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Des mutations pas du tout virtuelles !

L’Autorité de régulation de la Poste et des Télécommunications (ARPT) connaît enfin le successeur de Zohra Derdouri qui a accédé au poste de Ministre de la Poste et des Technologies de l’Information et de la Communication. Il s’agit de Mohamed Toufik Bessai, ex-membre du Conseil de l’Autorité. Ce choix a été interprété par les observateurs […]

geekweekL’Autorité de régulation de la Poste et des Télécommunications (ARPT) connaît enfin le successeur de Zohra Derdouri qui a accédé au poste de Ministre de la Poste et des Technologies de l’Information et de la Communication. Il s’agit de Mohamed Toufik Bessai, ex-membre du Conseil de l’Autorité. Ce choix a été interprété par les observateurs comme une option pour garantir une continuité dans la vision régulatrice des TIC. La continuité, les constantes, on en connaît plus qu’un bout…Mais le responsable qui connaît bien le secteur va-t-il se contenter de rester sur le même rythme imprimé à cette institution ou bien aura-t-il les coudées franches pour passer la vitesse supérieure ? Il a les capacités en tout cas pour faire avancer les dossiers. C’est un juriste. Il est à l’ARPT depuis sa création et surtout communique assez bien. Et c’est à se virage que beaucoup vont l’attendre car jusqu’à présent, l’Autorité était tout sauf une maison de verre. Peu de conférences, beaucoup d’activités protocolaires, elle donne des informations aux compte-gouttes et elle préfère les communiqués de presse mises en lignes que le contact direct avec le journaliste. Un internautes sur Facebook, met une note d’humour, et explique cela par une vérité : « parce qu’ils n’ont rien à communiquer. Il suffit de comparer ce que fait l’ANRT marocaine pour se convaincre que l’ARPT est une administration vide !»Pourtant, ce n’est pas les dossiers importants qui manquent : portabilité du numéro, le roaming national, la régulation de la publicité des opérateurs de la téléphonie mobile, lancement des études pour savoir avec plus de précisions le profil des internautes algériens et les usages actuel du numérique. Loin de toutes ses considérations, Mobilis a fait la fête. A l’occasion de la célébration de la journée nationale de la presse, l’opérateur historique public de téléphonie mobile, a organisé une cérémonie de remise du «Prix Mobilis pour la Presse Algérienne». La cérémonie s’est voulue grandiose avec des lumières où dominait bien entendu le vert. Il y avait dans la salle du beau monde, les ministres de la Poste et des Technologies de l’information et de la  communication  Zohra Derdouri, de la Communication, Abdelkader Messahel, de la Jeunesse et des Sports, Mohamed Tahmi, et l’indétrônable syndicaliste Mohamed Choulak qui a survécu à tous les ministres ! Des attestations d’honneur et des distinctions ont été remises. Ainsi, Mobilis a voulu faire une véritable opération de charme et soigner son image, du moins auprès des plûmes. En fait, ce genre d’initiative vise à faire parler des opérateurs grâce à l’événementiel. Il permet de créer des relations avec une audience particulière (prospects, partenaires, fournisseurs). Un événement qui touche moins de personnes qu’une campagne de publicité mais il permet de communiquer auprès d’une audience influente. Dans un autre contexte et au regard des évolutions des TIC, l’Algérie n’a d’autre choix que de s’adapter ou se laisser distancer par les autres nations. Ce qui constitue le réseau d’une entreprise, ce ne sont pas les câbles et les commutateurs, routeurs et autres équilibreurs de charges distribués sous diverses marques. Ce sont les utilisateurs, les données, les terminaux et les infrastructures quelles que soient les applications. Les réseaux sont de plus en plus sollicités par le monde entier. Une récente étude de l’Union internationale des télécommunications (UIT) prévoit que le nombre d’abonnements à la téléphonie mobile passera de 6 milliards actuellement à 7,3 milliards en 2014, pour une population mondiale de 7 milliards d’individus. L’Algérie doit repenser la manière dont notre pays conçoit et pilote ses projets. C’est une question de survie. Sinon, on va encore tourner en rond pendant de longues années et faire fausse route au moment ou les grandes nations évoluent sur les autoroutes de l’information et de la connaissance.

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Written by itmag2003

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