L'Essentiel
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«Le marché offshore de la recherche et du développement en Algérie regorge d’atouts»

{{ {IT Mag} : Une question simple ; qui est Unidees France ?}} { {{M. Mehdi Zakaria}} } : Le groupe Unidees a été fondé et est dirigé par des professionnels confirmés dans des projets de développement et d’infrastructures IT d’envergure ayant à leur actif plusieurs grands projets dans de grands groupes internationaux. Aussi, Unidees […]

{{ {IT Mag} : Une question simple ; qui est Unidees France ?}}

{ {{M. Mehdi Zakaria}} } : Le groupe Unidees a été fondé et est dirigé par des professionnels confirmés dans des projets de développement et d’infrastructures IT d’envergure ayant à leur actif plusieurs grands projets dans de grands groupes internationaux. Aussi, Unidees France est une société de services en ingénierie informatique (SSII) qui propose en premier ressort des solutions sur mesure à ses clients. Nous nous prévalons de quatre activités essentielles que sont le développement de logiciels, les infrastructures IT, en ce que cela englobe comme déploiement réseau, sécurité… une activité systèmes d’information géographique (SIG) et, enfin, la formation. Nous intervenons sur les principales technologies actuelles du marché international et sommes par exemple revendeur et intégrateur officiel de l’éditeur d’antivirus F-Secure. Ce qu’il y a lieu de retenir, c’est que, en grande partie, nos solutions sont développées autour des technologies dotNet et Java, de même que sur des plates-formes Open Source et Microsoft. Nos métiers se focalisent également sur l’accompagnement, le management de projets informatiques, l’audit et le conseil. Actuellement, nous démarrons un projet innovant, que nous comptons entièrement sous-traiter en Algérie, consistant à construire et à créer des solutions qui reposent sur le SIG, destinées aux collectivités locales et territoriales aussi bien pour le marché algérien que français.

{{Vous insistez particulièrement sur le SIG…}}

En Algérie comme en France d’ailleurs, il existe beaucoup de collectivités locales qui sont démunies en informatique et qui ne savent pas être productives ni gérer les métiers qui leur sont dévolus avec des technologies de pointe. Il suffit de prendre comme exemple l’éclairage public qui est bien plus facile à maîtriser lorsqu’il est informatisé et muni d’une application qui permet de répertorier le patrimoine en question. De la sorte, il est plus aisé de détecter les pannes, d’y intervenir sinon, le cas échéant, d’effectuer les coupures nécessaires pour quelque raison que ce soit. L’objectif d’Unidees France, en développant des applications métiers de ce genre, à partir du sol algérien, avec des équipes locales qui veilleront à la recherche et à leur conception, est de les commercialiser tant en Algérie qu’en France. Nous sommes en phase recherche et développement et nous devrions passer la main à Unidees Algérie en milieu d’année pour le développement. Nous sommes d’ailleurs à la recherche de collectivités locales pilotes algériennes.

{{Pourquoi le choix d’avoir investi dans la recherche et le développement offshore, c’est-à-dire à partir de l’Algérie ?}}

Notre présence en Algérie est d’abord reflétée par Unidees Algérie, filiale de la compagnie mère. Elle remonte à septembre 2006. A propos de notre centre de développement, il est vrai que la réflexion avait été simple cependant que la mise en place était longue. Lorsqu’on examine le marché mondial de l’offshore, il est clair que la tendance générale s’y prête volontiers. L’«informaticien» européen devient de plus en plus cher de même que de déployer une structure informatique dans une entreprise et de la maintenir en l’état. Toutes les entreprises des pays industrialisés sont plus enclines à externaliser leurs services informatiques non au profit de sociétés locales mais plutôt vers les pays émergents. Regardez la Chine, essentiellement l’Inde, l’Europe de l’Est et, dans une moindre mesure, le Maghreb. Dans cette contrée, le Maroc accapare une grosse partie de l’offshore, la Tunisie y arrive et en Algérie, il n’y a rien ! Bien qu’il soit délaissé, le segment offshore en Algérie regorge d’atouts : vous êtes à 2 heures de Paris, à 1 heure de Marseille, c’est un pays francophone, ses ingénieurs, pour la plupart, ont effectué leurs études en France et y ont acquis une grande expérience, et ne demandent qu’à rentrer au pays natal à condition toutefois de leur proposer un véritable projet professionnel. Pareillement, la force de l’Algérie réside dans sa proximité aussi bien géographique que culturelle. Mais surtout, nous trouvons de très bonnes écoles techniques, notamment l’INI, l’USTHB, qui forment d’excellents ingénieurs.

{{Qu’offrez-vous aux entreprises qui soit issu de votre centre de développement ?}}

Le choix est varié et multiple. Cela dit, il existe trois segments d’offres. Le premier, le plus répandu d’ailleurs, est de répondre précisément au besoin du client qui nous demanderait une solution à développer et qui soit propre à la finalité qu’il en escompte. Que ce soit un logiciel pour sa gestion commerciale, de production, comptable, etc. Un client peut également nous soumettre un cahier des charges, ou l’aider à le rédiger, pour lui concevoir une application spécifique qui ne soit pas intégrée dans les logiciels vendus dans le marché. Le second volet consiste à proposer ce qui existe déjà comme produits, notamment la gamme Dynamics de Microsoft (comme CRM) et les solutions groupware de Microsoft (Sharepoint, Exchange) et de les réadapter aux exigences et besoins réels et singuliers de l’entreprise. Enfin, le dernier volet, bien plus que de l’intégration, comprend la personnalisation d’une application native qui ne disposerait pas du module dont un client a besoin et nous l’incorporons, en modifiant ou en réécrivant son code source, afin qu’elle soit conforme avec ce qu’il désire.

{{Comment décririez-vous le marché algérien des nouvelles technologies et de l’informatique et de quelle manière comptez-vous vous différencier de la concurrence ?}}

Soyons réalistes. L’Algérie est un pays nouveau dans le domaine de l’informatique. Son marché n’est ni un eldorado et encore moins la Silicon Valley. Il y a beaucoup de choses à faire pour y arriver tant au niveau de la technicité que de la technologie. A notre manière, Unidees Algérie fera en sorte qu’elle puisse proposer aux entreprises étrangères mais surtout algériennes des services de qualité. Une qualité qui se matérialisera à travers et avec les bonnes personnes engagées dans les bons projets, douées de la technicité nécessaire, mais j’avoue que là n’est pas mon propos. Le plus ardu à mettre en œuvre, c’est le comportement strictement professionnel, imprégné de rigueur. Unidees France, par sa filiale algérienne, se démarque déjà aujourd’hui par sa maîtrise du pilotage de projets. Il faut instaurer et même forcer une culture de respect du client qui nous confie son avenir informatique ; ne pas le flouer ni dans les délais ni dans le budget qu’il doit dégager. Aujourd’hui, au-delà de la technique, il est question d’offrir un accompagnement dans le succès des projets informatiques engagés par les entreprises algériennes et de les guider afin d’y parvenir surtout si l’on sait que la mise en place d’un système d’information efficace est la clé de la réussite d’une entreprise.

{{Parmi les métiers d’Unidees, vous avez évoqué la formation. Quelles sont vos «prétentions» à ce propos ?}}

Alors, à Unidees, nous proposons deux pôles de formation. En premier lieu, un apprentissage qui permet de piloter et de manager toute la méthodologie et toutes les étapes d’un projet de développement, d’infrastructure, de SIG car arriver à le gérer est difficile dans la mesure où les compétences ou bien les équipes à déployer diffèrent d’un projet à un autre. Même les contraintes y afférentes ne sont pas les mêmes. C’est pour cette raison qu’Unidees prodigue une formation spécifique par métier informatique. Le deuxième pôle, pour sa part, adresse des formations techniques et graduelles sur tous nos métiers. Par ailleurs, l’une de nos offres phares en ce sens permet à nos clients en France ou à l’étranger d’ouvrir droit à une «formation packagée». Ce «pack» renferme le billet d’avion en direction du lieu de formation, donc l’Algérie, l’hébergement, évidemment le module sollicité et, enfin, un circuit touristique pour lui faire découvrir le pays sous réserve qu’il le souhaite et l’accepte. Je pense qu’une bonne formation, elle se tient d’abord loin du carcan et de l’ambiance du bureau avec comme objectif de rendre meilleure l’assimilation. Et encore une fois, la formation en Algérie est plus bénéfique car bien moins coûteuse pour l’entreprise étrangère qui veut envoyer l’un de ses collaborateurs pour se perfectionner. Cette activité est en cours de mise en place et sera démarrée à la fin du premier semestre 2007.

{{Quelles sont les contraintes, si contraintes il y a, d’investir dans le marché algérien ?}}

Personnellement, ce que je regrette le plus, et que je trouve dommage, c’est que beaucoup de mes interlocuteurs, comprendre clients, sont sensibles à l’origine, voire au nom de l’ingénieur ou de l’expert qu’il sollicite auprès de moi pour accompagner ou le conseiller dans son projet. S’il trouve dans le CV que je lui présente un prénom qui porte une connotation étrangère ou française, le client accepte les yeux fermés. En revanche, si le prénom ou le nom renvoie à des origines maghrébines, je suis offusqué de leur refus catégorique sous prétexte que parce qu’il s’appelle comme un Algérien, il est forcément médiocre ou fait obligatoirement un mauvais travail. Il ne prend même pas la peine d’étudier ses références ni de prendre connaissance de son expérience, même si celle-ci a été acquise en France suite à des études et à une carrière professionnelle dans ce même pays. Certes, ce n’est pas le cas de tout le monde et j’arrive quand même à convaincre mes clients de les accepter vu qu’ils sont très compétents.
L’autre contrainte que j’ai à cœur de citer se situe au niveau du recrutement. Nous éprouvons énormément de peine à recruter, et je pense que cette situation n’est pas vécue par notre seule société. Bien qu’il existe de très bonnes écoles en management, en informatique ou autre, donc des têtes bien faites, nous n’arrivons pas à trouver, et de façon naturelle, chez les candidats la rigueur et le professionnalisme que l’on espère. Etre compétent est une chose, avoir un «savoir-être», notamment vis-à-vis du client, un comportement discipliné au travail, en est une autre. C’est là que le bât blesse.

{{Avez-vous déjà décroché un marché en Algérie ou bien quels sont vos clients actuels ?}}

J’insiste tout de même que le client algérien, au-delà de la technicité ou du savoir-faire qu’il attend de nous, demande qu’on le respecte, qu’on respecte son budget avec du professionnalisme et de la rigueur. Unidees est ici en Algérie avec cet état d’esprit. Nous travaillons principalement avec les entreprises télécoms, les banques, les assurances, le secteur énergétique. A ce propos, nous assistons la Seeal dans son projet de remise à niveau de son système d’information géographique afin de l’aider à rendre l’eau disponible 24h/24 et ce, en identifiant, avec de l’informatique, toutes les canalisations qui accusent des fuites, estimées à 17% rien qu’à Alger, de comptabiliser et de facturer tous ses clients, en l’aidant à réorganiser ses données et à disposer d’un système d’information géographique qui lui permette de surveiller pas moins de 350 000 ruelles qui ne sont pas encore répertoriées. C’est énorme en termes de travail, mais nous considérons cela comme un défi à relever.
Enfin, Unidees Algérie est à la recherche de talents. Nous renforçons nos équipes en permanence, afin d’accompagner la croissance de notre activité. Nous cherchons avant tout des profils ingénieurs. L’éventail des postes est très large : du stagiaire, ingénieur et chef de projet en passant par tous les niveaux d’expérience (juniors, confirmés, seniors). 50 postes sont ouverts en 2007 et 2 fois plus en 2008. Les candidats doivent avoir d’excellentes qualités relationnelles, un travail guidé par la qualité, de la créativité et de l’imagination et un intérêt marqué pour les nouvelles technologies et l’Internet.-

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Écrit par itmag2003

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