L'Essentiel
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Cybercriminalité en Algérie Plus de 100 affaires enregistrées en 2013

Plus de 100 affaires liées à la cybercriminalité ont été enregistrées par les services de police en 2013 contre 47 en 2012, a  indiqué à Alger le sous-directeur des affaires financières et économiques à la direction générale de la Sûreté nationale (DGSN), le commissaire principal Fayçal Hassani, cité par l’APS. Il a précisé dans son intervention […]

cybercriminalitePlus de 100 affaires liées à la cybercriminalité ont été enregistrées par les services de police en 2013 contre 47 en 2012, a  indiqué à Alger le sous-directeur des affaires financières et économiques à la direction générale de la Sûreté nationale (DGSN), le commissaire principal Fayçal Hassani, cité par l’APS. Il a précisé dans son intervention au forum de la Sûreté nationale sur la meilleure utilisation d’Internet chez les mineurs, que 107 affaires liées à la cybercriminalité ont été traitées en 2013 contre 47 en 2012, affirmant que ce phénomène a pris de l’ampleur. Il a, en outre, précisé que 5 affaires liées à l’exploitation de photos d’enfants à des fins pornographiques ont été enregistrées et traitées durant l’année écoulée. Le commissaire principal a souligné que les plus grandes affaires de cybercriminalité enregistrées à la même période constituaient notamment des affaires de diffamation (28 affaires) et d’usurpation d’identité (21 affaires). Les services de police ont par ailleurs enregistré 20 affaires de piratage de sites électroniques, 8 autres d’atteinte aux institutions de l’Etat, 8 affaires de chantage et 12 affaires d’atteinte à la vie privée.
Concernant la protection des enfants contre la cybercriminalité, M. Hassani a souligné la nécessité de sensibiliser les parents en premier lieu sur les dangers de la Toile précisant que l’Algérie a franchi de grands pas dans ce domaine. Les délits de la cybercriminalité se divisent en deux catégories d’infractions : les infractions où l’informatique est l’objet du délit (les atteintes à la sécurité des réseaux informatiques, à la confidentialité, l’intégrité, à l’authenticité et à l’intégrité des systèmes et données informatiques) et les infractions où l’informatique est le moyen du délit (la pornographie, les atteintes à la vie privée, les atteintes à la propriété intellectuelle et les infractions racistes).  Un double facteur tend à favoriser le développement de la cybercriminalité : la croissance incessante du nombre d’internautes algériens tirée notamment par le haut débit de l’Internet et la 3G ainsi que l’anonymat et le faible risque de se faire arrêter. L’entreprise peut être victime d’attaques multiples, visant la paralysie de son système d’information ou encore l’altération ou la suppression de ses informations stratégiques. Face à la vulnérabilité des systèmes de protection technique des SI existants, le recours aux instruments juridiques reste un des moyens les plus efficaces pour la défense des biens et intérêts de l’entreprise, notamment dans le contexte actuel de criminalité informatique.  L’ouvrage «Cybercriminalité et enfance en Algérie», écrit par le Pr. Mostéfa Khiati, président de la Forem, a mis en exergue l’urgence de la mise en œuvre de textes législatifs assurant un encadrement éthique à l’usage de l’Internet en constante progression dans le pays. «Statistiquement, il existe une chance sur trois d’être confronté à des images choquantes sur le Net. Les enfants peuvent ainsi être victimes d’images pornographiques, d’images violentes ou exposés à des réseaux terroristes», écrit-il.
En Algérie, relève l’ouvrage, la cybercriminalité est considérée, globalement, comme un nouveau fléau contre lequel des mécanismes de lutte sont «progressivement» mis en place et qu’à l’heure actuelle «il n’existe pas de texte de loi protégeant les enfants contre les cybercriminels».  L’usurpation d’identité consiste à utiliser, sans votre accord, des informations permettant de vous identifier (nom, adresse électronique, photographie…). Ces informations permettent ensuite, par exemple, de souscrire un crédit ou un abonnement sous votre nom, ou tout simplement de nuire à votre réputation. Les victimes d’usurpation d’identité ont de mauvaises surprises : des messages envoyés en leur nom, des petites annonces publiées sur des sites particuliers, des commentaires désobligeants signés de leur nom sur des blogs de personnes qu’elles connaisse

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Written by Kamel Bouyoucef

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