L'Essentiel
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Dans l’une des rares interviews qu’il accorde : Bill Gates le philanthrope

La journaliste britannique, Caroline Graham*, a dépeint un homme simple, presque effacé. Elle relate sa rencontre avec le second plus riche homme de la planète et revient, dans des lignes sans sophistication, tellement simples, et s’affranchissant même de toute écriture journalistique, sur un homme qui a tronqué son habit de « génie » de l’informatique pour celui […]

La journaliste britannique, Caroline Graham*, a dépeint un homme simple, presque effacé. Elle relate sa rencontre avec le second plus riche homme de la planète et revient, dans des lignes sans sophistication, tellement simples, et s’affranchissant même de toute écriture journalistique, sur un homme qui a tronqué son habit de « génie » de l’informatique pour celui d’« humain ». Un entretien  raconté au fil de l’eau; sans aucun artifice.

Balançant sereinement sur sa chaise, il se met à fredonner : « Je veux être un milliardaire à en devenir capricieux. Acheter tout ce que je n’ai jamais eu. Je veux être sur la couverture de Forbes. Tout souriant aux côtés d’Oprah et de la Reine … ». L’air chantonné est celui de « Billionaire » de Travie McCoy et Bruno Mars, qui avait été classée n° 3 au hit-parade des deux côtés de l’Atlantique l’année dernière. Il n’échappe à personne l’ironie contenue dans les paroles de ce titre. Et c’est le cas d’ailleurs; admet Gates. Chanson que ses trois enfants lui récitent régulièrement pour le titiller.
A 55 ans, il avait déjà fait la couverture du magazine Forbes à plusieurs reprises. En tant que cofondateur, avec Paul Allen, de Microsoft, jeune pousse sortie d’un garage en 1975 qu’il a transformée en mastodonte du logiciel, valant, à son apogée, 400 milliards de dollars. Oprah Winfrey est une amie proche; ils se sont maintes fois rencontrés et ont discuté de la signature d’un important  don de 2,7 milliards de dollars pour ses œuvres de charité, particulièrement le « Giving Pledge ».  Et qu’en est-il de la Reine ? Eh bien, elle l’ordonna Chevalier en 2005.
« Mes enfants me taquinent avec la chanson Billionaire », dit-il. « Ils chantent pour moi. C’est amusant. » Ils l’ont vraisemblablement aussi initié aux « joies » de Lady Gaga, « mais celui qui a 12 ans s’inquiète toujours de ce qu’écoute sa petite sœur de neuf ans au vu des paroles de chansons quelque peu incorrectes. Alors chaque fois, il intervient : “ Non ! Passe celle-là !’’ Donc, je ne connais que quelques chansons de Lady Gaga », dit-il. C’est probablement lui qui a transmis à ses enfants un sens très développé de l’humour.

Une existence normale

Gates est officiellement le second homme le plus riche de la planète, cédant la première place à l’homme d’affaires mexicain Carlos Slim l’année dernière, après l’avoir occupée pendant près de deux décennies et ce, sur un détail technique. Il avait donné quelque chose comme 28 milliards de dollars à des œuvres de charité. Désormais, sa fortune personnelle s’élève à « seulement » 56 milliards de dollars.
Mais Jennifer, 15 ans, Rory, 12 ans, et Phoebe, 9 ans, ne vont hériter de rien de semblable.
« Je ne pense pas que cet argent serait bon pour eux. » Il ne précise pas ce qu’ils vont obtenir, mais l’idée selon laquelle ils ne recevront chacun « que » 10 millions de dollars est très probable, car il concède : « Ce sera une minuscule portion de mes richesses. Cela signifie qu’ils ont à trouver leur propre chemin. »
« Ils vont bénéficier de formations incroyables du moment que tout sera payé. Et certainement tout ce qui touche aux questions de santé, nous nous en occuperons. Mais en termes de revenus, ils auront à choisir eux-mêmes un emploi qu’ils aiment et travailleront. Ce sont des enfants normaux maintenant. Ils ont leur lot de corvées et obtiennent de l’argent de poche. »
Il tient à ce que sa vie de famille ne soit pas autant affectée par sa fortune et est conscient qu’il devrait être un père prévenant.
« Je n’ai jamais pris un jour de congé quand j’avais la vingtaine. Pas un seul. Et je suis toujours un bourreau du travail, mais maintenant, je le suis un peu moins. Je joue au tennis, au bridge, je passe du temps avec ma famille. Je me rends à mes entraînements dans une Mercedes normale. J’ai eu une Lexus. Nous avons aussi une Porsche, qui est une belle voiture que nous faisons sortir parfois. Nous avons également un monospace et c’est ce que nous utilisons quand nous sommes tous les cinq. Ma fille ainée monte des chevaux, alors nous allons souvent à des manifestations équestres. Les enfants occupent une grande partie de mon temps. »
A-t-il succombé aux inévitables iPad, iPhone et iPod que ses enfants lui auraient demandé ? Son visage se durcit : « Ils ont l’équivalent en Windows. Ils ont un lecteur de musique Zune, qui est un très bon baladeur Windows. Ce ne sont pas des enfants défavorisés. »
Il mentionne un concert de U2, auquel il avait assisté la nuit précédente à Seattle. Il a été la coqueluche de la ville. Il a été ami avec Bono durant des années; et avec son épouse, il a partagé la couverture du magazine Time avec lui en 2005, quand le trio, surnommé «les bons samaritains » pour leur philanthropie, a été nommés « Personnalités de l’année ».
« Nous sommes allés au concert avec ma fille et trois de ses amis, donc il y avait six d’entre nous et nous avons pris le minibus. J’ai conduit. » Bono les a-t-ils convié dans les coulisses ? Une longue pause, puis : « Hum, non. En fait, il est resté à la maison. » Bien sûr.

Un autre engagement…

Il y a quelque chose de surréaliste quand on entend Gates parler et à un tel niveau personnel. Le rencontrer est comparable à une rencontre avec un chef d’Etat. Nous sommes dans une salle de conférences dans la maison flambant neuve de la Fondation Bill & Melinda Gates, à Seattle, une « maison de verre » de 500 millions de dollars, avec des espaces de bureau écologiques à propos desquels Gates ironise : « C’est essentiellement une idée de ma femme – je viens de signer tous les chèques. »
Dire que Gates est maladroit est un euphémisme. C’est un homme qui a bâti une entreprise de plusieurs milliards de dollars mais qui semble cependant ignorer totalement les subtilités de la sociabilité. Sa voix est forte mais curieusement aigüe. Il est constamment en mouvement quand il parle, il se balance sur sa chaise, les bras constamment croisés, se craquant les doigts,  joue avec un stylo. Il ne parvient pas à me regarder dans les yeux et ne prends pas l’initiative de la parole dans l’entretien. Je lui demande si dès à présent, la philanthropie a remplacé Microsoft et son histoire dans son cœur ? Il se retira de la course de Microsoft en 2008, au moment où beaucoup croyaient qu’il avait depuis perdu de son aura par rapport à des entreprises comme Apple et Google. Il dit : « Mon travail à temps plein pour le reste de ma vie est cette fondation. » N’a-t-il jamais voulu revenir à la barre de Microsoft ? « Non. J’y suis impliqué à temps partiel. Mais c’est mon travail maintenant. »
Sa fondation est à la tête d’un actif de 37,1 milliards de dollars, en partie grâce aux contributions de la part de son mentor, le magna de la finance Warren Buffett. Mais oubliez les chiffres. La seule chose que Gates veut que vous sachiez, c’est qu’il a l’intention de les céder en totalité.

Mission humaniste

Très connu pour sa timidité face à la « publicité », sur sa personne du moins, il a accordé ce rare tête-à-une non – sans surprise – pour parler des gadgets Apple que ses enfants possèdent ou non mais pour promouvoir une « conférence de donateurs » pour les partenaires de l’Alliance mondiale pour les vaccins et la vaccination (GAVI), que Gates a cofondée en 2000, et qui doit débuter lundi à Londres.
Accueilli par David Cameron, l’événement marque le point culminant d’une campagne, menée par Gates, afin de soulever 3,7 milliards de dollars pour vacciner 243 millions d’enfants dans les pays les plus pauvres du monde contre les maladies comme la pneumonie ou la rougeole. Gates et Cameron sont attendus pour annoncer que l’argent a été levé avec succès et, on l’espère, permettra d’épargner quatre millions de vies au cours des quatre prochaines années.
L’idée de la fondation a vu le jour en 1994 après deux événements qui ont fait réfléchir le milliardaire à sa propre mortalité : c’était l’année où Gates avait épousé Melinda, une ancienne directrice dans Microsoft, et lorsque sa mère Mary, ancienne enseignante, est décédée d’un cancer du sein.
Après la mort de Mary, le père de Gates, Bill Sr, dans un sentiment d’apathie, avait commencé à classer les piles de lettres qui s’étaient accumulées sur le bureau de son fils, tout simplement pour avoir « quelque chose à faire ». Il avait pensé envoyer les lettres qui seraient urgentes à son fils, accompagnées de brèves annotations, et ce dernier se mettrait alors à expédier les réponses appropriées. Bill Sr est maintenant co-président de la fondation, et continue encore d’y travailler chaque jour, en dépit de son âge, 85 ans.
Dans une lettre à sa future bru la veille du mariage, Mary Gates a écrit : « De ceux à qui on a beaucoup donné, on attend beaucoup. » Gates a encore la lettre.
« C’était six mois avant que ma mère ne meurt, alors bien sûr nous avons gardé cela. C’est à la maison. »

La valeur d’une vie

Gates a décidé de faire accéder les plus défavorisés du monde entier aux vaccins dans un rapport alliant coût et efficacité, de manière simple afin d’aider les plus pauvres. « Vous obtenez plus pour votre argent. » Pourquoi ne pas être celui qui guérit le cancer à la place ?
« La devise de la fondation est que chaque vie a une valeur égale. Il ya plus de gens qui meurent de la malaria que tout autre cancer spécifique. Quand vous mourrez de paludisme à l’âge de trois ans, c’est différent de mourir d’une crise cardiaque ou d’un cancer à soixante-dix ans. On a déjà massivement investi dans la recherche contre le cancer, donc ma richesse aurait eu un impact inutile sur ce point. » Il est prompt aux louanges pour le Premier Ministre pour avoir augmenté l’aide étrangère britannique.
« Il y a de quoi être fier de ce qu’a fait David Cameron. Le Royaume-Uni a ouvert la voie, en particulier dans l’optimisation des ressources. Votre gouvernement est allé jusqu’à classer les différents groupes d’aide. Certains s’en sortent mal et d’autres très bien. La GAVI a été classée parmi les meilleurs de tous, parce que si vous donnez ces vaccins aux plus pauvres, l’impact sur ??la sauvegarde de la vie et le recul des maladies est incroyable. »
J’ai légèrement lu de la déception quand je lui demande si l’aide étrangère est vraiment allée aux plus nécessiteux. Qu’en est-il de Robert Mugabe et de ses sbires qui se sont servis des millions au Zimbabwe ?
« Eh bien, plus personne ne donnera de l’aide au Zimbabwe dirigé par le gouvernement de Mugabe », dit-il brusquement. « Les organismes de bienfaisance comme le Programme alimentaire mondial s’appuient directement sur une base [de données]. Lorsque nous achetons des vaccins, nous sommes très pointilleux sur ce que nous payons. Nous obtenons des réductions de prix. Nous pouvons suivre le nombre d’enfants afin d’obtenir le vaccin. Les gens n’ont pas stocké de vaccins. Ce n’est pas comme si vous allez alliez au manoir de Mugabe et que vous pourriez y trouver des vaccins contre la polio dans le sous-sol ».
Que diriez-vous des pays comme l’Inde, qui reçoit des milliards de dollars d’aide mais qui a 70 milliardaires et un programme spatial ?
« Les pays qui reçoivent de l’aide évoluent », insiste-t-il. « En une génération, la Corée est passée d’un gros “récipient” d’aide à un grand donateur. La Chine aussi est dans ce cas. Le nord de l’Inde a encore besoin de toute l’aide que nous pouvons donner au vu des taux de mortalité infantile, maternelle et de la polio.
« Il est important pour moi de sortir sur le terrain. Je suis allé à l’Uttar Pradesh [nord de l’Inde] récemment. Ce fut un long chemin à partir de ce … » Il agite ses mains autour de lui.
« Il est important de voir les endroits. Quand vous allez dans une salle avec des enfants qui ont le choléra, c’est horrible. Ils perdent leurs fluides vitaux […]. Comme un père, comme un être humain, c’est juste horrible. »
« J’ai rencontré cette fille, Hoshman, une victime de la polio. Elle a trois ans et ne peut pas marcher et ne le pourra jamais. Elle commence tout juste à réaliser à quel point sa vie sera différente de celle d’autres enfants. J’ai parlé à sa mère et à sa sœur aînée. En raison du travail que nous avons fait, elle sera l’une des 50 dernières enfants en Inde à être paralysée par la polio. »
Il sourit quand je lui dis l’un de ses travailleurs de la fondation m’a raconté comment il l’a aidé à se hisser sur une rivière dans l’Uttar Pradesh, et que si tous dans le monde occidental connaît Bill Gates, dans le Tiers Monde, ce n’est qu’un personne parmi tant d’autres.
« Oh, absolument. Ils ne savent pas qui je suis […] Je suis allé à un endroit avec un haut responsable local et quelqu’un a dit : « ‘‘ Qui est ce mec ? ’’, Et le responsable répond : ‘‘ C’est un gars à la peau blanche que j’ai apporté avec moi. ’’ Si vous êtes une personne luttant  pour se nourrir et rester en bonne santé, vous pourriez avoir entendu parler de Michael Jordan ou de Mohammed Ali, mais vous n’aurez jamais entendu parler de Bill Gates. »

Altruisme par passion

Sa passion pour l’aide est telle qu’il consacre son temps libre à lire sur la question : « En ce moment, je lis ‘‘ Getting Better ’’ Charles Kenny, et je vais bientôt aller en Chine, je lis donc ce que fait ce pays concernant son aide à l’Afrique. » (référence au livre Dragons’s Gift, The Real Story of China in Africa, de Deborah Brautiqam.)
Gates est un lecteur vorace. Sa célèbre maison -100 millions de livres sterling, 66 000 m², hi-tech, surplombant le lac à proximité de Washington- dispose d’une bibliothèque qui regorge de livres. Ironiquement, il préfère lire ses livres à l’ancienne plutôt que dans leurs versions électronique : « J’ai lu beaucoup de livres obscurs et il est agréable d’en ouvrir un. Mais les appareils électroniques sont bien aussi. La lecture numérique prendra de l’essor. C’est léger et c’est fantastique pour le partage. Au fil du temps, [le livre numérique] se répandra. »
Sa fierté et sa joie, c’est le « Codex Leicester », l’un des carnets de Léonard de Vinci, qu’il a acheté en 1994 pour 30,8 millions de dollars. « Je suis chanceux de posséder ce carnet. J’ai toujours été étonné par De Vinci, parce qu’il travaillait sur la science de son propre chef. Il travaillait en dessinant des choses et en écrivant ses idées. Bien sûr, il a conçu toutes sortes de machines volantes avant que vous puissiez réellement construire quelque chose comme ça. » Il dit que ce serait l’une des premières choses qu’il sauverait si jamais sa maison prenait feu, mais il ajoute : « J’ai des documents manuscrits par Isaac Newton et Abraham Lincoln. J’ai quelques pièces d’art très précieuses aussi. Il serait dommage de perdre tout cela. »

Fidèle à lui-même

Il est toujours curieux à propos de la technologie. Montrant un grand tableau blanc derrière ma tête dans la salle de conférences, il m’avoue :
« La prochaine grande révolution est certainement la reconnaissance vocale. Vous serez en mesure de toucher de parler à un terminal et à ce dernier de faire passer votre message à vos collègues du monde entier. Les écrans sont tellement bon marché. » Il a son propre compte Twitter et sa page Facebook, même s’il confesse : « J’ai eu un problème avec Facebook, parce que les demandes d’amis m’ont dépassé. »
Il est l’ami du fondateur de Facebook, Mark Zuckerberg, 27 ans, qui a déjà promis de faire don d’une grande partie de sa fortune. Gates a laissé échapper que Zuckerberg pourrait s’engager avec Priscilla Chan, sa compagne de longue date : « Je n’ai pas dit à Mark ‘‘Donne-moi tout ton argent !’’, il était prédisposé à le faire et il est venu me demander des conseils. Sa fiancée, Priscilla, s’est engagé sur l’éducation et a donné des fonds à la ville de Newark, dans le New Jersey. Nous avons fait une subvention commune afin que certains de nos experts dans ce domaine puissent l’aider. Ils le méritent. J’ai réellement commencé la philanthropie dans ma quarantaine. Ils commencent ainsi plus tôt. »
Je lui pose une question au sujet de son « héritage », et pour la première fois je comprends comment les employés de Microsoft se sentent lorsque Gates interrompt une réunion et déclare : « C’est la plus stupide idée que je n’ai jamais entendu ! » « L’héritage est une chose stupide ! Je ne veux pas un héritage. Si les gens voient que la mortalité infantile a chuté de neuf millions par an à quatre millions en raison de notre investissement, alors Waouh ! Je compare ce que je fais maintenant à mon ancien emploi. J’ai travaillé avec beaucoup de gens intelligents, certaines choses allaient bien, d’autres non. Mais quand vous voyez comment nous avons fini par rendre des personnes autonomes, c’est merveilleux. » « Je veux un vaccin contre le paludisme. Si l’on en obtient un, nous allons devoir trouver l’argent pour le donner à tout le monde, mais l’impact est tellement énorme que nous trouverions un moyen. La science repousse les limites et comprendre cela me satisfait immensément […] »
Gates a toujours été décrit comme un geek, mais cela semble être terriblement injuste dans le contexte plus large des passions qui maintenant le conduisent. Comme je me prépare à le laisser, il rit de cette « étiquette ».
« Hey, si être un geek signifie que vous êtes prêt à lire un livre de 400 pages sur les vaccins, comment ils sont faits, où ils sont faits, et vous partez et étudier cela pour l’utiliser et partager ce que vous en avez su, alors absolument. Je suis un geek. Je plaide coupable. Volontiers. »

 

* In MailOnline du 11 juin 2011
Edité par Associated Newspaper
Editeur du Daily Mail et Mail on Sunday
Traduit de l’anglais par Samir Tazaïrt
Les titres et intertitres sont de la rédaction

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Écrit par itmag2003

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