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GeekWeek: Internet ne tient qu’à un câble !

Une coupure de câble sous-marin a privé les Algériens d’Internet. Le choc a été terrible, frontal à telle enseigne que certains ont pété les plombs. Ils ne se sont jamais doutés, même dans leurs pires des cauchemars, qu’ils se retrouveront un jour isolés et désorientés ! Car les Algériens sont devenus accros pour ne pas […]

cabierUne coupure de câble sous-marin a privé les Algériens d’Internet. Le choc a été terrible, frontal à telle enseigne que certains ont pété les plombs. Ils ne se sont jamais doutés, même dans leurs pires des cauchemars, qu’ils se retrouveront un jour isolés et désorientés ! Car les Algériens sont devenus accros pour ne pas dire addicts aux réseaux sociaux, la nouvelle dépendance du siècle. Les jeunes sont les premiers consommateurs des nouvelles technologies et sont considérés comme étant la population la plus exposée pour souffrir de cette nouvelle dépendance. Hamid, étudiant à l’université d’Alger, a les yeux rougis. Avant, c’était parce qu’il était trop exposé à l’écran et aujourd’hui, parce qu’il a tant pleuré face à l’absence de connexion. Son premier réflexe du matin est Facebook ou Twitter et avant de dormir, il ne peut s’empêcher de se connecter une dernière fois. Il échange des conversations avec ses amis, publie des vidéos et des photos. Vous imaginez le grand vide laissé par l’absence d’Internet. Rien ne peut le remplacer, ni un bon film à la télévision, ni un roman à rebondissement. Son ami fait dans la dérision : «Ca nous rappelle le temps de nos parents quand l’eau était rationnalisée et qu’il leur fallait souvent attendre la nuit pour remplir les jerricanes bleues».  Aujourd’hui, il faut veiller pour espérer avoir le moindre petit débit. Il faut remettre au goût du jour la chanson de Salah Aougrout  «Ja el-ma noud t3amar» et remplacer «l’eau» par «Internet». Et comme à quelle que chose malheur est bon, un ancien projet sort des cartons : les travaux de réalisation de câbles en fibre optique sous-marin Oran-Valence et Alger-Valence seront lancés en novembre. C’est du moins ce qu’a annoncé Imane-Houda Faraoun, ministre de la Poste et des Technologies de l’information et de la communication, lors d’une conférence de presse organisée à la hâte au siège du Mptic. Effets d’annonce ou réelle prise de conscience des pouvoirs publics ? Nos décideurs découvrent une notion : «la dépendance numérique». L’Algérie manque de vision et de stratégie, personne dans le secteur ne semble savoir où on se dirige. Le vrai problème, c’est qu’on ne partage pas un rêve collectif. Un ami me reprend : «plutôt, le rêve est collectif mais chacun veut y arriver seul. C’est l’amateurisme dans le secteur de toute façon. Une fois passé le temps des annonces, la hayat limen tounadi». Alors que nous tournons en rond, d’autres pays avancent. La téléphonie mobile 5G devrait être disponible dès 2020 et ouvrira la voie à de nouveaux modèles de connectivité. Les 193 pays membres des Nations unies ont formellement adopté lors de l’Assemblée des radiocommunications à Genève, la «feuille de route» pour le développement des systèmes mobiles ultra-rapides dits de cinquième génération (5G) à l’horizon 2020. Elle pourra par exemple assurer des services vidéo ultra-haute définition, ainsi que le développement constant de l’Internet des objets». Chez nous, c’est la grande confusion : le cahier des charges de la 4G est finalisé mais les opérateurs mobiles ne sont pas prêts ! Ce n’est pas économiquement viable pour eux…Les opérateurs préfèrent continuer à sponsoriser des événements pour garder leur notoriété. Ooredoo est le sponsor majeur du 1er challenge Sahari International, qui se tient jusqu’au 9 novembre 2015. Mobilis s’associe à Huawei et annonce la remise des cadeaux aux heureux gagnants du deuxième tirage au sort de la super tombola spéciale pack mobile «HUAWEI Y 221». Djezzy offre une médiathèque aux enfants de Béni Abbès. L’opérateur joue avec les symboles, l’événement a coïncidé avec la célébration de la fête de l’Achoura. Tous les trois ont en commun une politique de proximité, ça me rappelle une opération qui n’a été que de la poudre aux yeux : cyber Rif. L’objectif de cette opération consistait en la contribution à la réduction de la fracture numérique entre les populations citadines et rurales, d’une part, ainsi qu’entre les différentes catégories sociales des populations, d’autre part, notamment pour ce qui concerne l’accès aux technologies de l’information et de la communication, ce qui permet à ces catégories de populations de sortir de leur isolement et s’intégrer dans le monde qui les entoure. Une question : avons-nous atteint les objectifs ? On ne peut pas répondre tout de suite, un câble vient d’être endommagé par un requin…

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Written by Kamel Bouyoucef

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