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GeekWeek: Mettez des TIC dans votre moteur !

«Les TIC, moteur de l’innovation». Si sous d’autres cieux cela s’apparente à un programme, chez nous, ça sonne comme un slogan creux. En tout cas, Mobilis l’a choisi comme thème de son 4e forum destiné aux journalistes. Les experts disent que développer les services électroniques, c’est techniquement faisable et que les Algériens sont prêts à assimiler, […]

innov«Les TIC, moteur de l’innovation». Si sous d’autres cieux cela s’apparente à un programme, chez nous, ça sonne comme un slogan creux. En tout cas, Mobilis l’a choisi comme thème de son 4e forum destiné aux journalistes. Les experts disent que développer les services électroniques, c’est techniquement faisable et que les Algériens sont prêts à assimiler, voire s’approprier les technologies. Mais il faut aller au-delà du suivi de la demande d’un passeport biométrique et de la demande d’un extrait du casier judiciaire par voie d’Internet. Les TIC ont induit dans les administrations et les entreprises des pays développés de nouvelles pratiques et formes d’organisation à tous les niveaux, dans le but de réduire les coûts et les délais, d’offrir des services et des produits de qualité à des prix compétitifs et de créer un environnement adéquat aux affaires. Chez nous, on a du mal à se débarrasser des «chaînes» interminables ! C’est devenu un sport national qui inspire les humoristes. Le comédien Mohamed Fellag en connaît quelque chose. Chaque Algérien connaît par cœur certaines répliques et les cite au détour d’une conversation, la plus connue étant peut-être «Partout dans le monde, quand un pays touche le fond, il finit par remonter… Nous, les Algériens, on creuse». On se souvient de son show : «Tous les Algériens sont des mécaniciens». L’autodérision est souvent un remède à nos angoisses. En même temps, on apprend que près de trois quarts (72%) des foyers américains disposent d’un smartphone, qui est devenu le troisième appareil électronique le plus détenu par les Américains, selon une étude annuelle  publiée par la Consumer Electronics Association.    Les freins à la transformation numérique en Algérie sont nombreux. Il y a des rigidités organisationnelles. Beaucoup d’organisations restent marquées par des effets de silo. Il y a aussi le déficit de compétences numériques. Il ne s’agit pas de transformer tous les salariés en geeks, mais de donner à un certain nombre de salariés une formation relativement courte permettant de créer une masse critique de compétences numériques. Il en faut quelques-unes très pointues pour initier, puis cela fait boule de neige. Pour s’engager dans une transformation de cette ampleur, il faut l’implication visible du dirigeant. C’est le déclencheur prioritaire afin d’avoir une vision. Nous sommes dorénavant tous connectés, quelle que soit notre condition, notre situation géographique ou notre âge. Mieux comprendre le monde qui nous entoure et ses racines, c’est se donner la possibilité de mieux jouer avec les nouvelles règles et de nous mettre en capacité de réussir notre transformation. Hier, on allait «sur Internet», on se connectait pour le consulter, une ou plusieurs fois par jour, par l’intermédiaire d’un ordinateur. Aujourd’hui, on ne se «connecte» plus, on est en permanence «connecté» via nos ordinateurs, nos tablettes ou nos smartphones. On est passé d’un web statique et figé à un web généré par ses utilisateurs : ses acteurs sont capables d’y créer des contenus de tous types, de les partager et de les diffuser. Davantage portés sur le social, sur l’instantanéité, sur la personnalisation, ces nouveaux usages sont l’héritage direct de l’avènement d’un web social et de la révolution du smartphone, véritable pilote de ces nouveaux réflexes.  Dans un autre registre, Algérie Télécom qui se présente comme le «premier employeur dans le secteur des télécommunications en Algérie», a décidé de sponsoriser le Salon national de l’emploi et du recrutement (Carrefour de l’Emploi 2015), qui a eu lieu les 12 et 13 mai 2015, au niveau de l’Office Riadh El Feth (Alger). Les conseillers de l’opérateur ont présenté les opportunités de création de petites entreprises de sous-traitance, dans le cadre du partenariat signé avec l’Ansej, et qui a permis la création de près de 300 entreprises et la formation de plus de 500 jeunes. En plus d’une formation spécifique sur les métiers des télécommunications, ces jeunes entrepreneurs bénéficieront d’un plan de charges annuel dans le cadre d’une convention, ce qui permettra à leurs entreprises de se développer et d’intégrer le cercle des prestataires d’Algérie Télécom sur le long terme.

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Written by Kamel Bouyoucef

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