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Edito 373: Convergence

Le monde a pris l’habitude de l’idée que l’innovation la plus importante est virtuelle. Et les exemples de success story ne manquent pas : Facebook, Google, Instagram et j’en passe. Leurs actifs sont des logiciels, des données et des business model tout en parlant presque jamais de serveurs, datacenter, liaisons mais en allant à grands […]

uneB373Le monde a pris l’habitude de l’idée que l’innovation la plus importante est virtuelle. Et les exemples de success story ne manquent pas : Facebook, Google, Instagram et j’en passe. Leurs actifs sont des logiciels, des données et des business model tout en parlant presque jamais de serveurs, datacenter, liaisons mais en allant à grands pas vers la convergence. Ce n’est pas parce qu’elle n’a pas marché il y a 15-20 ans, que le mouvement de convergence entre les producteurs de contenu et les forts en tuyaux ne fonctionnera pas aujourd’hui. Plusieurs lames de fond alimentent ce phénomène car le but est de transformer les idées virtuelles dans la matière brute. Le consommateur a changé, il a de plus en plus un smartphone ce qui sous-entend qu’il est connecté et mobile. De plus, sa demande est de plus en plus grande. Il veut tous les contenus. Immédiatement et en tout lieu. Les Anglo-Saxons ont une expression pour caractériser ce phénomène : “Atawadac”, acronyme de “Any time, any where, any device, any content”. Et par conséquent, une demande en bande passante plus grande, plus large. En face, un seul provider caractérisé non pas par l’abondance mais plutôt par la rareté. Dilemme car Algérie Télécom ne pas être réduite à un simple tuyau. La coupure du Sea-We-Me4 a permis à l’opérateur historique d’apprendre à dispatcher la bande passante. Maintenant, il utilise son savoir-faire en ‘bridant’ la connexion pour ne pas avoir à acheter encore de la bande passante. Alors que les solutions sont là et les business case existent. Il faut plus de contenu local mais pour avoir du contenu local il faut plus de Datacenter et pour que les Datacenters puissent répondre correctement il leur faut de la bande passante. Cercles vicieux qui peuvent être transformé en cercles vertueux. L’enjeu est de taille. L’ouverture de l’économie, une partie de la réponse. Les sept millions de foyers en Algérie veulent avoir accès à des autoroutes numériques qui permettent à peu près tout : communiquer, s’informer, consommer, se cultiver et travailler. Même si les obstacles sont nombreux.

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Written by Abderrafiq Khenifsa

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