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La gouvernance de l’Internet: L’Afrique se réveille

« On parle de gouvernance d’Internet mais il faut d’abord avoir Internet » lance Hamadoun Touré, ex Secrétaire Général de l’UIT et présentement Président de « Smart Africa » à l’assistance nombreuse tout en ajoutant « comment parler de quelque chose que vous n’avez pas ». La première session du Cagi –Conférence Africaine sur la Gouvernance de l’Internet- intitulé « Gouvernance de […]

« On parle de gouvernance d’Internet mais il faut d’abord avoir Internet » lance Hamadoun Touré, ex Secrétaire Général de l’UIT et présentement Président de « Smart Africa » à l’assistance nombreuse tout en ajoutant « comment parler de quelque chose que vous n’avez pas ».

La première session du Cagi –Conférence Africaine sur la Gouvernance de l’Internet- intitulé « Gouvernance de l’Internet » avec pour intervenants Hamdoune Touré, ex SG de l’UIT  et Malik Si Mohamed, chercheur et enseignant à l’université. Hamadoun Touré commence son discours par dire que « Comment voulez-vous parler de quelque chose que vous n’avez pas » en donnant des chiffres sur le développement de l’Internet en Afrique tout en soulignant que « le continent africain est peuplé de plus d’un milliards d’habitants. Il faudrait alors un milliard de laptop et autant en smartphone ».  Pragmatique et pour mieux montrer notre retard, il donnera quelques évidences. « Le cloud ce n’est pas nous » et « Ou sommes-nous sur les apps ? ».  L’ex SG de l’UIT met le doigt sur les éléments critiques pour un « développement harmonieux de l’Internet ».  le Dr Hamadoun Touré, a tenu à rappeler aux ministres africains qu’il était bien de célébrer l’avancée des technologies sur le continent, mais qu’il est plus important de regarder en avant et de s’intéresser aux challenges à venir. Et pour cela, il parlera de défi ou plus spécialement de travailler ensemble, pour la nouvelle génération et pour être compétitif. Et pour cela, il parlera d’un point d’échange Internet –Gix- en Afrique mais aussi de datacenter tout en rappelant que présentement la data africaine n’appartient pas aux africains mais est stocké ailleurs et qu’il faut que les marchés africains soit « vu comme des marchés sérieux ».
De plus, il ajoutera que « Chaque pays n’arrivera pas à le faire individuellement parce qu’un seul marché n’est pas suffisant pour attirer une industrie » et il préconise de travailler ensemble en disant « trouver un objectif commun pour travailler ensemble » tout en disant que « les cerveaux sont équitablement distribués dans le monde ».

« L’information africaine n’appartient pas aux africains »

Quant à Malik Si Mohamed, il dira que « les TIC vont prendre de plus en plus de place dans notre vie quotidienne ». Graphe à l’appui, il décortiquera l’usage de l’Internet à travers trois classes – les individus, les entités et les Etats- tout en affirmant que « ceux qui gèrent nos informations ne sont pas élus. Ce sont des entreprises » tout en mettant en exergue le fait que « les Etats n’aiment pas imposer quoi que ce soit au Major». L’Afrique dira-t-il a aussi ses priorités mais le challenge est possible tout en posant la question «comment nous associer à la table de la gouvernance de l’Internet». Il terminera son speech par  «les enjeux sont énormes et il faut une véritable union».

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Écrit par itmag2003

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