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Désorganisation productive

Les petits jeunes diplômés sortent sur le terrain essayant chacun ou en groupe de trouver une place au soleil. Un vieux dicton dit que « en mai, fais ce qu’il te plait ». Et bien c’est ce qui s’est passé dans le monde des IT. En l’espace de moins d’un mois, il y a eu […]

Les petits jeunes diplômés sortent sur le terrain essayant chacun ou en groupe de trouver une place au soleil. Un vieux dicton dit que « en mai, fais ce qu’il te plait ». Et bien c’est ce qui s’est passé dans le monde des IT. En l’espace de moins d’un mois, il y a eu plus de 12 concours ou événement dans le domaine des TIC. Mais ce mois de mai, il y en a trop. Ne pas prendre le trop comme beaucoup mais comme mauvaise organisation. En effet, l’année compte douze mois et chaque mois compte en moyenne quatre semaines. Ce moi de mai, les organisateurs d’événement IT se sont donné le mot. A titre d’exemple si l’on prend samedi dernier, il y avait dans la même journée : Algeria2.0, BeMyApp, Startup Weekend Women Maghreb, WebDays extended, Startup Weekend Algiers Green, Innovation Now, Youth To Business Forum, la finale 3G Cup et le Salon de l’emploi ESI. Pratiquement 9 événements en parallèle. C’est vrai que c’est la fin de l’année scolaire avec la période d’examen et que pratiquement à partir du mois prochain, il sera difficile de rassembler une dizaine d’étudiant. Entretemps, beaucoup d’innovation ont été vu durant ces événements, les jeunes diplômés bougent, créent, inventent, parlent tous trois langues au moins et commencent à tracer les contours d’une nouvelle Algérie. Une Algérie numérique qui va entrer, tôt ou tard, en concurrence mondiale qui est concentrée autour d’une poignée de grands acteurs : Google, Amazon, Apple, IBM, Microsoft. En face, notre pays occupe presque les derniers rangs des classements mondiaux et surtout il ne compte pas de groupes d’envergure nationale et encore moins internationale. Je me souviens de cet entrepreneur en transport qui se plaignait de ne pouvoir avoir une autre ligne de transport en disant « on m’étouffe et jamais je ne pourrais ni grossir ni devenir réellement une entreprise de transport de voyageur digne de ce nom ».
La startup c’est la phase de la réactivité extrême et de la « désorganisation productive » et si les innovations de rupture passent aujourd’hui encore par des start-up, il faut pour l’économie des SSII assez grande pour pouvoir faire aboutir des projets.

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Written by itmag2003

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