreprises françaises sont fortement présentes en Algérie mais pas dans tous les secteurs. Celui des TIC n’en attire pas assez, en tout cas.

La coopération algéro-française dans le domaine des technologies de l’information et de la communication reste en deçà des attentes des deus pays.  Mais cela est appelé à changer. Et c’est ce à quoi a plaidé la ministre de la Poste des Technologies de l’information  et de la communication, Zohra Derdouri, en recevant, il y a quelques jours, la ministre française  de l’Enseignement supérieur et de la recherche, Geneviève Fioraso. Derdouri a appelé à donner un  «nouvel élan» à la coopération algéro-française dans le domaine des technologies de l’information et de la communication (TIC) et des technologies spatiales  et leurs applications. Les entretiens, qu’elle a eus avec son homologue française, ont constitué une belle occasion pour évoquer les projets à venir  et consolider les actions déjà réalisées.
Derdouri a souligné qu’il y a nécessité de faire bénéficier les deux pays de potentialités complémentaires et de fixer de nouvelles perspectives à la coopération bilatérale,  notamment dans les aspects liés à la recherche-développement ainsi qu’au transfert technologique. Elle a relevé que de multiples actions ont été déjà engagées dans le cadre bilatéral, mais qu’il n’en demeure pas moins que leur mise en œuvre nécessite, des deux parties, davantage d’efforts en vue de concrétiser les actions déjà convenues.
La ministre a précisé que les axes ciblés sont nombreux, souhaitant que les  projets bilatéraux à venir portent notamment sur le jumelage des programmes de formation des instituts algériens des TIC avec les universités françaises,  le lancement de projets collaboratifs stratégiques de recherche-développement, l’échange d’expertise, ainsi que la poursuite de la mise en œuvre des différents  accords de coopération dans le domaine des technologies spatiales et de leurs applications.
Dans ce sens, il y a   volonté des deux pays de développer un ambitieux programme de coopération dans les différents domaines scientifiques et technologiques.  Cette volonté est la projection d’une ambition  clairement exprimée par les présidents des deux pays. Quoiqu’on en dise, les relations algéro-françaises restent passionnelles en politique comme en économie. Les entreprises françaises sont fortement présentes en Algérie mais pas dans tous les secteurs. Celui des TIC n’en attire pas assez, en tout cas.
La Foire internationale d’Alger, baromètre de l’activité commerciale et économique dans le pays, enregistre une affluence des plus importantes ces dernières années. Et, les entreprises hexagonales s’y taillent la part du lion en termes d’espaces réservés à l’exposition, devançant largement des pays pourtant partenaires traditionnels de l’Algérie, comme l’Italie, l’Espagne, les Etats-Unis. Toutefois, ces dernières années, il y a redéploiement sectoriel  des entreprises françaises en Algérie.
Le redéploiement concerne aussi bien les entreprises présentes sur le marché algérien que celles ayant l’intention de s’y installer. Dans un passé récent, les sociétés hexagonales s’intéressaient beaucoup plus au marché automobile et au secteur des hydrocarbures qu’à d’autres segments jugés peu rentables. Elles essayent aujourd’hui de ne pas faire uniquement dans le commerce mais de s’occuper d’investissement, celui créateur d’emplois et de richesses. C’est, semble-t-il, une nouvelle orientation, fût-elle embryonnaire, dans certains secteurs.  Cette orientation, on peut  la constater dans l’agroalimentaire mais également dans les équipements. Elle évolue à la faveur d’une nouvelle donne politique.
Elle reste cependant très timide dans les TIC.

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Written by itmag2003

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