L'Essentiel
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Ils tentent de coller aux évolutions des TIC Les assureurs vont se disputer les clients à coups de Facebook

Les compagnies d’assurance admettent qu’elles sont très en retard dans l’utilisation des technologies de l’information et de la communication ce qui est considéré comme un lourd handicap qui pénalise cette activité. Ces déclarations qui proviennent des assureurs eux-mêmes ne sont pas nouvelles. L’ex-secrétaire permanent du conseil national des assurances, Abdelmadjid Messaoudi, a tiré la sonnette […]

assuranceLes compagnies d’assurance admettent qu’elles sont très en retard dans l’utilisation des technologies de l’information et de la communication ce qui est considéré comme un lourd handicap qui pénalise cette activité. Ces déclarations qui proviennent des assureurs eux-mêmes ne sont pas nouvelles. L’ex-secrétaire permanent du conseil national des assurances, Abdelmadjid Messaoudi, a tiré la sonnette d’alarme depuis des années. Mais en 2014, la donne peut changer.En effet les compagnies entendent développer l’assurance par le biais des applications sur Facebook, tablettes et smartphones en plus des devis obtenus sur leurs sites.
Les responsables de Amana, filiale de la SAA, ont annoncé qu’ils envisagent d’utiliser Facebook pour faciliter les souscriptions des assurés.
Pour se rapprocher davantage du client, il est question de mettre en place à l’avenir des services en utilisant des nouvelles technologies comme internet, les tablettes et les smartphones : domaine dans lequel des expériences sont en train de se faire. « On fera des propositions qui collent à la réalité quotidienne des utilisateurs », a dit le directeur général de cette filiale commune de la SAA et de MACIF, Pierre Olivier Adrey. Pour l’instant, c’est le partenariat avec la France qui booste le secteur des TIC comme dans la coopération entre la SAA et Macif donnant naissance à AMANA assurances dirigée par Pierre-Olivier Adrey au poste de directeur général.
Toutefois, les sociétés algériennes à l’image d’Alliances Assurances tente de parvenir à un niveau performant de qualité de service même si elles disposent d’un système d’information intégré et elles ont investi d’énormes moyens dans l’informatique afin d’offrir de meilleurs services sécurisés à ses clients.
3G, tablettes et diverses applications permises par les TIC ne laissent pas indifférents les compagnies même si elles ne suivent le mouvement qu’à petits pas. Toutefois, l’innovation provient surtout du partenariat avec les Français. Après l’exemple de MACIF, c’est au tour d’AXA de se jeter dans l’arène. Adlane Mecellem, chief executive officer d’AXA Algérie, a conçu un produit innovant pour répondre aux besoins des différents types de clients. Il a ainsi lancé AXA connect qui est une application web gratuite qui permet de prédéclarer via un smartphone les sinistres automobiles à distance et d’accéder à une multitude de services.
D’autres compagnies qui n’en sont encore qu’à proposer des devis par internet ne font pas dans l’innovation et l’application ne fonctionne même pas pour certaines entreprises.Les opérateurs sont conscients de l’importance de conceptualiser l’économie algérienne en une économie numérique comme la plupart des pays du monde. Un projet dont les résultats seraient très bénéfiques pour le citoyen, la société  et l’économie dont les assurances générant un chiffre d’affaires de 100 milliards de dinars. Toutefois, les sociétés algériennes ont aussi tenté de parvenir à un niveau performant de qualité de service mais sans réelle emprise sur le citoyen.
Du côté de CAARAMA, filiale de la CAAR, le choix est porté sur de nombreuses innovations qui pourraient être proposées aux clients même auprès des ceux des opérateurs de téléphonie mobile. Ainsi, selon Mokhtar Naouri, P-DG de CAARAMA, un abonné chez un opérateur de téléphonie mobile peut, grâce à un contrat d’assurance, la facture pourrait être payée par un assureur et éviter les impayés. Le procédé peut être intéressant, à titre d’exemple, suite à une hospitalisation d’un client à l’étranger.
M. Naouri fait état d’un comité innovation qui a des projets et des produits qui sont en gestation sans donner plus de détails. C’est ainsi que la compagnie propose des devis en ligne et prépare des applications sur smartphone. La CAAR utilise aussi depuis 2007 un progiciel dans le domaine de l’assurance qui permet une gestion décentralisée des opérations techniques d’assurance d’une façon continue. Le progiciel gère tous les produits commercialisés par la compagnie selon un référentiel unique pour l’ensemble du réseau de distribution et son architecture lui permet de s’adapter à toutes les tailles d’organisation.Si les compagnies décident de se recentrer à nouveau sur le secteur, c’est que les conséquences de l’absence de généralisation de l’informatique se font ressentir particulièrement pour les clients qui sont contraints d’attendre parce que leurs dossiers ont été égarés dans les tiroirs des employés.
En l’absence d’échange d’informations entre les agences, il est, par exemple, pratiquement impossible pour les sociétés d’assurances de gérer les dossiers des mauvais conducteurs, car ceux-ci ont tout le loisir de changer d’agence sans que les autres prestataires de service ne soient capables de détecter l’astuce, notamment en l’absence du système Intranet.Les compagnies tentent alors de s’équiper de divers logiciels pour prendre en charge les nombreuses opérations induites par le travail des assurances. En plus, l’ouverture du pays et la perception qu’on se fait des nouvelles technologies de l’information conduiront nécessairement à une concurrence plus accrue dans le secteur.
Les compagnies d’assurances sont appelées, de ce fait, à adopter les TIC pour améliorer leurs prestations de service en collaboration avec les opérateurs de téléphonie mobile. La filiale de la Caisse de mutualité agricole, Le Mutualiste se lancera aussi sur ce chantier, a dit son DG, Mohamed Rafik Benelmouffok.

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Written by itmag2003

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