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La 3G se précise Ce que vous devez savoir

L’opération de remise du cahier des charges relatif au lancement du service de la troisième génération de téléphonie mobile (3G) en Algérie a débuté jeudi dernier, l’annonce en a été faite par le premier ministre Abdel Malek Sellal, alors qu’il était en visite d’inspection à Jijel.  Les trois opérateurs télécom mobiles qui ont une licence […]

operateursL’opération de remise du cahier des charges relatif au lancement du service de la troisième génération de téléphonie mobile (3G) en Algérie a débuté jeudi dernier, l’annonce en a été faite par le premier ministre Abdel Malek Sellal, alors qu’il était en visite d’inspection à Jijel. 

Les trois opérateurs télécom mobiles qui ont une licence en Algérie (Nedjma, Mobilis, et Djezzy), auxquels s’adressait l’appel à la concurrence lancé le 1er août dernier par l’ARPT –Autorité de régulation des Postes et Télécommunication- pour l’établissement et l’exploitation de réseaux publics de télécommunications mobiles de type 3G, ont tous retiré le cahier des charges jeudi, a-t-on confirmé auprès des trois opérateurs. Et l’on apprend que Mobilis a été le premier à avoir retiré ce document. Ils ont à présent jusqu’au 15 septembre pour le dépôt des offres techniques et financières. L’attribution provisoire des licences se fera le 15 octobre. La mise en service commerciale interviendra le 1er décembre, selon la décision du gouvernement. La décision du gouvernement de lancer la 3G, entérinée par la publication dans le Journal officiel en date du 1er août d’un arrêté ministériel fixant la date du premier décembre 2013 pour la mise en exploitation commerciale de la 3G avait été bien accueillie aussi bien par les opérateurs télécom mobiles que par la population. «Nous espérons que les opérateurs seront prêts le 1er décembre 2013 pour commencer à offrir les services 3G aux citoyens», avait précisé, en juillet dernier, Moussa Benhamadi, Ministre de la poste et des technologies de l’information et de la communication. Il avait alors souligné qu’une fois le processus d’octroi de la 3G lancé, il revient à l’Arpt de faire l’appel d’offre et d’octroyer les licences et «elle est souveraine dans ce cas» avait-t-il mentionné.Il faut tout de même savoir que la 3G était dans l’air et que les opérateurs n’ont pas attendu le cahier des charges pour déjà entamé la mise à niveau de leur core pour certain et d’une partie de leurs BTS pour d’autres. Mais alors que dit ce cahier es charges à un million de dinars. Nous ne l’avons pas eu entre les mains mais nous avons quelques parties de ce document qui fait nous dit-on une centaine de pages.Tout d’abord pour l’opérateur télécom mobile puisse concourir, il faut mettre au moins 3 milliards de dinars (soit prés de 40 millions de dollars) et c’est le seuil minimal. Lors du dépôt de l’offre financière, chaque opérateur devra proposer un montant supérieur à 3 milliards de dinars, ce qui va permettre de les classer du plus disant au moins disant. Et bien sur le premier sera privilégié pour le choix des catégories de wilaya. Le cahier des charges insiste sur le partage des wilayas dans lesquelles sera lancée la 3G entre les trois opérateurs afin de ne défavoriser aucun d’entre eux, ni aucune wilaya.Les wilaya ont été classé en 4 catégories. Et il faut qu’au maximum dans trois (03) ans toute l’Algérie soit être couverte même s’il n’y a qu’un seul opérateur dans une wilaya. Et au plus tard cinq années pour la couverture globale pour les trois opérateurs télécom mobiles. Et pour la première fois, une wilaya du sud à savoir Ouargla est mise dans les wilayas de la catégorie une (01), qui sont les wilayate à couvrir absolument. En effet, ce sont les wilayas où il y a le plus de clients possibles et où financièrement le ROI -retour sur investissement- est important. La première place dans le dépôt de l’offre financière va permettre à l’opérateur mobile de pratiquement choisir les wilaya de catégorie 2,3 et 4. Cela est fait pour permettre un déploiement sur tout le territoire. Il reste tout de même le gros problème de la bande passante (broadband) car on n’est plus avec 1.2 million de client ADSL mais le marché va passer rapidement à 3, 4 voir 5 millions de clients 3G. En effet, deux approches coexistent. Les uns nous disent qu’il n’y aura pas beaucoup de client 3G à cause du prix et d’autres nous disent que cela va être un engouement national qui va dépasser les espérances des opérateurs mobile. Et une troisième catégorie nous dit qu’il va y avoir un engouement pendant un trimestre, le temps d’essai, et que les clients vont alors s’orienter vers l’ADSL. Le coût est un facteur discriminant et le fait de mettre un montant à la licence 3G va faire augmenter les prix de vente au détail, c’est-à-dire vers le citoyen. Les marketeurs y réfléchissent et déjà ils ont des propositions. Celle qui pourrait faire un peu l’unanimité est l’offre à la demande, un peu comme le flexy pour la data. C’est-à-dire quand un abonné a besoin de la 3G, il l’ouvre et une fois terminé il la referme car la 3G même à l’arrêt consomme de la data. Enfin, la 3G sera théoriquement fonctionnelle en Algérie mais comme le disent beaucoup d’experts « l’infrastructure c’est bien mais le contenu c’est mieux » sans oublier les applications. Et c’est là que les grandes batailles sont entrain de se faire.

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Written by itmag2003

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