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GeekWeek : Entre mirage et virage technologique

Au moment ou Internet a révolutionné l’ensemble des dimensions de la vie humaine au niveau planétaire, la communication institutionnelle a du mal à sortir des sentiers battus. Des questions de sécurité sont ainsi souvent évoquées pour expliquer le manque d’informations en temps-réel et de contenu national. Les Affaires Étrangères algériennes étaient le seul ministère à avoir […]

GeekWeek01Au moment ou Internet a révolutionné l’ensemble des dimensions de la vie humaine au niveau planétaire, la communication institutionnelle a du mal à sortir des sentiers battus. Des questions de sécurité sont ainsi souvent évoquées pour expliquer le manque d’informations en temps-réel et de contenu national. Les Affaires Étrangères algériennes étaient le seul ministère à avoir une présence sur les réseaux sociaux, à travers une page Facebook qui aura eu une durée de vie de…deux mois. Si nous regroupons les différents médias en deux groupes (médias classiques et nouveaux médias), nous remarquons qu’en Algérie, les citoyens utilisent plutôt les nouveaux médias (e-mail, Internet et réseaux sociaux) pour s’informer et observer les événements et comprendre les enjeux alors que sous d’autres cieux du Nord de la Méditerranée, on utilise plutôt les médias classiques (presse, radio, télévision…). Par ailleurs, les nouveaux médias sont plutôt utilisés par les jeunes (entre 20 et 39 ans). Les médias classiques, quant à eux, sont utilisés par les moins jeunes (40 ans et plus). Nous remarquons aussi que les nouveaux médias sont plutôt utilisés par les personnes ayant un niveau d’éducation supérieur. Force est de reconnaître aussi que la télévision algérienne n’a pas été toujours à la hauteur de sa mission de service public. Le JT de 20 h est depuis longtemps incolore, inodoreet sans saveur. L’ordre protocolaire des sujets est une constante. Ce que apprécie le commun des Algériens dans la télévision, c’est la vue des visages des ministres qui leur envoie un certain reflet de leur état d’âme, voire de leur état d’esprit qu’ils ont du mal à cacher derrière des sourires crispés. Dans un monde qui évolue à toute vitesse avec l’essor de la mobilité et de l’interconnexion, le rapport aux réseaux sociaux est souvent ambigu, voire conflictuel. Appréciez cette phrase de Mohand Oussaïd Belaïd, ministre de la Communication, qui justifie l’injustifiable : « Un sujet de philosophie a été mis en ligne sur le réseau social facebook la veille du déroulement de l’épreuve et présenté comme étant celui pour lequel les candidats au baccalauréat allaient concourir, ce qui avait induit les élèves en erreur. Facebook a induit les candidats en erreur, en ce sens que ces derniers ont axé leurs révisions sur le thème proposé par ledit sujet, croyant qu’il s’agissait bel et bien du sujet de l’épreuve de philosophie». C’est comme çà qu’il explique des incidents survenus dans certains centres d’examen. Ce n’est pas la faute au ministère de l’Education nationale, ni au directeur du centre d’examen, ni au programme scolaire, il jette la pierre directement dans le jardin de Facebook.

On a rarement entendu de bonnes choses de la part de nos dirigeants sur le rôle positif des réseaux sociaux, comme s’il n’en avaient aucun.Voici en tout cas un bon sujet de…philo !Ils se rendent compte à peine que nous vivons une autre époque. Et pour convaincre ceux qui résistent encore au changement, faisons un tour à Alger Centre, à Kouba ou El-Biar. Pour des dizaines de jeunes que nous croissons, la consommation des TIC est quelque chose de naturel. Une génération qui a grandi avec les TIC et semble connecter en permanence à Internet. Marcher et envoyer des messages, Amel, étudiante à l’université d’Alger, fait tout en même temps. Rien n’est plus naturel pour cette universitaire de la génération numérique, équipée en casque, smartphone et tablette. Sac à dos noir sur l’une de ses épaules et écouteurs visés aux oreilles, un autre jeune balançais la tête aux rythmes des chansons. Ils ont entre 18 et 30 ans avec un point commun : ils ont grandi avec Internet et utilisent massivement et instinctivement les TIC. « Un monde virtuel pour eux est un monde sans technologies », analyse un spécialiste. C’est donc à cette génération que doit s’adresser les autorités, en tenant compte des spécificités et de leur très forte appétence aux TIC.
Dans ce contexte, la deuxième édition du TEDxAlger a rencontré un franc succès. Les participants étaient nombreux, et sont venus des quatre coins de l’Algérie pour cette rencontre réunissant de belles personnalités, soucieuses de partager leur vision et leurs idées. Samia Khedim, présidente du club ETIC (les organisateurs du TEDxAlger) avait déjà délivré un message d’espoir : « les maux de la terre existent toujours et pourtant on a réussi à changer notre monde ».

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Written by itmag2003

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