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GeekWeek: Ruée vers les médias sociaux

Le rideau est tombé sur l’élection présidentielle 2014. Après avoir retenu son souffle, le peuple connaît désormais le président qui va gouverner l’Algérie durant les cinq prochaines années. Politiquement, les analystes affirment qu’il a fait le choix de la stabilité et de la continuité. Mais ce qui a retenu surtout l’attention cette fois-ci, c’est la […]

geekweekLe rideau est tombé sur l’élection présidentielle 2014. Après avoir retenu son souffle, le peuple connaît désormais le président qui va gouverner l’Algérie durant les cinq prochaines années. Politiquement, les analystes affirment qu’il a fait le choix de la stabilité et de la continuité. Mais ce qui a retenu surtout l’attention cette fois-ci, c’est la ruée vers le «social media». Les Algériens ont beaucoup communiqué sur les réseaux sociaux (photos, vidéos, commentaires). Ils ont découvert une civilisation de «conversation» qui place les usagers au cœur de la démarche et des actions. 1 minute est égale à 60 longues secondes. Mais savez-vous que tout peut arriver en ce laps de temps.
Vous pouvez tout gagner ou tout perdre !
En 60 secondes, près de 695 000 requêtes sont enregistrées sur Google, 695 000 statuts sont mis à jour sur Facebook et 510 040 commentaires sont postés sur les murs Facebook.
Tout a commencé avec la campagne américaine de 2008 du candidat Barack Obama. Le premier président a su mobiliser, engager les électeurs et récolter des fonds grâce à son réseau social affinitaire Mybo.com et au réseau social Facebook ainsi qu’avec les nouveaux medias comme Youtube. La stratégie web de Barack Obama a joué un rôle essentiel dans son accession à la présidence des Etats-Unis. Du slogan de la campagne, «Yes We Can», à la Fan Page sur Facebook, en passant par les blogs, mis à disposition et alimentés par le QG démocrate, tout a été finement combiné par une équipe digitale afin de fabriquer un président par Internet. Ce nouveau succès né de la maîtrise impressionnante faite par l’équipe Obama des médias sociaux, et de l’usage, qu’en fait Obama en tant que candidat, a bouleversé les tendances pour dire qu’Internet doit être associé aux médias traditionnels comme la télévision et la radio dans le cadre de la communication et du marketing politique. En Algérie, on en est aux balbutiements, au début et aux tâtonnements. Mais les Algériens ont soif de communication et de mieux comprendre ce qui se passe autour d’eux au niveau national et mondial surtout les jeunes. On se souvient que pendant les années quatre-vingt, il y a avait des antennes extérieures auxquelles on ajoutait plein d’électronique pour pouvoir capter les chaînes télévisuelles d’Espagne, d’Italie et de France surtout pendant l’été. Une fourchette métallique a suffi parfois pour s’évader vers un ailleurs…
Quelques années plus tard, c’est l’apparition des antennes paraboliques sur les toits des maisons, suivies de la parabole collective sur les immeubles.
C’est l’«autre» télévision que les Algériens reçoivent, depuis plus de 20 ans, au moyen des 20 millions de paraboles qui, dirigées vers le ciel, sont autant d’oreilles et de yeux qui recueillent en permanence des images et du son du monde entier. Qu’il vente, qu’il pleuve, de jour comme de nuit. Mais la résistance au changement n’a pas tardé à tout vouloir remettre en question. Pour la petite histoire, en 1986, l’APN avait sérieusement étudié la possibilité d’interdire purement et simplement les paraboles. Finalement, une loi a été votée pour contraindre les «parabolés» à payer 500 DA par an de «droits au ciel». Cette loi n’a pratiquement jamais été appliquée. Pire, un député a même demandé à mettre un «parapluie» au-dessus de l’Algérie pour ne pas laisser les ondes traverser ! Ils ont perdu de vue que le progrès, soit on le suit, soit on le subit. On est continuellement mis à l’épreuve du temps. Il faut intégrer le regard de l’autre pour se situer dans un monde qui a rétréci aux frontières d’un village planétaire. Au chapitre des réalisations gouvernementales, le ministère du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale vient de mettre en service le système de télé-déclaration des salariés et des salaires à travers tout le territoire national. Cette avancée dans le domaine de la Sécurité sociale vient donc s’ajouter à celle concrétisée par l’introduction puis la généralisation de la carte électronique de l’assuré social Chifa. Le département de M. Benmeradi annonce aussi le lancement prochain du système de mise à jour à distance de la carte Chifa au sein des pharmacies d’officine et l’introduction de l’ordonnance électronique et de la télétransmission des documents de remboursement des soins de santé par le médecin traitant après révision et généralisation des conventions avec les praticiens.
Le numérique révolutionne par petites touches notre société et réduit un tant soit peu les inégalités.

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Written by itmag2003

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