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Imagine Cup 2012 : Merci et bravo

« Depuis 2003, des centaines de milliers d’étudiants, des quatre coins du globe, tous talentueux, passionnés et dotés d’une imagination sans limite, se lancent un défi incroyable : mettre leur créativité et leurs compétences techniques au service d’une grande cause », nous dit Walid Abou Hadba, évangéliste et maître d’œuvre de cet  Imagine Cup australien. Pour arriver à […]

« Depuis 2003, des centaines de milliers d’étudiants, des quatre coins du globe, tous talentueux, passionnés et dotés d’une imagination sans limite, se lancent un défi incroyable : mettre leur créativité et leurs compétences techniques au service d’une grande cause », nous dit Walid Abou Hadba, évangéliste et maître d’œuvre de cet  Imagine Cup australien. Pour arriver à Sydney, il a fallu passer par des compétitions nationales qui se sont déroulées, selon Microsoft, dans « 180 pays du monde », pour s’achever à la finale mondiale à Sydney, cette année. L’année prochaine, ce sera Saint-Petersbourg, en Russie.

Six heures de vol pour Dubaï et 16 autres heures de vol pour rejoindre Sydney et son fameux opéra, ses kangourous, ses requins et ses koalas. L’ouverture des compétitions se fera au Convention Center, une sorte de « Riadh el Feth » d’Alger. Et comme d’habitude, surtout depuis Steve Balmer, les responsable de Microsoft mouillent la chemise et se brisent un peu la voix. Et cette année, l’événement avait une connotation particulière. En effet, le concours fêtait ses dix ans d’existence, et Microsoft a décidé de mettre les petits plats dans les grands pour célébrer cet anniversaire. Et deuxièmement, deux équipes algériennes étaient en lice. Nakama Team pour le Software Design et Klein Team pour Azure. Un peu d’histoire. L’Imagine Cup, événement mondial, a été imaginé à Seattle en 2002 par trois Microsoftees : Laurent Ellerbach, Thomas Lucchini  et Morris Sim. Depuis sa création, elle a attiré pas moins d’un million de participants. Cette année, les concurrents mondiaux -issus de 183 pays différents- étaient au nombre de 350 000 et c’est la première fois qu’il y a non une équipe mais trois équipes totalement féminines. Si la première édition s’est tenue en 2003 en Espagne, la seconde finale mondiale a eu lieu en 2004 au Brésil. Les années suivantes, les trophées ont été remis au Japon (2005), en Inde (2006), en Corée (2007), en France (2008), en Egypte (2009), en Pologne (2010) et aux Etats-Unis (2011) et Sydney en 2012. Il faut tout de même savoir que ces compétitions doivent coller aux Objectifs du Millénaire de l’ONU, ce qui se traduit par « Imagine un monde où la technologie nous aide à répondre aux enjeux cruciaux de notre société : santé, éducation, environnement ». En clair, faire en sorte que l’imagination, l’innovation et la créativité de la jeune génération puissent permettre à l’humanité de gagner en qualité de vie et de se développer de manière durable tout en créant un écosystème « digital », comme l’a dit Dan’l Lewin, qui favoriserait encore plus la création d’entreprises et développerait l’entreprenariat.Dans une atmosphère presque magique, joviale, mais tendue et studieuse pour les participants, et sur une estrade avec un écran géant, commence l’aventure où la technologie n’est pas une fin en soi mais un outil au service de toutes les disciplines devant un panel de jeunes gens où le plus âgé ne dépasse pas la trentaine mais avec beaucoup de matière grise qui permet de changer et même de réinventer le monde. « Les étudiants utilisent les technologies d’une manière tellement professionnelle et avec beaucoup d’imagination et de créativité », nous dit Ahmed Berbar, responsable Imagine Cup Algérie, montrant du doigt les show-cases.  Comme chaque année, en pareille circonstance, Microsoft cherche à inspirer les jeunes étudiants en invitant des personnalités issues de différents milieux pour les pousser à innover et inventer le monde de demain. Et cette année, ce sera Jessica Watson, une fille extraordinaire qui n’aimait les bateaux étant jeune mais qui a fait le tour du monde en voilier sans aucune assistance et son speech est clair et avec beaucoup d’émotion dans la voie, elle dit : « Vous voulez quelque chose, il faut travailler et travailler encore pour l’obtenir. » Cerise sur le gateau et grâce au partenariat de Microsoft avec Nokia, « tous les participants recevront un Nokia Lumia 800 », dira Gregory Elphinston de  Nokia. De quoi leur permettre de développer de nouvelles applications sous Windows Phone 7. Cette année, 8 catégories, ce qui ne sera pas, nous dit-on, la même  chose pour l’année prochaine, Software Design, Game Design Phone, Game Design XBOX / Windows, IT Challenge, Kinect Fun Labs Challenge, Windows Metro Style App Challenge, Windows Azure Challenge, Windows Phone Challenge  et trois Awards  Health Awareness Award, Environmental Sustainability Award, People’s Choice AwardEt c’est le début de la compétition. Pour les étudiants en lice, la journée a commencé vers 08h30 au Convention Center, et l’équipe Nakama était programmée pour 15h30. Elle avait 35 minutes pour défendre leur produit et en langue anglaise. Entre-temps, ses membres s’entrainaient et mettaient au point leur speech avec Ahmed Berbar qui faisait office de mentor. En règle générale, et c’est ce que l’on a vu avec les autres teams, les mentors ont un rôle de conseiller et ils sont choisis par la team et la suivent tout au long des mois consacrés au développement de leur projet, ainsi que lors des passages devant les juges nationaux et à la finale mondiale. Leur travail consiste à donner des conseils techniques, mais aussi d’autres natures car on peut avoir un mentor médecin car le projet nécessite ce type de profil. En règle générale, chaque équipe a le sien, et d’autres, plus polyvalents, sont mis à la disposition des teams par Microsoft, comme coachs généraux.La catégorie qui a vu le plus de compétiteurs est la catégorie Software Design où l’Algérie a présenté une équipe (Nakama). Bien que le projet s’intitule Brainiac, qui est à destination de tétraplégiques et quadraplégiques, permettant de contrôler les mouvements d’un appareil grâce aux impulsions du cerveau, et soit un bon projet, il ne franchira pas la phase 2, peut-être à cause de la démonstration qui s’est faite par visioconférence car le reste de l’équipe n’a pas pu avoir un visa. La partie électronique a fait donc le retour vers Alger à partir de Dubaï. Nous n’en saurions pas plus même si un juge polonais nous dit qu’il y avait eu un projet similaire dans une précédente édition d’Imagine Cup. Il faut tout de même dire que les projets qui sont passés à la phase finale étaient des projets extrêmement aboutis et qui marchaient. Les vainqueurs cette année, qui repartent avec un prix de 25 000 dollars, sont les Ukrainiens de Quad Squad qui ont ébahi les juges avec un système de traduction du langage des signes en langage parlé, grâce à la détection des mouvements à l’aide d’un gant bourré d’électronique.
Ce n’est qu’une image à un moment donnée ou qu’une grille d’analyse de ce qui pourrait se faire mais cela montre irrémédiablement que les nouvelles technologies en général et le développement de logiciels ou d’applications pour mobile en particulier jouent un rôle majeur dans le développement et la croissance des sociétés humaines.
Et Microsoft dans tout cela ?  Pour Microsoft, Imagine Cup est un moyen de dynamiser le marché des logiciels et applications destinés à ses produits. Et quoi de mieux qu’une compétition mondiale d’étudiants pour les rapprocher de ses produit, ce qui a fait dire à Walid Abou Hadba, évangéliste, lors de la cérémonie de la finale : « Je veux que tout le monde promette de développer au moins une application pour Windows 8. » Un immense « Yes » s’est élevé au ciel dans un monde où la quantité des smartphones va dépasser le PC. Enfin, l’année prochaine, la finale d’Imagine Cup 2013 se déroulera à Saint Petersbourg : « Sous un nouveau format », nous dit Raouf Chebri, responsable Imagine Cup chez Microsoft Algérie, sans nous en dire plus…

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Écrit par itmag2003

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