L'Essentiel
0

Imagine Cup 2012 en Australie L’Algérie dans le trio de tête

Le pays est représenté dans la section « Windows Azure » par des étudiants issus de différentes universités dans la Klein Team. « Nous sommes à Sydney et nous sommes sûrs de mettre le drapeau algérien dans le trio gagnant mais nous aimerions être les premiers », affirme-t-elle Après une inauguration à la Microsoft, où […]

Le pays est représenté dans la section « Windows Azure » par des étudiants issus de différentes universités dans la Klein Team. « Nous sommes à Sydney et nous sommes sûrs de mettre le drapeau algérien dans le trio gagnant mais nous aimerions être les premiers », affirme-t-elle
Après une inauguration à la Microsoft, où tout le monde mouille la chemise, place maintenant à la compétition. Arrivée au Centre des conventions très tôt le matin pour assister à la préparation des équipes. Tout le monde est au taquet. Dans une grande salle, plusieurs groupes de jeunes, constitués en équipes parsemées en grappes dans tout le centre, potassent, révisent et effectuent leurs ultimes essais. Tous sont très concentrés et rivés sur leurs écrans d’ordinateurs. Une très forte pression est palpable. Nous nous dirigeons vers un groupe au hasard. Assis à même le sol, un ingénieur fait son pitch et ses camarades, et parfois son mentor, le corrigent. Slide après slide. Nous allons voir les équipes algériennes. L’une des équipes (Klein) s’était formée sur Internet. Elle est composée de trois étudiants. Le premier de l’INELEC, le deuxième, originaire de Chlef, a fait ses études à l’université de cette même ville, et le troisième est issu de l’ESI. « Cela n’a pas été difficile pour nous », raconte Zanouda, tout en ajoutant : « Je connais Imagine Cup depuis mon année du bac et je me suis dit ; je veux y être. » Regardant en direction de son colistier, il ajoute : « Mon objectif est de mettre le drapeau algérien sur le podium et pour 2012, nous sommes sur le podium et c’est ma grande fierté. » Au cours de la discussion avec ce groupe de jeunes étudiants, nous avons appris que leur projet objet du concours leur a pris pratiquement une année,  en même temps qu’ils poursuivaient leurs cours et passaient leurs examens. A la question de savoir si cela les a dérangés pour leurs études, tous répondent que « oui cela nous a demandé de l’organisation et même beaucoup d’effort car il fallait faire les deux en même temps ». Ils se regardent et disent presque simultanément : « Nous sommes à Sydney et nous sommes sûrs de mettre le drapeau algérien dans le trio gagnant mais nous aimerions être les premiers. »
L’autre équipe présente à Sidney est, quant à elle, composée d’informaticiens, de HEC et d’électroniciens. Et eux, deux de leurs éléments n’ont pas pu avoir un visa pour l’Australie. Cela a d’ailleurs posé des problèmes et expliquerait peut-être le fait qu’ils n’aient pas pu aller à la phase 2. « Nous sommes contents qu’il y ait plusieurs équipes issues du monde entier », nous dit Walid Abou Hadba, « Microsoft Evangelist ». Nous avons aussi rencontré dans les travées des amphis Cristina Nardini, Senior Academic qui a vu naître Imagine Cup en 2003 et qui nous dit, sous le seau de la confidence, « cela a commencé petit et voilà maintenant, 10 ans après, c’est énorme ».

En quête du prochain « Bill Gates »
Au cours de la conférence de presse qui a précédé le lancement effectif d’Imagine Cup, c’est un Walid Abou Hadba enthousiaste qui lance à l’assistance : « C’est pour les étudiants ! » et d’ajouter : « Pour que les étudiants rêvent. »
Il dira tout au long de son intervention que le monde est « plat sans innovations » et qu’Imagine Cup s’adresse à tous les étudiants du monde. « Tout le monde peut gagner », poursuit-il. Son discours, qui aura duré plus d’un quart d’heure, mais aussi lors de l’entretien qu’il nous a accordé, est un message clair.
« Tous les pays ont besoin de créer un écosystème digital. » Il regrette tout de même que sa génération n’a pas eu ces opportunités et que « cela était difficile ».
Il conclut son discours par cette phrase : « Le secteur des IT est un secteur énorme. » Prenant le relais, Pip Maslow, enchaîne, son : « Nous fêtons le 10e anniversaire d’Imagine Cup » et cela montre que « l’innovation est notre DNA » (ADN).
Tout en dressant un mini-bilan de ces dix ans, elle dira qu’il « y a eu une accélération ces 5 dernières années ».
« Il y a 10 ans, nous avons commencé avec un rêve et avec très peu de projets, aujourd’hui nous touchons pratiquement les 192 pays ». Et de clôturer : « Peut-être le prochain Bill Gates sera là. »

Entrée en lice
Et c’est parti. Nakuma Team est éliminée. Dommage, car l’idée est intéressante : faire fonctionner « n’importe quoi » avec la pensée. Oui la pensée. Et cette équipe a souffert de  défections suite au refus de visas pour deux de ses membres, dont un pour Dubaï.
Le comble, c’est que c’était justement l’un des membres qui avait le prototype et les produits électroniques qui vont avec. Après plusieurs rencontres avec les organisateurs, il a été décidé d’utiliser la visioconférence à partir d’Alger pour faire les démos. Et cela n’a certainement pas convaincu le jury.
L’un des membres présents, découragé, nous dit : « C’est beaucoup de travail qui a été fait. Et nous avons une très bonne idée pour les handicapés moteurs et d’autres utilisations ». Tout a commencé le matin à 9h avec les préparatifs pour l’ensemble des équipes présentes.
Toutes disposaient de 35 minutes, réparties en 20 minutes d’explication et 15 autres pour la séance des questions-réponses du jury pour convaincre.
Le jury se compose d’informaticiens, de juristes et d’économistes et ses membres ne se connaissent pas du tout. Dans une dizaine de salles vont passer pratiquement 80 équipes venant de presque tous les continents et seulement 20 passeront la phase 1 et uniquement 6 seront récompensées sur les 20. Tous viennent après un concours national où ils sont déjà filtrés. Cette année, Imagine Cup se compose de 3 grands thèmes : la compétition, le challenge et les « awards ».
La compétition elle-même se subdivise en Software Design, Game Design Phone, Game Design Xbox/Windows. Par contre, les challenges, eux, ont été divisés en 4 parties : Windows Phone, Windows Azure, Kinect Fun Labs, IT Challenge et Windows Metro.
Les « awards », cette année, ont été sponsorisées par une marque de boisson sucrée et qui porte sur la santé, l’environnement. En ce qui concerne l’Algérie, il restait en compétition 1’équipe qui a travaillé sur Windows Azure et elle est dans le trio de tête (Klein).

Share:
  • googleplus
  • linkedin
  • tumblr
  • rss
  • pinterest
  • mail

Écrit par itmag2003

There are 0 comments

Leave a comment

Want to express your opinion?
Leave a reply!

commentez car plus vous commentez plus il y aura d'échange

%d blogueurs aiment cette page :
Lire les articles précédents :
Non-competition

L’investissement dans les technologies de l’information est unanimement reconnu comme l’un des principaux facteurs de différenciation pour la compétitivité, la...

Fermer