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L’Algérie se prépare à aller vers le très haut débit mobile en 2016: Lancement de la 4G au 2è semestre

Houda Imane Faraoun, ministre de la Poste et des technologies de l’Information et de la Communication, a révélé lors de son passage au «forum de la radio chaîne 1» que l’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications (ARPT) a annoncé que le 7 Janvier sera le lancement de l’appel d’offres pour la quatrième […]

Houda Imane Faraoun, ministre de la Poste et des technologies de l’Information et de la Communication, a révélé lors de son passage au «forum de la radio chaîne 1» que l’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications (ARPT) a annoncé que le 7 Janvier sera le lancement de l’appel d’offres pour la quatrième génération de téléphonie mobile (4G). Les résultats seront rendu publics à la mi-mai.
Les opérateurs qui décrocheront la licence auront un délai de 3 mois pour commercialiser leurs offres. Ce qui permettra aux citoyens d’utiliser cette technologie à partir du dernier trimestre de l’année en cours.
Il faut rappeler que le Conseil des ministres avait autorisé le lancement de l’appel d’offres pour la 4G. «Le ou les opérateurs qui seront qualifié(s) à l’issue de l’examen des offres, auront à déployer la 4G graduellement à travers le pays, à charge de couvrir l’ensemble du territoire dans un délai maximal de quatre années», avait précisé le communiqué du Conseil des ministres
Contrairement à la 3G, le cahier des charges n’a pas mis de conditions particulières concernant l’extension du réseau et les opérateurs auront ainsi la liberté de choisir les wilayas à couvrir mais ils doivent «garantit une couverture de 10% de chaque wilaya dans une première étape». De plus, nous dit-on, « Le cahier des charges sera moins contraignant ».
Les pouvoirs publics, avec l’expérience de la 3G, vont obliger les opérateurs mobiles à déployer leur reseaux au Nord comme au Sud du pays. D’après le cahier des charges, pour la première année, chaque opérateur mobile choisira une wilaya du Nord et une Wilaya du Sud. Il n’y a pas d’exclusivité mais un classement des opérateurs mobiles selon la note technique et la note financière. La note technique est son programme et les technologies utilisées. La note financière, quant à elle, sera l’offre d’achat.
Les contraintes ont été levées. Par exemple, si un opérateur A est classée second, il aura donc une wilaya du Nord et une Wilaya du Sud à couvrir. Dans le cas où il termine la couverture et après audit par l’Arpt, il peut aller couvrir la wilaya de celui qui a été classé premier. La couverture en 4G du pays se fera en un maximum de 4 années soit vers 2020, année du lancement mondial de la 5G.

Pourquoi lancer maintenant la 4G ?
La ministre parle «d’un défi à relever en vue de remédier aux retards importants dans le domaine des technologies de l’information et de la communication». C’est aussi «un choix stratégique» selon la vision du gouvernement.
Le lancement tardif après plusieurs hésitations et reports de la 3G en Algérie a fait perdre du terrain et beaucoup d’expérience à notre pays. Pourtant, cette technologie a été massivement adoptée, son lancement a été une réussite sur le plan du nombre d’abonné. Cela vient contredire les déclarations de Mohamed Toufik Bessai, président de l’Arpt, qui avait déclaré que l’Algérie « atteindrait difficilement les 3 millions d’abonnés 3G en 5 ans », or, notre pays a dépassé les 3 millions en une année !
Personne ne sait si les investissements pour la 4G vont être plus chers que ceux effectués pour la 3G dont la couverture de l’ensemble du pays n’est pas encore terminée, mais ce qui est sur c’est que cette technologie sera onéreuse au début pour aller ensuite vers des prix plus bas. Par contre, comme la demande couverture est au minimum de 10%, les déploiements vont se faire au niveau des zones industrielles et résidentielles où il y a beaucoup plus d’opportunité. Il y a donc deux visions.
La première est que la 4G est perçue comme une couverture complémentaire qui va venir couvrir des besoins spécifiques et d’autres pensent que comme des régions entières ne sont pas couvertes par l’ADSL, la 4G va servir pour de l’accès Internet. Les nouvelles licences 4G attribuées aux opérateurs ouvriront la porte à de nouveaux flux de recettes et leur permettront d’augmenter leurs chiffres d’affaires une fois les services lancés.

Double puce encore?
L’autre gros problème que les abonnés et les opérateurs vont être rattrapé sera celui de la ‘double puce’, opération dont tout le monde se souvient lors du lancement de la 3G. En effet, un utilisateur ne peut être que 2G, 3G ou 2G,4G et avoir un seul numéro. En effet, il serait aberrant d’être en même temps abonné à la 2G, 3G et 4G. Quoique.  Tout cela à cause de la taxe de 1% que les opérateurs doivent verser à l’Arpt pour les abonnés 3G et futur abonné 4G.
Les questions que tout le monde se posent est : est ce que les opérateurs sont-ils prêt à investir sur la 4G alors que leur déploiement sur la 3G n’est pas encore terminé ? Pour avoir cette réponse, il va falloir encore attendre 3 mois pour le dépôt des offres et l’ouverture des plis.

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Written by itmag2003

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