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Geek Week 394: Vous avez dit ‘performances’ ?

Le Ministère de la Poste et des Technologies de l’Information et de la Communication se félicite des  performances» réalisées par l’Algérie dans le développement des TIC. «Waouh ! Quelle bonne nouvelle ! Je suis tout excité. Je ne tiens pas en place. Par ces temps de disette et de vaches maigres, c’est bon à mettre […]

Le Ministère de la Poste et des Technologies de l’Information et de la Communication se félicite des  performances» réalisées par l’Algérie dans le développement des TIC. «Waouh ! Quelle bonne nouvelle ! Je suis tout excité. Je ne tiens pas en place. Par ces temps de disette et de vaches maigres, c’est bon à mettre sous la dent. Mais à propos, quel est notre véritable classement ?». Soudain, un ami commun se gratte la tête. Question pertinente, dérangeante, voire embarrassante. «Achou ? C’était quoi déjà la question ?». En réalité, notre pays a eu un gain de 9 places au classement de l’Union Internationale des TIC pour l’année 2016, selon l’indice de  développement des technologies de l’information et de la communication.

En effet, l’Union Internationale des Télécommunications indique dans son rapport «Mesurer la société de l’information » que l’indice de développement des TICs en Algérie est passé de 3,74 en 2015 à 4,40 en 2016. Par conséquent, l’Algérie passe de la 112e à la 103e place en une année. Ce que ne dit pas le MPTIC, c’est qu’on est encore derrière nos voisins. Le Maroc se classe à la 96e place juste derrière la Tunisie et l’Egypte est à la 100e place. «On peut se consoler en disant qu’on les rattrape et qu’on n’est pas aussi distancé que ça !». Deux facteurs nous ont été favorables : augmentation du taux de pénétration de la téléphonie mobile surtout avec la 3G (croissance des smartphones) et une amélioration de la proportion de ménages ayant accès à Internet (ADSL). Il y a aussi la généralisation de l’utilisation dans les administrations publiques des technologies de l’Information et de la communication qui a permis d’humaniser les relations entre l’administration et le citoyen, de lutter contre la lourdeur bureaucratique, les passe-droits et la corruption. Le projet de mise en place de la «e-administration» a franchi une nouvelle étape avec la carte nationale d’identité biométrique électronique (CNIBE). Nouredine Bedoui, ministre de l’Intérieur et des collectivités locales, avait indiqué que plus de 33 millions de cartes nationales d’identité classiques seront progressivement remplacées par des cartes nationales d’identité biométriques dans un délai ne dépassant pas cinq ans. Moatassem Boudiaf, ministre délégué auprès du ministre des Finances chargé de l’Economie numérique et de la Modernisation des systèmes financiers, a affirmé dans le même contexte que 500 000 mots de passe ont été attribués aux détenteurs de cartes depuis le lancement de la prestation du paiement électronique (e-paiement) en octobre dernier. De son côté, Iman Houda Feraoun, ministre de la Poste et des TIC et qui ne veut pas que ce dossier lui échappe complétement d’entre les mains a mis une forte pression sur Algérie Poste pour le lancement d’une nouvelle carte permettant d’effectuer tous types de transactions sur internet et le règlement des achats dans les commerces et qui sera mise à la disposition des usagers à partir de ce mois.

L’Algérie numérique tente de tisser son réseau dans différents secteurs. L’Agence nationale de l’Emploi (ANEM) a activé, dans quatre wilayas pilotes, un nouveau site internet, permettant aux demandeurs et aux entreprises de trouver un emploi ou bien d’en proposer. Ce site est fonctionnel à Sidi Bel Abbès, Annaba, Bejaïa et Boumerdès, en attendant sa généralisation, le 2 janvier 2017, à travers tout le pays, a indiqué le directeur de l’ANEM. Celui-ci a expliqué que ce site internet (www.anem.dz), actuellement en phase expérimentale, vise notamment à limiter les déplacements des demandeurs vers ses agences lesquels ont l’opportunité de pouvoir le faire via ce site. Dans un contexte économique détérioré par l’effondrement des prix des hydrocarbures, les TIC peuvent contribuer à rationaliser les frais liés à l’utilisation des téléphones fixes et cellulaires ainsi que la consommation de papier, de cartouches d’encre et autres consommables dans les administrations. En ces temps difficiles, les entreprises et les particuliers achètent moins de nouveaux équipements et le tout dernier appareil (ou le tout dernier logiciel) devient un luxe. Il n’en reste pas moins que les télécommunications et l’accès Internet sont devenus des services essentiels pour une grande partie d’Algériens et cette demande ne va pas disparaître.

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Écrit par itmag2003

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