L'Essentiel
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Internet dans l’entreprise Pourquoi faire compliquer quand on peut faire simple ?

«Pourquoi c’est si compliqué chez nous et très facile ailleurs», s’interroge Omar, un fonctionnaire qui a été surpris par la grève d’Algérie Poste alors qu’il venait retirer sa paie. Sous d’autres cieux, la monétique passe comme…une lettre à la poste mais dans notre pays, elle est au stade microscopique. Et puis chez nous, il n’y […]

entrepris«Pourquoi c’est si compliqué chez nous et très facile ailleurs», s’interroge Omar, un fonctionnaire qui a été surpris par la grève d’Algérie Poste alors qu’il venait retirer sa paie. Sous d’autres cieux, la monétique passe comme…une lettre à la poste mais dans notre pays, elle est au stade microscopique. Et puis chez nous, il n’y a plus de lettres. Le facteur nous ramène que des factures à payer.
Et même là ou l’informatique a été installée, on n’est pas à l’abri d’une panne. Tenez, l’autre jour alors qu’il est parti pour contracter une «assurance voyage Caarama» (filiale de la Caar) à sa fille dans une agence à El Biar, une demoiselle, affalée sur sa chaise, lui répond que «le système a buggé». Elle lui a annoncé cette nouvelle en s’efforçant d’afficher un sourire. Histoire de faire passer la pilule. Le chef d’agence ne semblait pas se soucier outre mesure de cette situation. Omar est revenu le lendemain et le surlendemain, la panne n’a pas été réparée ! Il a fini par aller à une autre agence où il a pu avoir cette assurance obligatoire pour déposer un dossier de visa Shengen. Autre exemple qui illustre notre retard. Il se présente à l’APC D’El-Biar pour retirer un extrait de fiche familiale en français. La préposée au guichet lui annonce : «on n’a plus d’imprimés. Revenez un autre jour !». Au moment ou dans d’autres pays, on ne parle que de numérique, chez nous, on veut rester au stade de l’imprimé dont on attend les livraisons. Sans pilote, ayant autorité politique et budgétaire sur les directions informatiques des ministères et des administrations, sans budget interministériel, l’administration électronique est vouée à végéter. On restera au stade d’études techniques, de projets-pilotes, de schéma directeur et d’expérimentation. Il faut renforcer les moyens d’un traitement électronique de bout en bout : passer de la culture de la transmission du document papier à celle de l’échange et du partage de données. Il faut faire du changement de culture une priorité politique et définir une organisation porteuse des objectifs collectifs du service public au delà de l’administration centrale.
Nous avons du mal à nous débarrasser du travail mal organisé, de structures empilées et de procédures compliquées. La réforme de l’administration permet une meilleure transparence.
Et dans ce contexte, on peut affirmer que la 3G est engagée de la pire des manières. Certaines voix laissent entendre que Djezzy pourrait être mis hors course sous prétexte d’un contentieux avec la Banque d’Algérie. Ainsi, le leader de la téléphonie mobile avec 17 millions d’abonnés risque l’élimination de la compétition ! Du jamais vu ! Mais on dirait que cette 3G est frappée de malédiction. Y-a-t-il un exorciste dans la salle ? Chaque étape charrie son lot de nouveaux rebondissements.
Y a t-il lutte des clans ? Au sommet de l’Etat, on semble ne pas avoir la même vison des choses. «Wellah hayrouna. C’est un projet qui a consomme son crédit», me confie un confère. Au chapitre des annonces, on retiendra la tenue de la 2ème réunion annuelle du forum arabe sur «la gouvernance de l’Internet» qui se tiendra début octobre prochain à Alger, avec la participation de quelque 500 experts, selon un responsable au ministère de la Poste et des technologies de l’information et de la communication (PTIC). L’objectif de cette rencontre de trois jours qui se tiendra au club des pins, est de faciliter l’échange d’informations et des pratiques idoines, et de tirer profit de l’expérience des spécialistes dans ce domaine, en rapprochant les vues arabes sur les priorités de la gouvernance de l’Internet afin de sortir avec des recommandations. Les enjeux politiques, économiques, culturels et sociaux liés au réseau sont devenus considérables.
De la liberté d’expression à la sécurité du réseau en passant par le multilinguisme, l’étendue des questions liées à Internet n’a cessé de croître. De bons débats en perspective. Espérons seulement que les recommandations ne vont pas être rangées dans les tiroirs.

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Written by itmag2003

There is 1 comment

  • bouhedli dit :

    Excellent Bonne Continuation

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