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Gouvernance de l’Internet: L’Afrique se réveille

Alger vient d’abriter la première Conférence Africaine pour la gouvernance de l’Internet (CAGI) qui a vu la participation de 17 ministres et 24 pays. Le Cagi qui s’est tenu au Centre international des conférences (CIC), Abdellatif Rahal, a été marqué aussi par la participation de représentants de l’Union internationale des télécommunications (UIT) et de l’Union […]

Alger vient d’abriter la première Conférence Africaine pour la gouvernance de l’Internet (CAGI) qui a vu la participation de 17 ministres et 24 pays. Le Cagi qui s’est tenu au Centre international des conférences (CIC), Abdellatif Rahal, a été marqué aussi par la participation de représentants de l’Union internationale des télécommunications (UIT) et de l’Union africaine (UA) ainsi que d’experts dans le domaine de la gouvernance de l’Internet.
Ce rendez-vous africain est un premier pas pour créer un espace de débats et d’échanges entre les différents acteurs dans la sphère panafricaine du numérique mais aussi pour discuter des possibilités de coordination pour la gouvernance de l’Internet dans les pays africains. « Les principaux axes qui seront discutés lors de la conférence concerneront, particulièrement, la gouvernance d’Internet et le rôle que nous, pays africains, devront jouer afin de ne pas rester en marge de la nouvelle révolution» a souligné Houda-Imene Faraoun lors de son speech d’inauguration. Brahmia Sanou, directeur du BDT –Bureau du développement des télécoms- au sein de l’UIT dira que «il faut permettre à tous les africains d’utiliser Internet». Son speech sera beaucoup plus axé sur les chiffres. Il dira, entre autre, que « en 2004, il y avait 2.4 milions d’africains qui utilisaient Internet. Aujourd’hui, en 2016, c’est 27.6%». Un progression exponentielle et qui reste un énorme potentiel de croissance tout en ajoutant que «83% des africains ont un mobile». Durant son speech, le représentant de l’UIT mettra en exergue le potentiel énorme qu’offre l’Afrique. Quant à Abou Bakr Trouri, représentant de la BAD – Banque Africaine de Développement-, il axera son speech sur la dorsale africaine, qui est un réseau de fibre optique qui va d’Alger à Abudja permettant d’arroser l’Afrique en bande passante Internet. Enfin, trois sessions sont prévues : « Gouvernance de l’Internet », « la protection de l’Internet » et « Un Internet rentable pour tous »

Gouvernance de l’Internet
La première session du Cagi –Conférence Africaine sur la Gouvernance de l’Internet- intitulé « Gouvernance de l’Internet » avec pour intervenants Hamdoune Touré, ex SG de l’UIT  et Malik Si Mohamed, chercheur et enseignant à l’université. «On parle de gouvernance d’Internet mais il faut d’abord avoir Internet» lance Hamadoun Touré, ex Secrétaire Général de l’UIT et présentement Président de «Smart Africa» à l’assistance nombreuse tout en ajoutant «comment parler de quelque chose que vous n’avez pas ». Hamadoun Touré commence son discours par dire que « Comment voulez-vous parler de quelque chose que vous n’avez pas » en donnant des chiffres sur le développement de l’Internet en Afrique tout en soulignant que «le continent africain est peuplé de plus d’un milliard d’habitants. Il faudrait alors un milliard de laptop et autant en smartphone».  Pragmatique et pour mieux montrer notre retard, il donnera quelques évidences. «Le cloud ce n’est pas nous» et «Ou sommes-nous sur les apps?».  L’ex SG de l’UIT met le doigt sur les éléments critiques pour un «développement harmonieux de l’Internet».  le Dr Hamadoun Touré, a tenu à rappeler aux ministres africains qu’il était bien de célébrer l’avancée des technologies sur le continent, mais qu’il est plus important de regarder en avant et de s’intéresser aux challenges à venir. Et pour cela, il parlera de défi ou plus spécialement de travailler ensemble, pour la nouvelle génération et pour être compétitif. Et pour cela, il parlera d’un point d’échange Internet –Gix- en Afrique mais aussi de datacenter tout en rappelant que présentement la data africaine n’appartient pas aux africains mais est stocké ailleurs et qu’il faut que les marchés africains soit «vu comme des marchés sérieux».De plus, il ajoutera que «Chaque pays n’arrivera pas à le faire individuellement parce qu’un seul marché n’est pas suffisant pour attirer une industrie» et il préconise de travailler ensemble en disant «trouver un objectif commun pour travailler ensemble» tout en disant que «les cerveaux sont équitablement distribués dans le monde».

«L’information africaine n’appartient pas aux africains»
Quant à Malik Si Mohamed, il dira que « les TIC vont prendre de plus en plus de place dans notre vie quotidienne ». Graphe à l’appui, il décortiquera l’usage de l’Internet à travers trois classes – les individus, les entités et les Etats- tout en affirmant que « ceux qui gèrent nos informations ne sont pas élus. Ce sont des entreprises » tout en mettant en exergue le fait que « les Etats n’aiment pas imposer quoi que ce soit au Major». L’Afrique dira-t-il a aussi ses priorités mais le challenge est possible tout en posant la question «comment nous associer à la table de la gouvernance de l’Internet». Il terminera son speech par  «les enjeux sont énormes et il faut une véritable union»

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Écrit par itmag2003

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