L'Entretien
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Entretien avec José Dominguez Gonzalez-Seco, directeur stratégie auprès de Ooredoo «Réussir c’est créer une entreprise viable qui paie ses taxes et ses employés»

L’incubateur d’ooredoo se trouve dans un espace au dessus de la boutique du siège social de l’opérateur mobile. Pour y accéder, il faut bien sur un badge. Une fois la porte ouverte, à droite se trouve la machine à café et juste en face la photocopie. A côté, un petit fablab avec une imprimante 3D. […]

José Dominguez Gonzalez-SecoL’incubateur d’ooredoo se trouve dans un espace au dessus de la boutique du siège social de l’opérateur mobile. Pour y accéder, il faut bien sur un badge. Une fois la porte ouverte, à droite se trouve la machine à café et juste en face la photocopie. A côté, un petit fablab avec une imprimante 3D. Au milieu de l’espace trône un bureau, qui nous dit on est un bureau d’information et d’orientation pour les startup. Tout autour des espaces de bureau en Open space.
Après trois année d’existence de l’Incubateur de Ooredoo, nous avons voulu en savoir un peu plus. José Dominguez Gonzalez-Seco, Directeur Statégie auprès de Ooredoo nous en parle.

Pourriez-vous expliquer à nos lecteur c’est quoi votre incubateur et pourquoi ?
Un incubateur est un lieu d’accueil et d’accompagnement de porteurs de projet de création d’entreprise. Il offre à ces derniers un appui en matière de formations, de conseils, de financements et de recherche de financements.En collaboration avec l’ANDPME, nous avons lancé notre incubateur et le projet « Start ». Le projet start se décline en deux entités. Tstart pour technologie et iStart pour innovation. C’est de notre devoir d’aider les startups. Ce programme est à fonds perdu, c’est notre responsabilité sociale. Pour pouvoir remplir notre espace, nous avons lancer des chalenges dans les universités avec ASI pour faire sortir des talents avec un système de quart de final, demi final et une finale. Les finalistes ont de l’argent – un montant de 2 millions de dinars NDLR- pour financer leur produits ou service. Mais pas que cela. Nous voulons les aider à créer des entreprises fiables et pérennes. Et pour cela, nous avons mis en place des cycles de formation pour montrer comment gérer une entreprise. Le dernier a était fait avec le MIT, ici dans nos locaux. Et nous avons fait aussi un bootcamp pour nos startups. Et nous avons d’autre cycle de formation, beaucoup plus technique.

On nous parle de 20 startups, alors qu’il ne devrait y avoir que 10
Effectivement, notre espace incube aujourd’hui 20 startup. Comme je vous l’ai dit, chaque année il y a 5 qui gagne et qui rejoignent cet espace pour pouvoir etre incuber et réaliser leurs idées. Comme c’est la troisième année, nous avons donc 10 startups mais en réalité il y en a 20 car des startups qui n’ont pas gagné le concours mais on voulut être incubé. Nous les avons acceptés surtout sur leur projet ou produit ou leurs très bonnes idées. Aujourd’hui, dans notre incubateur, il y a 20 startups qui ont un contrat avec nous. Ce contrat stipule qu’ils peuvent faire ce qu’ils veulent comme projet et nous les aidons pour cela. Par contre nous avons un droit de préemption s’il y a des changements où de personnes ou de projet. Il faut que nous validions cela. De plus, nous ne rentrons pas dans le capital car notre objectif n’est pas d’investir dans ces entreprises mais de les aider à devenir viable et pérenne. Nous leur ouvrons des portes et nous les aidons à mieux gérer leurs projets. De plus, pour cette année, nous avons décidé d’incuber les 10 finalistes etr cette année le thème principale est « internet of Things »

Comment faites-vous cela ?
Chaque startup est suivi par un mentor. Nous avons deux types de mentor. Des mentors venant d’Ooredoo c’est-à-dire qu’il travaille chez Ooredoo et qu’ils font cela de manière volontaire. Et nous avons des mentors qui viennent de l’extérieur. Ils sont astreints à faire une réunion de travail pour voir où ils en sont au moins une fois par mois mais ils peuvent faire appel à leur mentor quand ils veulent. Il leur suffit de prendre un rendez-vous.

Ce que je vois c’est que chaque startup a un projet ou une idée mais pas d’idée ou de demande venant d’Ooredoo alors que vous avez certainement beaucoup de demande.
Effectivement, aujourd’hui nous incubons des startup avec leurs idées et leurs produits. Nous les aidons et nous ne voulons ni pousser ni faire faire des produits pour nous. Ce n’est pas le but de cet incubateur. Par contre, comme l’a annoncé notre Pdg, je pense que nous allons créer un fonds d’investissement. Pas tout de siote mais à moyen ou long terme, oui. Ce sera une entité légale qui dépendra du contexte de l’Algérie. Pour cela, nous sommes au stade de maturation.

Vous me tendez la perche pourriez vous nous parler un peu de votre nouvel incubateur qui va se trouver à Bab ezzouar mais avant cela sur les 20 startups que vous incuber, d’après vous combien vont réussir et mettre leur produit ou service sur le marché ?
J’espère que tous vont réussir. Je m’explique, réussir c’est aussi créer une entreprise viable qui paient ses taxes et ses employés et qui travaillent. Mais réussir c’est aussi arriver à faire un bon business plan. Réussir a plusieurs sens Si nous regardons à aujourd’hui, nous avons 4 ou 5 projets viables avec des prototypes maintenant Il faut maintenant de l’injection d’argent pour qu’ils passent à l’étape de commercialisation et de vente. Pour ce qui est du nouvel incubateur de Bab Ezzouar, nous avons choisi les espaces et nous sommes en train de les aménager. Il est beaucoup plus grand que celui-là et il convient pour prendre en charge des startups. Il faut tout de même savoir qu’il faut entre 3 et 5 ans pour arriver à un produit ou un service viable et par la même une entreprise pérenne. De plus, les startups que nous allons mettre dedans seront un mélange de compétence et non pas uniquement un groupe d’informaticien ou d’automaticien ou de télécom. Nous voulons créer des startups qui réussissent. De plus, il y aura un espace pour la législation, la comptabilité, les finances, les RH, le marketing et la stratégie avec des spécialistes et des experts qui seront à la disposition des startups

Après l’annonce de votre Pdg pour la création d’un fonds d’investissement, voudriez vous aller plus loin et nous expliquer votre démarche
Avec un fonds d’investissement, nous pourrions faire un incubeur d’l’accelération et même un compagny builder probablement avec des partenaires etrangers. N’oubliez pas que notre compagnie rayonne dans le monde et que déjà rien qu’avec les entreprises du groupe nous pouvons travailler. Pour ce qui est du nouvel incubateur, ce que l’on va faire c’est mixer des équipes pour créer des groupes plus fort et qui peuvent aller loin. On a vu cela avec des groupes hetérogenes.

Quels sont d’après vous les thèmes qui peuvent réussir
Nous sommes entrain d’apprendre mais ce que l’on constate c’est que l’education et la santé reviennent plus souvent. Cela voudrait dire qu’il y a beaucoup à faire dans ces deux domaines mais ce n’est pas fermé. C’est dynamique. Ca bouge tout le temps.

Ma dernière question a trait à ce que vous faires c’est-à-dire la stratégie, pourriez-vous en dire un peu plus
En dehors de l’incubation, au sein d’Ooredoo, je suis responsable de la stratégie. C’est-à-dire que nous faisons de la veille concurrentielle avec des fixations d’objectif. De plus, on prépare de bonnes idées pour prendre des parts de marché. Notre role majeur c’est les nouveaux produits et tout ce qui est relatif au contenu mais aussi la qualité et performance et faire les relation avec l’opérationnel.

Contenu, c’est quoi pour vous le contenu. Pourriez être plus explicite
Le contenu c’est la télévision en ligne, les jeux, les media et les apps. Tout cela fonctionne grâce au commerce électronique et surtout les services financiers grace au mobile. Pour cela, il faut de la régulation et des partenaires. Nous nous préparons.

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Written by itmag2003

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