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Good Bye Steve

Il a suffi d’un petit communiqué de presse et voilà que le monde des nouvelles technologies a tremblé et que toute la blogosphère n’a cessé de parler que d’un seul événement : la retraite prématurée de l’un des pionniers les plus talentueux et génialissimes que le monde de la haute technologie ait connu : Steve jobs. Retour […]

Il a suffi d’un petit communiqué de presse et voilà que le monde des nouvelles technologies a tremblé et que toute la blogosphère n’a cessé de parler que d’un seul événement : la retraite prématurée de l’un des pionniers les plus talentueux et génialissimes que le monde de la haute technologie ait connu : Steve jobs. Retour sur cet événement, le parcours exceptionnel de cet homme, ses plus grandes réussites… et ses plus grands « bides » aussi.

« Au conseil des directeurs d’Apple et à la communauté Apple ; j’ai toujours dit que si jamais je venais à ne plus être en mesure d’assumer mes fonctions et obligations en tant que directeur général d’Apple, je serais le premier à vous le faire savoir. Malheureusement, ce jour est arrivé. Par la présente, je démissionne de mon poste de directeur général d’Apple. J’aimerais servir, si cela convient au conseil, comme président du conseil, directeur et employé d’Apple. Pour ce qui est de mon successeur, je recommande fortement que nous exécutions notre plan de succession et désignions Tim Cook comme directeur général d’Apple. Je crois que les jours les plus brillants et les plus innovants d’Apple sont à venir. Et je suis impatient d’observer et de contribuer à son succès dans un nouveau rôle. Je me suis fait d’excellents amis chez Apple et je vous remercie tous pour toutes les années durant lesquelles il m’a été permis de travailler avec vous. Steve » Par cette brève communication, Steve a tiré sa révérence, laissant ses fidèles et Apple dans le désarroi le plus total. Considéré comme un messie chez Apple vu qu’il a non seulement sauvé la firme d’une faillite certaine, mais qu’il a en plus hissé celle-ci au firmament en faisant d’elle non seulement « LA » firme technologique par excellence, mais surtout la  société la plus rentable de la planète (ayant même surpassé le géant texan du pétrole Exxon Mobil en tant que plus grande capitalisation boursière mondiale), ce dernier, à l’âge de 56 ans, sort par la grande porte et marque d’une empreinte indélébile l’histoire de l’informatique tant il représente à lui tout seul tout un symbole. Les raisons de cette démission soudaine restent obscures même si tous les signes portent à croire que Steve Jobs a été contraint à cette extrémité pour des raisons de santé, vu que ce dernier a dû prendre un congé maladie qui s’est étendu de janvier dernier jusqu’à la date de sa démission.

Un parcours exemplaire
Né de père syrien et de mère américaine, Steve se retrouve adopté par les Jobs. Son père adoptif, ingénieur en électronique de formation, lui donne goût pour les nouvelles technologies auxquelles il montrera des aptitudes remarquables, et lui transmet une passion qu’il mettra à contribution quelques années plus tard avec son ami Steve Woozniak et Ronald Wayne le 1er avril  1976, date de la fondation d’Apple, qui marqua l’aventure d’Apple, et aussi  la sienne. Le succès était au rendez-vous, vulgarisant ainsi l’accès à l’outil informatique – qui jusque-là était réservé à une élite profane –  et ouvrant l’accès aux masses à la micro-informatique. L’entrée en Bourse d’Apple en 1980 est retentissante, faisant des « deux Steves » des millionnaires en puissance. Jobs a même été à l’âge de 27 ans l’homme le plus jeune à entrer dans le « Fortune 400 » (classement mondial des personnes les plus riches), ce qui peut paraître exceptionnel dans une période où faire fortune dans la high-tech passait pour une douce rêverie, et bien avant l’explosion des start-up et d’Internet. L’histoire de Jobs chez Apple n’a pas toujours été rose. Il est passé par certaines crises internes où une guerre de pouvoir intestine l’a vu être demis de ses fonctions par John Sculley, qui a pris sa place à la tête de la Pomme, en profitant pour l’évincer de chez Apple et le renvoyant par la petite porte (d’où l’expression typique chez la firme de Cupertino « To Be Steved », à savoir être viré de sa propre entreprise…L’homme ne décourage pas pour autant et en profite pour se diversifier. Il  crée son entreprise Next Computers et pour fonder le studio d’animation Pixar avec l’aide de deux anciens de chez Lucas Films grâce au rachat de  la division infographie de Lucas film, que Jobs rachète pour la somme de 10 millions de dollars à George Lucas, la transformant en véritable mine d’or grâce à l’avènement des films d’animations auxquels il a grandement contribué par ses créations telles que le précurseur Toy Story qui a ouvert la voie du film d’animation 3D. Entre-temps, Apple est au plus mal, et fin 1996, la firme, en difficulté croissante, en vient à signer un partenariat avec Microsoft, ce dernier lui versant la somme de 150 millions de dollars qui, à la recherche d’un nouveau systèmed’exploitation depuis plusieurs mois, achète NeXT (qui sera à l’origine de la révolution Mac OS X) pour 400 millions de dollars. Au cours de l’année 1997, Steve Jobs, qui occupe depuis un peu plus de six mois la fonction de conseiller spécial auprès du président d’Apple, Gil Amelio, provoque le départ de ce dernier et  prend par là même sa place en tant que président-directeur général, profitant de la situation pour faire un remaniement du conseil d’administration de la société afin de sauver la firme la où son rival de toujours, le géant Microsoft, affirmait son hégémonie de jour en jour. Grâce à ses talents de commercial avérés, Jobs a su se repositionner en se diversifiant, en adoptant une stratégie haut de gamme et en se lançant sur de nouveaux marchés. Le succès a su être au rendez-vous avec  l’iMac, l’iPod, l’iPhone et, dernièrement, l’iPad, à tel point que le « Mac » est devenu le produit de luxe le plus convoité au monde.

Steve Jobs et ses problèmes de santé
La démission de Steve Jobs est assez compréhensible quand on prend conscience des antécédents pathologiques de l’individu et de l’effort remarquable qu’a su déployer cet homme pour accomplir tant de choses et révolutionner les technologies tout en portant le lourd fardeau de sa maladie. Mais jamais les problèmes de santé d’une personne n’auront autant fait trembler le monde de l’économie et de la Bourse mondiale que ceux de Steve Jobs. Souffrant d’un cancer, plus précisément d’une néoplasie neuroendocrinienne des îlots de Langerhans, Steve jobs subit une intervention lourde en juillet 2004, qui ne l’empêche pas de suivre de près l’évolution de l’empire qu’il a fondé, mais qui le met à l’écart de certaines activités du groupe, déléguant à Timothy D Cook, dirigeant des ventes et opérations mondiales d’Apple, les rennes du pouvoir. Il apparaît au WWDC2006 à San Francisco, amaigri et secondé par trois personnes, pour la tenue du Keynote. Le 27 août 2008, l’agence de presse Bloomberg publie par erreur une longue nécrologie de Steve Jobs, cofondateur et PDG d’Apple. L’article de dix-sept pages a fait s’affoler la majorité des indicateurs boursiers et s’est vu retiré trente secondes après sa publication. Tournant à la dérision ses problèmes de santé grâce à une touche d’humour subtil et en profitant pour rassurer ses fidèles, Jobs en tant que showman accompli est allé jusqu’à prendre sa tension au cours du Spécial Event du 14 octobre 2008. Faisant taire les rumeurs sur son état de santé par ses détracteurs. En janvier 2009, Steve Jobs donne, par le biais d’un communiqué publié sur Internet, des informations sur sa santé, précisant que sa perte de poids est due à la fois à une maladie liée à un « déséquilibre hormonal » et au traitement nécessitant un régime. Le 14 janvier 2009, il fait savoir par un courriel à destination des employés d’Apple qu’il prend un congé maladie jusqu’à fin juin 2009, estimant que ses problèmes de santé sont plus complexes qu’il ne l’avait pensé initialement. Le 20 juin 2009, The Wall Street Journal dévoile que Steve Jobs a subi une greffe de foie deux mois auparavant. Le 9 septembre 2009, Steve Jobs aborde cette greffe du foie en public lors d’un Special Event. Il précise qu’il a été transplanté d’un jeune homme d’une vingtaine d’années mort dans un accident de voiture. Il le remercie de sa générosité post-mortem et enjoint le public à s’inscrire en tant que donneurs d’organes. Le 17 janvier 2011, Steve Jobs fait savoir par une note interne qu’il prendra un congé pour des raisons de santé, pour une durée indéterminée. Il mentionne, dans ce message qu’il reste le CEO d’Apple, chargeant Tim Cook des tâches du quotidien. Le 24 août 2011, Steve Jobs annonce sa démission du poste de CEO d’Apple. Il laisse sa place à Tim Cook, qui le remplaçait à ce poste depuis quelques mois déjà. Cependant, il reste président du conseil d’administration. L’annonce par Steve Jobs de son retrait d’Apple, entreprise qu’il a fondée et qu’il a portée au firmament, a fait l’effet d’un choc. Et a signé la fin d’une ère qui a vu son nom associé à plusieurs percées majeures dans  la technologie. Adulé, critiqué,  haï, le personnage ne laisse pas indifférent et a su se forger au fil des années une aura charismatique qui laissera chez Apple un vide béant que rien ne semble pouvoir colmater. Car avec son départ, c’est l’essence même de l’innovation qui quitte Apple, dépossédant celle-ci de son âme et de son « aura ». Et la réaction des marchés boursiers ne s’est pas fait attendre, car après l’annonce, l’action du groupe informatique de Cupertino a chuté dans les échanges électroniques suivant la clôture de la Bourse de New York. Le titre a reculé de 5,3% pour s’échanger à 356,10 dollars, alors qu’il avait clôturé la séance en hausse de 0,7 %. Que réserve l’avenir à Apple ? C’est la grande question que tout le monde se pose et qui est sur toutes les lèvres. Tim Cook, qui occupe dorénavant le poste de président-directeur général de la compagnie, a du pain sur la planche et aura fort à faire pour la maintenir à son niveau d’excellence. Les analystes ne sont pas pour autant inquiets : depuis quelques années, Steve a su préparer son départ et a pris toutes les dispositions nécessaires à « l’after-Steve ». Il a su s’entourer de nombreuses personnes de talent à même de poursuivre son œuvre et perpétuer la politique d’innovation qui a fait le succès de la Pomme arc-en-ciel. Pour les actionnaires, ce départ pourrait même être une bonne nouvelle : le dernier dividende versé par Apple remonte à 1997. Peut-être pourront-ils dans les prochaines années recevoir eux aussi une part des énormes bénéfices engrangés…

Apple : ses plus belles réussites…
Petit retour sur les grands événements qui auront marqué sur ces dernières décennies le parcours de la petite Pomme croquée et qui l’ont hissé au gré de ses succès, et de ses échecs aussi, au sommet de l’industrie informatique.

Apple II
Commercialisé de 1977 à 1993, l’Apple II ne fut certes pas le premier ordinateur personnel au monde mais il fut le premier à être destiné à une production en masse. Le succès était au rendez-vous, sa longévité attestant de sa popularité aussi bien dans le système éducatif américain, où il a été longtemps la référence, que dans les entreprises et dans les foyers. Sa facilité d’utilisation, ses logiciels – tel le tableur Visi-Cal, premier du genre – son évolutivité et un prix accessible furent les clés d’un succès concrétisé par la vente de 6,5 millions d’exemplaires.

 Macintosh 128
Apparu en 1984, avec son look caractéristique et une esthétique somptueuse pour l’époque consacrant l’amour que porte la firme à l’All-in-One, le Macintosh 128 est l’ordinateur personnel qui a consacré le succès de l’interface graphique et de la souris dans le grand public. Son prix n’était pourtant pas anodin : 2 500 dollars, soit près de 5 000 dollars d’aujourd’hui. Parties très fort, les ventes devaient d’ailleurs fortement ralentir par la suite. Mais un style et un esprit Mac sont bel et bien nés à ce moment. L’occasion pour Apple de frapper également les esprits sur le plan marketing, avec la célèbre pub télé tournée par Ridley Scott pour 1,5 million de dollars.

 iMac
En difficulté depuis le début des années 1990, Apple se devait de trouver une idée qui pourrait la sauver. Quelle était cette idée salutaire qui aurait pu redorer le blason de la Pomme ? Steve Jobs, esthète accompli et visionnaire de génie, a misé tout sur l’apparence de son futur bébé et a sollicité les services de Jonathan Ive, grand designer industriel britannique et ce, afin de créer une ligne de Mac nouvelle génération à l’esthétique inégalée. Pari réussi pour ces produits qui furent un carton incommensurable grâce à leurs formes toutes en rondeurs, des coques translucides et des couleurs flashy résolument « jeune ». Ce produit consacre Apple dans le domaine de l’informatique en en faisant un produit « artistique »  résolument tendance. La ligne iMac suit toujours son évolution avec comme principal leitmotiv la centralisation «  le All-in-One » et l’apparence, faisant de ses appareils des outils informatiques de pointe tout autant que des objets d’art déco.

Mac OS X

Après plusieurs échecs pour moderniser son système d’exploitation, Apple trouve la clé en rachetant Next, l’entreprise informatique créée par son cofondateur Steve Jobs. Le banni de 1985 apporte avec lui les briques d’OpenStep qui sont à la base de Mac OS X, sorti en 2001. Apple se dote ainsi enfin d’un système d’exploitation multitâche fondé sur Unix, gage de stabilité. Il innove entre autres par le design de son interface Aqua et sa simplicité, et a connu pas moins de sept versions majeures en huit ans. Dans le même temps, Microsoft peinait à passer de Windows XP à Vista. Avec le passage aux processeurs Intel, Mac OS X est la base du renouveau des ordinateurs Apple.

iPod
Apple signe avec l’iPod un retour fracassant dans le monde des nouvelles technologies. « Nouvelles technologies » est le terme générique adéquat décrivant l’initiative  de Steve dans sa boulimie de diversification d’aborder le marché, jusque-là inexistant, du baladeur numérique, marché dominé en cette période par Sony et son baladeur cassette, le regretté « Walkman », participant par là même à l’essor du mp3 et de centaines de milliers de clones ayant voulu surfer sur cette nouvelle vague. Le marketing d’Apple transforme l’essai en faisant de ce produit l’icône de toute une génération. Que ce soit à la télé, dans les séries télé, même les clips musicaux le mettent en avant, et l’iPod est devenu l’objet à posséder par excellence. Le premier modèle, qui permettait de stocker 1 000 chansons, offrait une autonomie de 10 heures. Les nombreuses déclinaisons qui ont suivi, avec une taille mini, une mémoire flash, un écran couleur tactile, une connexion Wi-Fi, ont porté le nombre d’iPod vendus dans le monde à 240 millions aujourd’hui.

 iTunes Music Store
Inutile d’aborder le succès de l’iPod sans aborder le succès satellite de son plus grand pourvoyeur en fichiers musicaux, à savoir l’iTunes Music Store. Ouvert en 2003, celui-ci,  par son intégration instinctive aux iPod, par la richesse de sa bibliothèque musicale, avec plus de 10 millions de titres à son catalogue, a su devenir un incontournable et assoir ainsi sa place de première plate-forme d’achat de musique en ligne, succès ayant motivé Apple dans sa logique de Stores en ligne, que ce soit celui de la vidéo à la demande, celui des jeux, des applis ou le prochain marché des livres numériques.

 iPhone
Serait-il possible de parler Apple sans évoquer l’iPhone ? Certains aiment crier à la calomnie en disant qu’il ne faut diminuer Apple à l’iPhone uniquement, mais il faut bien avouer qu’il a grandement –  voire majoritairement – contribué à faire de la firme à la Pomme la société la plus rentable du monde. Tout le monde criait à la folie quand Steve Jobs, dans son impérieuse envie de diversification, avait annoncé son entrée dans le monde des smartphones en juin 2007, défiant les ténors de la téléphonie tels que Nokia, RIM et son BlackBerry et Palm. Mais comme toujours Apple a transformé l’essai faisant de ce premier coup un coup de maître.  Le temps aura donné raison à Jobs et l’aura gratifié du trône des ventes de smartphones.

… et ses plus belles gamelles

Lisa
Lancé en 1983, Lisa – qui fut nommé ainsi en hommage à la fille de Steve-  fut le premier ordinateur d’Apple utilisant une interface graphique et une souris. De plus, son système d’exploitation était multitâche et gérait la mémoire virtuelle, des caractéristiques là encore très avancées pour l’époque. Mais son prix de 10 000 dollars était totalement dissuasif (plus de 21 000 dollars actuels). De même que le manque de logiciels. D’où un échec commercial retentissant. Quelque 2 700 machines invendues furent enterrées dans un champ de l’Utah en 1989.

Pippin
L’un des produits morts-nés de la firme, sortie en 1996, et l’un de ses échecs les plus retentissants ou comment espérer voler des parts de marché aux géants Sony lors de la période de grâce de sa Playstation, à Sega et à sa Saturn, et à Nintendo qui déjà souffrait de l’échec de sa N64. L’association avec le japonais Bandai et les caractéristiques assez conséquentes quand même avec un modem 14,4 kbps, un processeur Power Pc et une version light de Mac Os 7, mais le prix exorbitant, la pauvreté de son catalogue vidéo ludique l’ont condamné à rejoindre le cimetière des consoles de jeux où Atari avec sa Lynx et sa Jaguar et 3DO venait de se retrouver suite à leurs échecs – et desquelles Apple aurait dû tirer enseignement. Notons quand même l’exploit qu’elle a pu faire en écoulant  42 000 machines vendues.

Newton
Le Newton, qu’on peut considérer comme étant l’ancêtre de l’iPad, est la preuve qu’un produit même innovant est voué à l’échec s’il est sorti trop tôt. Car le produit en lui-même est  très ambitieux, disposant d’un système d’exploitation maison, d’un écran tactile monochrome et d’un stylet, de tout l’attirail concernant les outils de gestion de temps et autres agendas, et pose les bases du  Personnal Digital Assistant. Malheureusement, comme pour la majorité des flops d’Apple, le prix prohibitif, additionné à la reconnaissance d’écriture hasardeuse, a  écourté la vie de cet appareil.

Apple TV
Lancé en 2007, l’Apple TV est un appareil qui permet de regarder sur son téléviseur des photos et vidéos stockées sur son ordinateur ou accessibles via le Web. Et ce, via une connexion sans fil Wi-Fi ou Ethernet. Il est également doté d’un disque dur. Pas forcément mal pensé, mais ni bon marché ni révolutionnaire, contrairement à la présentation faite par Steve Jobs. Il n’a pas de fonctions de magnétoscope numérique et on peut se demander à quoi il va servir avec l’arrivée des télévisions Internet. Son bilan ne tient en tout cas pas les chiffres avec l’iPhone et l’iPod. Apple se garde d’ailleurs bien de donner des chiffres, même s’il a signalé récemment un triplement des ventes.

Quicktake (1994)
Comme pour le Newton, le Quick Take est un produit d’avant-garde ouvrant la voie aux appareils photo numériques. Mais l’échec était inévitable, absence d’écran pour visionner ses prises de vue, difficulté d’accessibilité aux photos prises rendant laborieuses toute tentative pour supprimer une photo, et surtout  une résolution de 640×480 pour une mémoire de 1MB, tout est dit…

l Mac Edition spéciale 20e anniversaire
Avec un prix s’élevant à 7 499 dollars, faut-il trouver une autre raison à l’échec cuisant de cet appareil ? On aura beau être le plus grand fan d’Apple, on aura beau être une groupie de Steve mais le prix prohibitif du produit qui fut lancé en 1997 a poussé les consommateurs à se tourner vers des éditions un peu plus sobres de l’iMac possédant une configuration équivalente et s’élevant au grand maximum à 3 000 dollars. Ce qui s’avère être assez dommageable à la compagnie tant le design de l’appareil ne laissait pas indifférent et son look futuriste attirait le regard, mais à près de 8 000 dollars Apple a tiré un grand enseignement de cet échec, celui de savoir que le style et le design ont un prix et que les gens, même s’ils sont prêts à mettre le prix pour la qualité, ne sont pas près de payer rubis sur l’ongle rien que pour du design. Notons  que ce Mac est devenu en quelque sorte une édition collector que certains puristes s’arrachent … ce qui peut être considéré comme un succès mitigé.

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Écrit par itmag2003

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