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GeekWeek: La 3G ouvre la guerre

L’année 2013 s’achève avec la 3G qui n’est plus un projet gouvernemental. Hourra ! Crient les officiels. On vous l’avait bien dit que c’était pour la fin de l’année, on a tenu promesse, faisant semblant d’ignorer que cette promesse a été faite il y a…10 ans. Amar Tou, ancien ministre en est témoin. Mais bon, restons […]

guerreL’année 2013 s’achève avec la 3G qui n’est plus un projet gouvernemental. Hourra ! Crient les officiels. On vous l’avait bien dit que c’était pour la fin de l’année, on a tenu promesse, faisant semblant d’ignorer que cette promesse a été faite il y a…10 ans. Amar Tou, ancien ministre en est témoin. Mais bon, restons optimiste. Mais à peine lancée commercialement, que voilà les premières étincelles entre opérateurs. Mince alors! Aussitôt une journée parlementaire terminée sur la 3G de la téléphonie mobile, organisée par la commission des transports et des télécommunications de l’Assemblée populaire nationale (APN) que les premiers communiqués de dénonciation pleuvent sur les boites mails des journalistes. Pris d’une crise de nerfs, l’opérateur public crie au scandale. Il se dit très inquiet de la situation inédite et très critique que connaît le tournant technologique important de notre pays, causée par un opérateur (sans le nommer bien sûr) sur le marché en violant des dispositions réglementaires régissant la commercialisation de la technologie de 3ème génération en Algérie. Il lui est reproché de commercialiser la 3G en utilisant des numéros 2G. Mobilis a parfaitement raison de défendre une part de gâteau que son concurrent veut manger tout seul mais ne pousse-t-il pas le bouchon un peu trop loin en tirant sur ce qu’il nomme «une certaine presse, qui bien informée de cette situation, préfère ne rien dévoiler pour cause de chantage économique lié à la manne publicitaire» ? Comme d’habitude, ou il en a trop dit ou pas assez…Ooredoo, puisqu’il s’agit de lui, fait part de «concomitance des déclarations et fuites d’informations organisées». Au secours James Bond, voici une nouvelle affaire à élucider. Appelons plutôt en renfort Sherlock Holmes pour résoudre l’énigme. Ou mieux appeler l’inspecteur Sabti, un personnage que Mobilis a inventé pour agrémenter un de ses pubs. Loin de ses joutes, Algérie Télécom, a commandé à papa noël un joli cadeau : le débit minimal de l’Internet filaire (ADSL), actuellement de 512 Kb/s, passera à 1 Mb/s (mégabit par seconde) au cours du premier trimestre 2014, «sans aucune incidence financière pour l’usager», a annoncé le P-dg d’Algérie Télécom, Azouaou Mehmel à IT MAG. Il a indiqué en outre qu’Algérie Télécom est en train de remplacer des câbles en cuivre par la fibre optique pour rapprocher les équipements actifs au plus près de l’abonné, ce qui permettra de réduire les dérangements et les désagréments causés par les vols de câble, tout en améliorant la qualité de service. Quand à Algérie Poste, elle a réuni récemment deux équipes d’experts algériens et tunisiens. L’opérateur a mis en place 4 ateliers afin d’identifier et définir un plan d’action en matière d’échanges et de transferts d’expériences pour la concrétisation des projets retenus, à savoir le porte monnaie électronique, le bureau de poste virtuel et le centre d’appel, le site marchand philatélique ainsi que le publipostage. On ne sort plus du cycle «annonces-effets d’annonces». En feuilletant la collection des journaux des 10 dernières années, nous constatons la profusion de petites phrases des ministres successifs du MPTIC, des prises de paroles contradictoires des PDG (Algérie Télécom, Algérie Poste), des réformes à n’en plus finir et des stratégies sans lendemain.
Espérons que 2014 sera une année plus opérationnelle que théorique. Une année où on passera de la voix à la data. Où l’Algérie se rapprochera un peu plus des autoroutes de l’information. Où le commerce électronique sera une réalité. Et où les sites web des institutions seront plus que des sites vitrine.
On parle très souvent de fracture numérique entre les pays du Nord par rapport à ceux du Sud à cause de l’avance que les premiers ont sur les derniers. Chez nous, il existe plusieurs types de fractures, au sein d’une même ville, entre deux villes, deux wilayas, entre deux régions, ou tout simplement entre le nord et le sud de l’Algérie. Informatiser, c’est bien, allez vers l’Internet c’est mieux. S’approprier les TIC et veiller à ce que la dynamique économique des TIC existe avec une perspective à long terme c’est meilleurs.

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Written by itmag2003

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