L'Essentiel
0

Il a fermé ses portes sur une note de positivité SifTech, le renouveau oranais

Parmi la soixantaine d’exposants, des habitués, nationaux ou étrangers, et quelques nouveaux. Mais aussi de légères défections, visibles aux stands laissés vides. Une occasion en or en tout cas pour les entreprises qui y étaient de mettre en valeur de nouveaux services; de discuter avec le voisin et aller jusqu’à réfléchir à une éventuelle opportunité […]

Parmi la soixantaine d’exposants, des habitués, nationaux ou étrangers, et quelques nouveaux. Mais aussi de légères défections, visibles aux stands laissés vides. Une occasion en or en tout cas pour les entreprises qui y étaient de mettre en valeur de nouveaux services; de discuter avec le voisin et aller jusqu’à réfléchir à une éventuelle opportunité de collaboration. On le voyait aisément; une simple curiosité se transformait très vite en échange de cartes de visite et, quelques fois, en prises de rendez-vous.
aisser de rideau sur la treizième édition du Salon international du futur technologique (SifTech) qui, visiblement, a pris un nouveau souffle dans une ville d’Oran qui semble beaucoup lui réussir. Il est vrai que la vocation fédératrice des professionnels du secteur des nouvelles technologies de l’information et de la communication n’a jamais été autant confirmée que lors de ce salon où à peine la séance d’inauguration entamée que des décisions, ou plutôt des intentions de projets ont été engagées. A l’ombre des stands aussi où des accords d’association entre ent prises exposantes ont été peaufinés et finalisés. Le tout, au milieu d’un public oranais -et pas seulement d’ailleurs- très réceptif et curieux de connaître ce qui se passe et ce qui se fait dans le domaine technologique.
La Finlande était le pays d’honneur et le pays de l’expérience IT à scruter. Le premier appel sans fil (technologie NMT d’époque) ; c’est la Finlande ! Le premier SMS ; c’est ce pays aussi. Et surtout, le « 3310 »; c’est également à son actif. En 2012, c’est Stonesoft; référence montante de la sécurité des réseaux de données, et UpCode, nouveau-venu dans le paysage des entreprises finlandaises installées en Algérie spécialisé dans l’édition de codes URL interactifs et multifonctionnels pour mobiles. Une technologie qui s’apparente aux QR Codes. Ceci pour l’aspect business. Du côté officiel, l’ambassadrice de Finlande, Mme Hannele Voionmaa, très enthousiaste et sans protocole, a été très disponible et attentive aux messages adressés par la partie algérienne avec laquelle la Finlande est très présente dans le milieu universitaire et de la recherche ces dernières années, en offrant des bourses d’études dans les plus grands centres de recherche finlandais. Pour en revenir aux messages de bienséance ; c’est le wali d’Oran, M. Abdelmalek Boudiaf, qui, le premier, fait des appels du pied à la Finlande pour tendre les voiles en direction d’Oran; très grande ville qui ne demande qu’à le confirmer davantage en devenant l’autre terre d’accueil des investisseurs potentiels, au-delà du seul secteur technologique. Alger étouffe et sature et c’est peut-être le moment de « sortir de la capitale », pour reprendre l’expression du wali d’Oran. Et comme pour forcer les choses, ce dernier lance une invitation officielle à la Finlande afin de désigner une ville qui se verrait jumelée avec celle d’Oran. Une chose de faite ! Il ne reste plus qu’à définir les contours du projet et à Mme Voionmaa de définir la ville qui sera concernée.  Autre initiative ; celle que l’ambassadrice propose à ses interlocuteurs qui consiste à faire rencontrer, dans une logique d’échange d’expérience et d’écoute, les protagonistes derrière le programme « e-Algérie » avec ceux de Finlande à l’origine de leur programme à eux, le « Vision 2015 ». Sur ce point, s’il est question pour l’Algérie de définir la société de l’information qu’elle veut ; pour la Finlande, où cette même société est une réalité depuis longtemps ; c’est plutôt à une autre urgence qu’elle doit répondre. La population dans ce pays est très vieillissante, contrairement à l’Algérie, et le programme de la Finlande en la matière doit associer les technologies les plus innovantes avec le bien-être d’une majeure partie de ses habitants, de plus en plus vulnérables.
Autre différence de taille ; le droit d’accès à Internet haut débit a été constitutionnalisé en Finlande. Quoi qu’il en soit, la rencontre devrait avoir lieu à la résidence de l’ambassade de Finlande en Algérie et la date ainsi que les parties prenantes devraient très vite être connues ; selon les propos de Mme Voionmaa.

Business et curiosité
L’ambiance du salon était très enthousiaste et détendue. Ça se lisait facilement sur les visages des exposants, en plus des cernes pour les plus fatigués. Le Centre de conventions d’Oran y était certainement pour quelque chose vu son cadre très agréable. Ou alors c’est Oran, qui force la gaieté ! Parmi la soixantaine d’exposants, des habitués, nationaux ou étrangers, et quelques nouveaux. Mais aussi de légères défections, visibles aux stands laissés vides. Une occasion en or en tout cas pour les entreprises qui y étaient de mettre en valeur de nouveaux services; de discuter avec le voisin et aller jusqu’à réfléchir à une éventuelle opportunité de collaboration. On le voyait aisément; une simple curiosité se transformait très vite en échange de cartes de visite et, quelques fois, en prises de rendez-vous.
Les opérateurs télécoms n’ont pas dérogé à la tradition de leur présence à ce salon en aménageant à la disposition du visiteur, professionnel surtout, des séances de test.
Des industriels également étaient de la partie, notamment les entreprises publiques Alfatron et ENIE, qui y avaient exposé leurs gammes d’équipements; ordinateurs de bureau, portables, serveurs professionnels pour le premier, et téléviseurs de toute dimension pour le second. Côté entreprises privées, le Siftech a été le baptême du feu pour beaucoup de jeunes pousses issues du Cyberparc de Sidi Abdellah. L’occasion d’apprendre à « vendre » dans un environnement professionnel des plus difficiles.
Mais le plus intéressant était de les voir se frotter aux aînés, des responsables d’entreprises qui cumulent des années de terrain, et échanger sentiments d’expérience, orientations et conseils. Parmi les autres présents, Condor Informatique, qui, une semaine auparavant, avait inauguré les nouveaux bureaux de sa filiale informatique dédiés aux professionnels. Au salon, elle était présente avec toute sa panoplie d’ordinateurs.
Condor Informatique, qui est le partenaire d’Intel, Western Digital, Good Ram, entre autres, pourrait devenir le partenaire d’intégrateurs nationaux ; surtout depuis qu’il fabrique lui-même des cartes mères. Ce n’était pas à l’ordre du jour du Siftech mais ce ne sera pas une alliance contre-nature dans la mesure où de plus en plus, les partenariats « public-privé » s’avèrent des plus judicieux dans des marchés très serrés où les parts de marché s’effritent facilement.
Lorsque l’ambassadrice de Finlande parlait d’une participation active des entreprises finlandaises, c’était sans compter que l’une d’entre elles avait déjà noué une relation d’affaires avec une société locale et privée. En plus de ce qu’il propose de faire, maintenant et à venir, ePay, qu’on ne présente plus, s’est associée à la finlandaise UpCode afin d’offrir des services de paiement en ligne à travers des codes images interactifs qui envoient directement l’utilisateur, après avoir scanné depuis son téléphone l’application concernée, sur la page Web où il doit effectuer son paiement. C’est très nouveau et nous ignorons  quelle place pourrait avoir cette technologie face aux paiements sans contact (NFC) à titre d’exemple. C’est à voir de plus près. En tout cas, UpCode s’est installée en Algérie et vise les moyens de paiements, entre autres métiers dans son portefeuille technologique. L’autre entreprise attendue était Nokia. Attendue notamment à travers sa gamme de nouveaux smartphones sous Windows Phone, les Lumia ! Malheureusement ; mis à part des modèles d’entrée et de moyenne gamme ; aucun de ces bolides technologiques n’a été présenté au public oranais durant ce SifTech. A peine si la technologie PureView était présentée à travers une affiche collée sur le stand. Tant pis ! Parmi les autres entreprises à avoir profité de l’occasion pour présenter des offres ainsi que des services nouveaux, XMedia, qui a lancé des packs d’hébergement préconfigurés pour une installation sous Joomla avec tout une team dédiée à la gestion du site en question. Un service que Karim Embarek, très connu pour avoir organisé ou coorganisé les JoomlaDay, la Semaine du Web ou encore les start-up week-end, considère comme « très innovant et inédit »  car, dit-il, « c’est à partir d’un retour d’expérience que j’ai entrepris de lancer ce service afin que les entreprises n’aient plus à faire face aux aléas techniques qu’elles connaissent lorsqu’elles veulent héberger des sites Web ». Une préconfiguration optimale qui libère l’entreprise des tracas liés à la gestion ou au webmastering d’un site Web.

Toujours Oran !
Deux jours d’un salon qui a sembléretrouver toute sa fraîcheur. Un salon aussi qui maintient sa prochaine organisation à Oran, en attendant confirmation si c’est encore au Centre de conventions d’Oran qu’il sera abrité. Néanmoins, c’était surtout l’occasion de connaître d’autres vues, d’autres profils, enseignants, chercheurs, entrepreneurs de la région de l’Ouest. Tout au long du déroulement du salon, des ateliers thématiques ont ponctué chaque visite de stand au niveau desquels les passants ; étudiants, professionnels ou simplement des curieux s’attardaient volontiers. Un salon très animé avec des séances d’émission télévisées et de radio, de niveau national ou des antennes régionales? Rendez-vous est donc pris au prochain SifTech.

Share:
  • googleplus
  • linkedin
  • tumblr
  • rss
  • pinterest
  • mail

Écrit par itmag2003

There are 0 comments

Leave a comment

Want to express your opinion?
Leave a reply!

commentez car plus vous commentez plus il y aura d'échange

%d blogueurs aiment cette page :
Lire les articles précédents :
Au cours d’une journée organisée par Comparex Algérie Virtualisation : le pourquoi du comment 

Après plusieurs années où les entreprises IT pratiquement « se cachaient », Comparex commence la série en allant directement vers le marché...

Fermer