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Geek-week: Les TIC entre deux révolutions !

Après les festivités de l’Aïd El-Adha, deux amis se rencontrent dans le café du «Rond-point». Lieu de bavardage par excellence. Une discussion est tout de suite engagée sur les TIC dans notre pays. Le premier est optimiste et voit la vie en rose et le deuxième moins enthousiaste sur l’avenir de ce secteur dans notre […]

Après les festivités de l’Aïd El-Adha, deux amis se rencontrent dans le café du «Rond-point». Lieu de bavardage par excellence. Une discussion est tout de suite engagée sur les TIC dans notre pays. Le premier est optimiste et voit la vie en rose et le deuxième moins enthousiaste sur l’avenir de ce secteur dans notre pays.«Nous sommes une nation qui sait équilibrer tradition et modernité. La preuve : le mouton s’est vendu sur internet ! Oui ! Oui ! Sur ouedkniss.com où on a lu des messages de type : «Salem, je mets en vente 30 moutons mlah sarhine bien à Baïnem (Alger), prix 44 000 DA, prix de gros, merci de nous contacter. Si çà ce n’est pas du progrès, c’est quoi alors !!», lui lance le premier.La réponse est cinglante : «Ah oui et j’espère que la connexion ne s’est pas interrompue soudainement pour parcourir toutes les offres car avec Algérie Télécom, l’opérateur est si proche qu’il étouffe notre connexion». Le premier revient à la charge : «Si les Algériens les plus âgés tiennent à la tradition et à l’accolade, signe de chaleur humaine et d’une certaine conception de la tradition, les jeunes optent pour le SMS et les plus branchés préfèrent les réseaux sociaux et particulièrement Facebook. Cette tendance lourde s’est encore confirmée cette année». Son ami marque un temps de réflexion et réagit : «Bien sûr, si ils comptent sur Algérie Poste, ils risquent d’attendre longtemps avant que leurs vœux arrivent. La première responsable du secteur a affirmé que la gestion du courrier doit être revue». Chacun croit détenir la vérité. Mais au fond, les Algériens ne se sont pas approprié suffisamment les TIC.  Houda-Imane Feraoun, ministre de la Poste et des TIC, qui veut visiblement imprimer son style et sa méthode de gestion, n’a pas fait dans la dentelle lors d’un forum reconnaissant des «dépassements et des défaillances mais la direction générale d’AT ne peut pas être derrière les 22 000 travailleurs d’Algérie Télécom et les obliger à être honnêtes».  Nous avons pu mesurer le degré d’intérêt des Algériens pour les TIC. Dans un des grands hôtels d’Alger se tiennent deux événements : une réunion du comité central du FLN et un symposium international sur la cybercriminalité portant sur la souveraineté des données : problématiques et enjeux nationaux. Dans le premier événement cité, la salle était comble et une kyrielle de journalistes a couvert, suspendu aux lèvres du  secrétaire général du FLN, Amar Saâdani et en quête de la moindre petite déclaration politique. Pourtant, il ne dira pas grand-chose, fidèle aux constantes de ce vieux parti qui se veut «unique».  Au symposium, il y a peu de journalistes. Pourtant le thème est d’une brûlante actualité. Une experte internationale dans le domaine de cybercriminalité, Solange Ghernaouti, a indiqué que la cybercriminalité menaçait désormais la souveraineté des pays, mettant en garde contre la «dépendance» des sociétés, non innovatrices en matière des nouvelles technologies. Un double facteur tend à favoriser le développement de la cybercriminalité : la croissance soutenue du nombre d’internautes algériens tirée notamment par le haut débit de l’Internet 3G, l’anonymat et le faible risque de se faire arrêter. Internet est-il donc une zone de non-droit ? A cette interrogation, les spécialistes affirment que désormais la justice algérienne dispose d’arsenaux juridiques spécialisés dans la cybercriminalité. Ils informent, également, la préparation de deux textes de loi par le ministère de la Justice depuis août 2015 : l’un portant sur la protection des données personnelles et l’autre sur l’utilisation des empreintes génétiques. Cet événement méritait plus d’attention, mais hélas, les médias ont préféré les petites phrases de Saâdani que les déclarations et analyses de spécialistes sur un thème qui a une extrême importance. Peut-être que tout çà est un peu trop virtuel pour eux ! Pourtant, nous vivons dans un environnement de plus en plus numérique. La distribution de la connaissance est en train de connaître une accélération sans équivalent dans l’histoire, dont les conséquences ne sont ni perçues ni comprises en Algérie. Il faudra peut-être remonter au front pour s’approprier d’autres technologies. Nous vivons une révolution sans précédent qui surprend par sa vitesse…

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Écrit par itmag2003

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