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Le col Djamel Benredjem au Forum Ech Chaab Augmentation des infractions liées aux TIC

«Nous ne sommes ni l’ANSII ni un Cert » explique le colonel Djamel Benredjem, directeur du Centre de prévention et de lutte contre la criminalité informatique et la cybercriminalité (CPLCIC) situé à Bir Mourad Rais, lors du Forum organisé par le quotidien « Ech Chaab » en ses locaux. Le colonel Djamel Benredjem donnera une conférence où il […]

«Nous ne sommes ni l’ANSII ni un Cert » explique le colonel Djamel Benredjem, directeur du Centre de prévention et de lutte contre la criminalité informatique et la cybercriminalité (CPLCIC) situé à Bir Mourad Rais, lors du Forum organisé par le quotidien « Ech Chaab » en ses locaux.

Le colonel Djamel Benredjem donnera une conférence où il expliquera ce que fait le CPLCIC, crée par  la loi n°09-04 du 5 août 2009, portant règles particulières relatives à la prévention et à la lutte contre les infractions liées aux technologies de l’information et de la communication,  en disant au début que « la cybercriminalité est l’une des formes de criminalité qui connaît actuellement une forte croissance » en ajoutant que « les criminels exploitent la rapidité et les fonctionnalités des technologies pour commettre leur activité illicite en tous points du globe tel que le piratage des données et des systèmes informatiques, vol d’identité et escroqueries ». Et pour montrer que cela augmente avec le temps, il donnera quelques chiffres. Il dira qu’en « 2015, il y a eu 751 infractions et qu’en 2016 il y a eu 1146 et que pour le premier trimestre de 2017, nous avons recensé 582 » tout en ajoutant que « ce sont nos chiffres et nous pensons qu’il y en a plus car beaucoup ne déclare pas ses infractions ».

Revenant sur Wannacry, il dira que pour « pour riposter aux cyberattaques, les forces de l’ordre sont contraintes de se mettre au niveau techniquement et de développer des outils dans le cadre de la loi ». pour cela, il citera mais aussi affichera sur le tableau présent, la Loi n° 09-04 du 14 Chabane 1430 correspondant au 5 août 2009 portant règles particulières relatives à la prévention et à la lutte contre les infractions liées aux technologies de l’information et de la communication ainsi que le 252-15.  Pour lui, il faut qu’il y ai de la prévention et de la sensibilisation dans ce domaine car dit-il il faut « réduire le champ de manœuvre des réseaux criminels, faire de la veille et d’exiger une coopération pour contrôler et maîtriser le monde virtuel, devenu un espace propice pour les réseaux criminels dans le contact, la propagande et le recrutement. » tout en faisant l’analogie avec la disponibilité des gendarmes sur les routes et autoroute. Il mettra le doigt sur le fait que l’Internet est mondial et que pour ouvrir une enquête judiciaire les adresses Ip concernent souvent plusieurs Etats, même si dira-t-il que l’Algérie a ratifié le traité arabe sur la cybercriminalité mais pas encore celui de Budapest ni celui de Malabo.

A la question de savoir si le CPLCIC est une sorte d’ANSII –Agence national de sécurité des systèmes d’information- ou un Cert – Computer Emergency Response Team-, il dira que « nous ne sommes ni une Ansii ni un Cert,  la Gendarmerie nationale ne se contente pas d’observer et d’analyser mais mène depuis plusieurs années un combat sans merci à travers des actions de prévention et de répression. » tout en ajoutant « et de sensibilisation. D’ailleurs, je suis en face de vous ».

Le Monde se connecte de plus en plus et les nouvelles technologies entrent, de plus en plus, dans notre quotidien avec comme conséquence plus d’infractions et la lutte contre les attaques devient plus complexe.

 

 

A Savoir

Le colonel Djamel Benredjem a obtenu son baccalauréat en mathématiques, en 1984, diplôme avec lequel il intègre l’une des prestigieuses écoles militaires de l’ANP, l’Enita, pour en sortir quatre ans plus tard comme ingénieur d’Etat en informatique. En 1992, c’est un officier de police judiciaire sorti de l’Ecole supérieure de la Gendarmerie nationale des Issers (Boumerdes). En 2011, il décroche un master en Forensic et en 2012 Doctorant en cyber-sécurité, de l’USTHB, Alger. Outre les diplômes, le colonel Djamel Benredjem a endossé, tout au long de sa carrière, bon nombre de responsabilités ayant forgé en lui un officier supérieur de la gendarmerie ayant une parfaite maîtrise du monde informatique

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Écrit par itmag2003

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