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La génération digitale s’accroche aux rêves

L’Aïd el Adha a remis au goût du jour l’envoi des SMS et des MMS. Si le rendez-vous avec la 3G a été raté, l’Algérien veut quand même s’accrocher aux rêves d’une société de l’information qui est une réalité sous d’autres cieux, y compris africains. Cette frénésie, relevée par les sociologues, démontre au moins que […]

L’Aïd el Adha a remis au goût du jour l’envoi des SMS et des MMS. Si le rendez-vous avec la 3G a été raté, l’Algérien veut quand même s’accrocher aux rêves d’une société de l’information qui est une réalité sous d’autres cieux, y compris africains. Cette frénésie, relevée par les sociologues, démontre au moins que le citoyen est assoiffé de technologies et qu’il est prêt à franchir le pas pour peu qu’on lui réunisse les conditions. Or, il a l’impression qu’il est traité en éternel mineur auquel il faut continuellement montrer la voie. Prenant son mal en patience, l’Algérien a envoyé en masse des messages et des photos via le téléphone portable. Ainsi, il passe, l’espace d’une fête religieuse, d’un consommateur de voix à un consommateur de messages. Et puis, il se dit « quand même, je ne vais pas acheter un appareil à 10 000 DA minimum juste pour le coller à l’oreille ». Le même phénomène est perceptible vers la fin de l’année. On se souhaite bonne année avec des SMS très mignons, très originaux. En fait, les décideurs de ce pays oublient souvent qu’ils ont en face d’eux  une « génération digitale ». Ce sont ces enfants qui ont toujours connu Internet et qui ont été nourris aux mamelles du numérique, du multimédia et de l’information instantanée.  Conception différente des médias, des institutions, du partage de l’information : les conséquences sont multiples. La communication et l’échange d’opinions grâce aux réseaux sociaux semblent être une seconde nature pour les adolescents et jeunes adultes. Compression du temps, abolition des distances : leurs systèmes de valeurs sont basés sur la culture de l’immédiateté, de l’accessibilité et du partage de l’information.
Ils sont nés dans un univers où les ordinateurs et les téléphones portables sont disponibles dès le plus jeune âge, où les iPods ont toujours existé, et où tous ceux qu’ils connaissent sont sur Facebook. Désormais, il semble qu’ils sont appelés à grandir avec des ordinateurs d’une façon radicalement différente.
Suivant sa bonne étoile, Nedjma a investi ce terrain depuis son lancement. Elle ne jure que par le multimédia ! Son intuition, elle la puise de l’innovation constante. Cette semaine, elle a lancé en exclusivité un nouveau service, utile et pratique, de location de numéro : « Nedjma thani ». Il permet aux clients Nedjma de louer, pour une durée déterminée et à des tarifs abordables, un deuxième numéro, actif sur la puce, pour y réceptionner des appels. Le client peut ainsi obtenir un numéro provisoire pour des besoins précis en communication (exemple : insertion d’une annonce classée dans la presse) tout en préservant la confidentialité de son numéro principal et sans pour autant devoir acquérir une puce supplémentaire. En attendant la 3G, l’opérateur tente de rester dans la course. Et puis, ce genre d’opération est bien pour soigner son image de marque et marquer « son territoire ». Autre information qui a attiré notre attention : Halim Benatallah, secrétaire d’Etat en charge de la Communauté nationale à l’étranger, qui était en visite au Canada du 1er au 5 novembre, n’est pas venu à Montréal pour parler du problème du rapatriement des dépouilles ou du chômage, qui reste très élevé au sein de la communauté. Il s’est réuni avec une quinzaine d’Algériens vivant au Canada et exerçant dans le domaine des TIC et qui ont fait leurs preuves, soit en créant des entreprises ou en travaillant pour des grandes compagnies, ou au sein des administrations gouvernementales fédérales ou provinciales. Il a essayé de les convaincre pour s’impliquer dans les projets actuels. L’Etat devais plutôt encourager les informaticiens restés au pays, marginalisés et qui ne perçoivent que des salaires misérables dans les entreprises publiques. Faudra-t-il aller jusqu’au bout du monde pour bénéficier d’une meilleure considération ? Il faudrait d’abord rendre l’Algérie vivable aux Algériens qui y habitent. Le piston et le mépris ont presque réduit ce métier à une activité accessoire.

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Écrit par itmag2003

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