L'Essentiel
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Hauts responsables, artistes, sportifs et personnalités y sont absents Réseaux sociaux : un atout ignoré

Si les réseaux de socialisation ne cessent d’attirer des centaines de millions d’Algériens, avec 4 internautes sur 5 connectés au réseau des réseaux (plus de 4 millions d’utilisateurs pour plus de 5 millions d’internautes), les hauts responsables, artistes et sportifs de haut niveau n’ont pas encore jugé nécessaire de faire figure sur ces sites Il […]

facebookSi les réseaux de socialisation ne cessent d’attirer des centaines de millions d’Algériens, avec 4 internautes sur 5 connectés au réseau des réseaux (plus de 4 millions d’utilisateurs pour plus de 5 millions d’internautes), les hauts responsables, artistes et sportifs de haut niveau n’ont pas encore jugé nécessaire de faire figure sur ces sites

Il est vrai que les noms de n’importe quel politicien, responsable, artiste et sportif existent sur Facebook ou Twitter, mais ce ne sont en fin de compte que des pseudos utilisés par d’autres internautes. La preuve, il suffit de taper le nom de n’importe quel haut responsable ou d’une personnalité nationale dans divers domaines et tomber sur plusieurs comptes, avec des photos de la personne concernée. On croirait, à première vue, qu’il s’agit véritablement de ces personnes, malheureusement la réalité est tout autre ! « Ce qui m’encombre davantage est que les concernés ne réagissent même pas pour mettre un terme à cette usurpation d’identité. Il y a des dizaines d’Ouyahia, Belkhadem, Bouteflika, Bouguerra, Saidi, Ghezzal, Aït Menguellet… et d’autres personnalités publiques sur Facebook. Je ne sais pas si cela les arrange, ou plutôt ils n’accordent aucun intérêt à ce qui se fait en leur nom sur les réseaux de socialisation », s’interrogent des jeunes universitaires interrogés sur le sujet. « Nous aurions aimé avoir l’opportunité d’entrer en contact direct avec nos personnalités politiques, culturelles et sportives. Mais malheureusement l’avancement réalisé dans le domaine des TIC ne s’est pas répercuté positivement sur l’élargissement des voies de communication en Algérie ! », regrettent nos interlocuteurs. Cette réalité n’est pas également du goût des professionnels de la presse qui se retrouvent, dans la plupart du temps, contraints d’attendre plusieurs jours pour obtenir l’information désirée. Cela pousse certains d’entre eux à se confier à « des sources bien informées » pour réaliser un travail approximatif, ce qui leur cause parfois des ennuis. « Il n’y aucune raison pour que les personnalités nationales boycottent les réseaux sociaux. Nous avons même posé cette question à certains responsables, mais ils ont répliqué par le fait qu’ils n’ont pas assez de temps à consacrer à la Toile. Nous estimons qu’il s’agit là d’une aberration, car dans les pays développés les personnalités publiques recrutent carrément des professionnels chargés de gérer leurs comptes sur les sites de socialisation ! », déplorent Saïd, Abderrazak et Rabah, journalistes dans des quotidiens nationaux d’information générale. « Ce qui nous agace encore est que ces responsables ou personnalités s’insurgent lorsqu’un journaliste rapporte une information qui n’arrange pas leurs affaires. Qu’ils se mettent à la page s’ils veulent se mettre à l’abri de ces ennuis et nous éviter les tracas au quotidien. Ce retard dans le mode de communication moderne est très préjudiciable à l’image de notre pays », ajoutent nos interlocuteurs.

Facebook, c’est pour le citoyen lambda !
Les personnalités publiques continuent d’ignorer la nécessité de se mettre au diapason des nouvelles réalisations en matière de communication électronique, estimant que les sites de socialisation sont faits pour de simples citoyens. « Nous avons plus d’une centaine de journaux et plusieurs chaînes de radio et de télévision. Et puis, lorsque nous voulons annoncer quelque chose, c’est à nous d’inviter la presse. Un haut responsable n’est pas en mesure de passer son temps à surfer sur la Toile, Facebook et Twitter sont beaucoup plus utilisés par les jeunes pour des objectifs de connaissances ou d’échange d’idées », voici une réponse quasi unanime de certains responsables. Ces gens ont-ils dépassé l’âge des TIC ? Pourquoi restent-ils insensibles aux réseaux sociaux ? Pourquoi tiennent-ils aux moyens de communication traditionnels, alors que l’Internet a révolutionné tous les domaines de la vie publique ?… Ce sont autant d’interrogations des plus légitimes à se poser et qui sont carrément en contradiction avec le discours des autorités qui réitèrent à chaque fois leur intention de consolider la maîtrise des TIC et l’ouverture en termes de communication. C’est un déphasage total, qui ne rime nullement avec l’engouement des Algériens pour les réseaux de socialisation. Plus de quatre millions de citoyens possèdent des comptes sur Facebook et des centaines d’autres sur Twitter, sans omettre de signaler le comportement interactif des internautes algériens qui « envahissent » les forums de discussion.

Le poids des rumeurs face à la « vieille » mentalité…
Les journalistes algériens se retrouvent parfois étonnés d’être invités à des points de presse tout à fait imprévus par des personnalités politiques, culturelles ou sportives. Et ce n’est pas pour annoncer un événement, mais simplement pour répondre à des rumeurs « colportées » par certains organes de presse. Des conférences de quelques minutes et puis tout le monde s’en va ! « Cela devient pratiquement une habitude fatigante, surtout chez les artistes et les sportifs. Alors qu’en Europe, par exemple, ces gens-là se contentent de publier des infos ou des réactions sur leurs pages Facebook ou Twitter, en Algérie on continue de rouler à pas de tortue », tonnent certains professionnels de l’information. « Il s’agit simplement d’une mentalité un peu vieille à changer impérativement. Et puis même si sportifs et artistes ne sont pas très initiés aux TIC, ils peuvent quand même charger d’autres personnes pour ce faire », suggèrent nos interlocuteurs. Le constat est certes lamentable, mais il n’est jamais trop tard pour bien faire…

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Written by itmag2003

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