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La prise de risque paie

Invité au forum d’El Moudjahid, M. Hassan Kabbani, directeur général de Djezzy, tout auréolé encore d’avoir fêté ses huit millions d’abonnés, s’était fait l’orateur du groupe Orascom Telecoms Holding puis s’était adonné à des «explications» qui avaient beaucoup plus l’air d’une mise au point. Effectivement, remontant le fil de l’histoire de la success-story de l’entreprise […]

Invité au forum d’El Moudjahid, M. Hassan Kabbani, directeur général de Djezzy, tout auréolé encore d’avoir fêté ses huit millions d’abonnés, s’était fait l’orateur du groupe Orascom Telecoms Holding puis s’était adonné à des «explications» qui avaient beaucoup plus l’air d’une mise au point. Effectivement, remontant le fil de l’histoire de la success-story de l’entreprise dont il est à la tête, M. Kabbani, comme pour mettre les points sur les «i», balaiera d’un revers de main les supputations et le scepticisme affichés à l’époque par des analystes, dont il taira l’identité, qui avaient prédit l’échec de l’opération conclue par le groupe Orascom, qui, soit dit en passant, pèse 3,3 milliards de dollars de chiffre d’affaires en 2005 pour un nombre d’abonnés de plus de 30 millions d’utilisateurs.
Quatre ans après le lancement des offres commerciales de Djezzy, «nous sommes surpris et ne réalisons pas la croissance folle qui a caractérisé le marché algérien de la téléphonie mobile, encore moins d’avoir atteint 8 millions d’utilisateurs de notre réseau», avouera M. Kabbani. Il s’étalera ensuite sur les points forts de la marque, notamment lorsqu’elle accumulait sur pratiquement chaque semestre le million de clients. Et pour en arriver là, M. Kabbani retracera les facteurs clés ayant conduit à la domination du marché national des télécommunications mobiles. Le premier d’entre eux, ce sont les 2,2 milliards de dollars d’investissements consentis pour la mise en place de Djezzy, démontrant par-là, selon M. Kabbani, «le degré de détermination et d’engagement du groupe Orascom» en Algérie. Deuxième facteur, la rapidité du déploiement du réseau de télécommunications, aussi bien hertziennes que satellitaires et ce, «malgré des caractéristiques géographiques compliquées propres à la configuration du territoire national», entre montagnes, vastes étendues, reliefs, etc. A ce sujet, il poursuivra que Djezzy «installe 130 antennes relais (BTS) par mois pour l’optimisation du réseau et afin d’atteindre le plus de population possible de même que nous disposons de 20 000 kilomètres de transmissions en propre». Troisième facteur, qui met en avant les actions commerciales de Djezzy, consiste en le fait de «répondre aux besoins réels du marché à travers des offres innovantes et originales mais surtout qui simplifient l’usage de la technologie». En dernier lieu, il citera comme dernier facteur de réussite «la proximité et l’écoute de Djezzy envers ses clients en se montrant disponible à travers 1 000 chargés de clientèle et ses 46 CDS qui sont là pour prendre en charge continuellement les requêtes des clients». La boucle est bouclée et à M. Hassan Kabbani de revenir sur les résultats financiers de Djezzy qui s’élèvent, pour l’année 2005, à plus de 1,1 milliard de dollars de chiffre d’affaires pour un EBITDA (revenus avant intérêts, impôts -taxes-, dotations aux amortissements et provisions) supérieur à 50%.
Aussi, si les clients prépayés de Djezzy trouvent leur compte à travers des offres flexibles et originales, ceux abonnés au post-payé accusent le coup particulièrement à cause du fait que Djezzy n’ait pas trouvé de partenaires pour «assurer un paiement de la facture à travers la domiciliation bancaire», car, dira M. Kabbani, «le client n’est pas forcément obligé de se déplacer pour honorer sa facture». «C’est pour cette raison d’ailleurs que nous avons mis à leur disposition les moyens et les techniques de les payer par les cartes de recharge, de même que nous leur avons offert l’opportunité de se faire livrer les redevances directement chez eux», poursuit-il. Des 8 millions de clients Djezzy, 300 000 sont abonnés au post-payé, clientèle constituée d’entreprises et de professionnels. D’autre part, M. Kabbani s’attarder longuement sur les rapports existants entre son entreprise et l’Autorité de régulation dont il dira qu’ils ne souffrent aucune équivoque si ce n’est que «chaque fois que nous réagissons à telle ou telle décision émanant d’elle, c’est notre droit à la réponse que nous exerçons». Enfin, concernant le multimédia, le patron de Djezzy dira que «même en Europe, cela ne marche pas bien mais Djezzy propose du GPRS à ses clients qui le demandent mais nous n’avons pas encore une offre commerciale». Question ressources humaines, il affirmera qu’OTA n’a que 20 expatriés sur un effectif de 2 700 employés.

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Écrit par itmag2003

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