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GeekWeek: Le tableau noir des TIC

Cette semaine  a été caractérisée par une grosse polémique sur les erreurs dans les manuels scolaires. Bien sûr, les conservateurs se sont engouffrés dans la brèche pour remettre en cause les contenus et mettre dans la gêne la ministre de l’éducation nationale. C’est une question de deux projets de société qui s’affrontent à distance. Pour […]

Cette semaine  a été caractérisée par une grosse polémique sur les erreurs dans les manuels scolaires. Bien sûr, les conservateurs se sont engouffrés dans la brèche pour remettre en cause les contenus et mettre dans la gêne la ministre de l’éducation nationale. C’est une question de deux projets de société qui s’affrontent à distance. Pour les cadres du ministère, c’est un complot et une prise de position idéologique et partisane. Ils auraient aimé entendre parler de modernisation de l’école et de l’appropriation des TIC part les élèves pour soutenir l’apprentissage réactif, proactif et interactif.  Le monde de l’éducation vit une certaine mutation dans le monde avec l’arrivée des livres numériques.  Les avantages sont multiples. Les coûts des manuels scolaires traditionnels sont élevés financièrement, mais ils sont aussi élevés en termes de coûts environnementaux. Les livres numériques sont libres des contraintes de temps et d’espace. Il n’est pas rare de voir des manuels scolaires avec des erreurs ou des concepts qui ont évolué et qui ne sont plus exacts. Le processus de mise à jour d’un manuel scolaire traditionnel est lourd et prend du temps. Les versions numériques sont beaucoup plus flexibles et simples à ce niveau. Le livre numérique permet de comprendre plus facilement la signification de mots nouveaux (par exemple, en cliquant sur un mot, on obtient sa définition). Plusieurs études ont montré le potentiel cognitif : on apprend plus du livre numérique, notamment dans le cas de manuels scolaires. En outre, le tableau numérique interactif, également appelé TBI (tableau blanc interactif) est, après l’ordinateur, l’un des outils les plus utilisés pour les TIC.  Il s’agit en effet d’un support pour le multimédia (texte, image, son) permettant l’affichage de documents numériques, la modification de ces documents ou, par  exemple, l’enregistrement d’une séance de cours.  « On est loin de tout çà. On préfère encore le bon vieux tableau avec une craie blanche. Elle a une odeur particulière. Si on entend certaines voix, nostalgiques d’un passé révolu, on reviendra à la table d’école avec encrier. Le premier jour de l’école, il fallait couvrir les livres et les cahiers avec du papier. Sur la dernière page des cahiers, il y avait les conjugaisons des verbes, ou des tables de multiplications», dit un collègue. Au lieu d’aller vers de véritables réformes, certains focalisent sur la couleur du tablier. Or, les élèves d’aujourd’hui n’ont rien à voir avec les anciennes générations. Ils possèdent des téléphones portables, naviguent avec aisance sur Internet et jouent aux jeux vidéo dans les cybercafés. C’est la génération des tablettes. Mais il est regrettable de voir certains responsables du ministère de l’éducation nationale réduire les réseaux sociaux à un facteur de nuisance ! Nedjadi Messeguem, inspecteur général, a annoncé une campagne de sensibilisation sur l’utilisation des réseaux sociaux à l’adresse des élèves «pour que ces derniers apprennent à analyser et à vérifier la véracité des informations».
On aimerait voir le ministère plutôt parler des bienfaits des réseaux sociaux et d’internet en général dans la collecte de la matière pour faire les exposés et éveiller les élèves sur leur identité numérique tout en n’excluant pas bien sur les dangers potentiels.
En cette rentrée sociale, on attend avec impatience la signature du décret sur la 4G mobile qui permettra aux opérateurs de téléphonie mobile de se relancer et redynamiser un tant soit peu les TIC en Algérie. Les observateurs ont remarqué un certain repli. La conjoncture n’est pas propice pour le renouvellement du matériel et des terminaux. L’événementiel est aussi de plus en plus rare. Suite à des complications d’ordre judiciaire, le salon MED-IT, se retrouve reporté jusqu’à nouvel ordre. La décision de reporter  l’organisation de la 13ème édition du salon Med-IT El Djazaïr a été prise sur les conseils du partenaire historique «le Ministère de la Poste et des Technologies de l’information et de la Communication».  Autant dire que les TIC attendent un renouveau salvateur.
Entretemps, buvons du thé chaud et restons éveillé. D’un moment à l’autre, il risque d’y avoir du nouveau. Et dire que 2017, il y aura un scrutin (les législatives) et on va pouvoir jauger le degré d’appropriation des TIC des candidats en lice même si on ne se fait pas beaucoup d’illusions….

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Written by itmag2003

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