L'Essentiel
0

Internet a changé les comportements et boosté l'économie

Si l’on en croit les résultats issus du nouveau panel comScore World Metrix, dévoilés le 4 mai 2006 par la société d’études américaine, l’Asie compte 168,1 millions d’internautes et les Etats-Unis 152 millions. «Aujourd’hui, le nombre d’internautes aux Etats-Unis représente moins d’un quart de la population mondiale de surfeurs, alors qu’il y a 10 ans, […]

Si l’on en croit les résultats issus du nouveau panel comScore World Metrix, dévoilés le 4 mai 2006 par la société d’études américaine, l’Asie compte 168,1 millions d’internautes et les Etats-Unis 152 millions. «Aujourd’hui, le nombre d’internautes aux Etats-Unis représente moins d’un quart de la population mondiale de surfeurs, alors qu’il y a 10 ans, les Etats-Unis abritaient les deux tiers de cette cible», a indiqué Peter Daboll, CEO de comScore Media Metrix.
Selon comScore, la France se place à la 7e position mondiale avec 23,8 millions d’internautes. Elle est devancée par la Corée du Sud (24,6), le Royaume-Uni (30,1), l’Allemagne (31,8), le Japon (52), la Chine (74) et les Etats-Unis (152).
Les sites Internet les plus visités en mars 2006 à travers le monde ont été les sites de MSN et Microsoft (538,6 millions de visiteurs), les sites de Google (495,8) et ceux de Yahoo ! (480,2). Les portails et moteurs «made in USA» sont suivis par eBay (269), le réseau Time Warner (241,5), les sites Amazon (154,6) et Wikipedia (131,9).
Les sites du français Wanadoo arrivent tout de même à se hisser à la 15e place de ce classement mondial avec 73 millions de visiteurs en mars 2006. On notera que les estimations de comScore sont moins élevées que celles d’autres sociétés d’études. Computer Industry Almanac Inc. (c-i-a.com), par exemple, a estimé à 1,8 milliard le nombre d’internautes dans le monde en 2005, contre 694 millions en mars dernier, d’après comScore.
Contrairement à Computer Industry, comScore ne prend pas en compte les connexions depuis un lieu public, comme un cybercafé, un téléphone mobile ou un PDA. Dans une autre étude de l’Insee (Institut national de la statistique et des études économiques), le domicile reste le lieu privilégié de connexion à Internet. Quant aux ménages qui ne disposent pas de connexion, «ils l’expliquent par l’absence de besoin [un sur deux], le manque de compétences [un sur six] ou, enfin, le coût trop élevé [un sur sept]». 77% des internautes ont utilisé Internet pour la recherche d’informations (68% pour la recherche documentaire et 52% dans le but d’obtenir des informations administratives). Viennent ensuite la messagerie électronique (73%), la consultation de comptes bancaires (39%) et l’achat de biens et de services (34%). 33% des internautes utilisent une messagerie instantanée, 18% conversent en direct sur Internet ou participent à des forums de discussion et 10% utilisent Internet pour téléphoner. Internet a certainement un impact important sur les entreprises, notamment dans la façon de faire des affaires. Les surfeurs montrent une plus grande ouverture d’esprit. La notion d’internaute a une certaine connotation dynamique par rapport à l’utilisation de médias plus passifs, par exemple, le téléspectateur.
Des analyses sociologiques sur les types d’internautes, et la façon dont ils utilisent Internet, tendent à se multiplier. On parle notamment, au sujet de ces pratiques, de «culture Internet» ou cyberculture. Des débats se déroulent sur leurs points jugés positifs et négatifs pour les individus et la société. Il est généralement considéré que le pourcentage d’internautes par rapport à la population est un critère de développement économique. Il existe de grandes disparités à ce niveau selon les zones géographiques et les catégories économiques et sociales. On parle à ce sujet de fracture numérique. Les progrès technologiques liés à l’informatique et à Internet sont à la base du développement de la «société de l’information», qui succède à la société industrielle. Bien que cette nouvelle forme de société soit à la source d’une forte croissance économique, elle a également mis en place de nouvelles formes d’exclusion. Il est communément admis que les inégalités sociales à l’intérieur d’un même pays sont à l’origine d’une autre fracture numérique, interne cette fois, qu’il appartient aux dirigeants du monde d’appréhender dans toutes ses dimensions et à laquelle ils doivent apporter des solutions.
L’Algérie a entrepris, dès 1999, de profondes réformes économiques, qui se traduisent notamment par la libéralisation du secteur des technologies de l’information et de la communication. C’est ainsi que sont prises dans notre pays en direction des citoyens et des agents économiques d’importantes initiatives visant à stimuler et à développer l’utilisation des technologies de l’information et de la communication, telle «l’opération OusraTic, un PC par foyer». Internet facilite aussi l’essor du multimédia qui n’est plus un mythe ou un fantasme de chercheur. Il devient chaque jour sous nos yeux une réalité plus ou moins proche. La tendance est à la dématérialisation. Les internautes peuvent effectuer des réservations sur Internet avant un voyage ou un déplacement professionnel. Ils peuvent avoir une idée précise sur leur itinéraire. Il y a de moins en moins d’hésitations et de plus en plus de convictions quant à l’avenir du multimédia et de son support Internet.

Share:
  • googleplus
  • linkedin
  • tumblr
  • rss
  • pinterest
  • mail

Écrit par itmag2003

There are 0 comments

Leave a comment

Want to express your opinion?
Leave a reply!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Lire les articles précédents :
«980 cadres formés sur les nouvelles technologies»

- { {{IT Mag}} : Pouvez-vous nous parler des réformes engagées au sein de la BEA dans le domaine technologique...

Fermer