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Good morning Africa

Après un 3,4% en 2011, le taux de croissance en Afrique devrait atteindre 4,5 % cette année et 4,8 % en 2013, croit-on savoir auprès des agences européennes et américaines de prospective. Il n’a pas fallu longtemps après que la Chine eut débarqué en Afrique pour que ce continent se réveille. Pendant des décennies, il ronronnait à […]

Après un 3,4% en 2011, le taux de croissance en Afrique devrait atteindre 4,5 % cette année et 4,8 % en 2013, croit-on savoir auprès des agences européennes et américaines de prospective. Il n’a pas fallu longtemps après que la Chine eut débarqué en Afrique pour que ce continent se réveille. Pendant des décennies, il ronronnait à la coloniale. Une véritable prise de conscience qu’il existe un monde. Qu’une terre et que d’autres contrées existent, travaillent, produisent et vendent à tout le monde. Pour les Européens ; la Chine colonise l’Afrique, pour l’Africain, la Chine lui montre le chemin de l’industrialisation et du commerce équitable. D’ailleurs, lors du dernier sommet de l’Union africaine qui c’est tenu à Addis-Abeba dans  le  courant  du  mois  de janvier 2010, la Chine a été l’invitée d’honneur, prenant ainsi part aux discussions relatives à la thématique des TIC même si l’Afrique est assez contrastée en termes de TIC selon que l’on s’intéresse à la téléphonie mobile, qui connaît  un  boom  fulgurant, où les datacenter qui commencent à bourgeonner.
En ce qui concerne l’accès à Internet, moins de 4% de la population en a accès en Afrique subsaharienne, chiffres donnés par l’UIT. L’Afrique ne représente que 3,7% des utilisateurs mondiaux de l’Internet avec une concentration notamment des principaux grands pays africains dont le Nigeria (+8 millions d’utilisateurs), le Maroc (+6,1 millions), l’Egypte (+6 millions), l’Afrique du Sud (+5,1 millions), le Soudan (+3,5 millions), le Kenya (+2,8 millions) et l’Algérie (2,5 millions). Manque d’informations ou verrouillage de l’information, le 14 mai 2007, la Chine a placé en orbite un satellite de télécommunications de sa fabrication pour le compte du Nigeria. A l’exception des agences de presse chinoises qui ont relaté l’évènement à travers des dépêches diffusées sur Internet, le lancement de ce satellite géostationnaire, couvrant l’Afrique, une partie du Proche-Orient et du sud de l’Europe, s’est fait dans l’indifférence quasi générale et n’a guère intéressé les médias africains ; mais ce qui remet une fois de plus à l’ordre du jour la question du lancement du satellite régional panafricain de télécommunications RASCOM, régulièrement annoncé mais moult fois reporté pour des raisons multiples et variées. Alors que dire de la fibre optique qui pour les pays du Nord arrive à la maison et qu’en Afrique on la regarde avec envie. Peut-être que les 4,8% de taux de croissance africain et le zéro pour cent européen va enclencher une offre pour la fibre optique africaine, tout en espérant que, pour une fois, cela va améliorer la vie de l’Africain.  L’Afrique se décomplexe et est à la veille d’un changement capital : l’innovation, l’esprit d’entreprise et l’enthousiasme sont en train de s’imposer.

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Écrit par itmag2003

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