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Le système anti-piratage de Canalsat encore décrypté

La nouvelle mesure lancé le 1er juin dernier par le bouquet français Canalsat pour lutter contre le piratage de ses offres TV par satellite, a été un grand flop. En effet, quelques jours seulement, après le lancement du cryptage, toutes les chaines TV de ce bouquet, y compris les 5 chaines phares de Canalsat, en […]

La nouvelle mesure lancé le 1er juin dernier par le bouquet français Canalsat pour lutter contre le piratage de ses offres TV par satellite, a été un grand flop. En effet, quelques jours seulement, après le lancement du cryptage, toutes les chaines TV de ce bouquet, y compris les 5 chaines phares de Canalsat, en l’occurrence Canal +,  ont été une nouvelle fois décodées.

Pour rappel, depuis le début du mois de juin, la majorité du parc des décodeurs officiels et notamment pirates français et algériens ne permettaient plus d’accéder au bouquet Canalsat.
Canalsat mis KO par les démos
Les récepteurs satellites fabriqués en Algérie, notamment Condor, Starsat, Géant, Stream System et Iris Sat, dont le bouquet Canalsat n’était plus décrypté depuis début juin, ont commencé à décoder les chaines vers le 9 juin pour toucher presque l’ensemble du bouquet.
Il faut savoir que le système anti-piratage, lancé à coup de millions d’euros par le groupe Canalsat, n’a pu venir, à aucun moment, à bout des deux récepteurs de l’autre marque algérienne Atlas (HD 100 et HD 200), qui continuaient à recevoir normalement l’ensemble du bouquet.
Il faut se rappeler qu’avant chaque évènement sportif de grande envergure, Canalsat tente de s’attaquer aux systèmes de réseau notamment de Card Sharing ciblant ses offres TV. Cette fois-ci, l’opération a été lancée à quelques jours de la célèbre compétition de football européenne UEFA EURO 2016.
Un total de 37 fabricants de décodeurs de chaines TV Canalsat en France et dont une grande partie est proposée en Algérie, qui avaient reçu le label Canal Ready, ne recevaient plus les chaines payantes sur leurs décodeurs.
L’opération menée par Canalsat consistait, ainsi, en raison d’un piratage élevé des chaines Canal +, à stopper la possibilité, via son offre Canal Ready, de recevoir ses chaînes payantes en insérant une carte de décryptage dans un décodeur tiers, TNT ou satellite comme Aston Simba et Sagem. C’est à travers cette procédure que se base en général le piratage.

Des systèmes anti-piratage onéreux, des résultats décevants
Mais, à chaque tentative de Canalsat de lancer des systèmes anti-piratage considérés comme «infaillibles» et à un grand coup financier, le piratage trouve toujours un moyen d’ouvrir l’accès à ce bouquet.
En effet, dans le monde et en Algérie, le matériel permettant le piratage peut être acquis dans presque tous les magasins spécialisés. Il suffit ensuite de suivre les procédures d’installation via les milliers de sites web activant dans le domaine. Il ne reste plus qu’à se procurer les codes de décryptage qui sont proposés. Nous n’avons pas de statistiques et en Algérie, selon certain revendeurs,  9 téléspectateurs sur 10 ont un bouquet piraté.
L’autre technique, le Card Sharing, permet le partage, via un branchement à internet, de l’accès aux chaînes de télévision payantes contre une cotisation mensuelle. Cette technique est pratiquée discrètement entre particuliers abonnés à différents bouquets. Chacun proposant l’accès à sa carte contre un accès à un autre bouquet.
D’autres techniques de pirates se sont également largement développés à l’image de la connexion à un serveur en ligne. Les pirates proposent l’accès aux différentes chaînes à l’aide d’un simple décodeur satellite et d’une connexion internet. L’accès est fourni tout simplement sous forme d’abonnement, la même méthode de commercialisation utilisée par les opérateurs légaux.

Lutte implacable contre le piratage TV
Le piratage des offres TV est illégal dans la quasi totalité des pays du monde et que les clients d’offres pirates ne sont pas nécessairement les gagnants, mais uniquement les réseaux illicites qui commercialisent les démos et autres abonnement illicites. Ils finissent tôt ou tard par être rattrapés par la justice et parfois même avec leurs clients, comme le prouve les multiples opérations dont nous nous faisons régulièrement l’écho sur http://www.itmag-dz.com/.
Pour lutter contre ce phénomène, trois pirates ont été arrêtés le 11 juin dernier en France et un matériel TV par satellite saisi ainsi que plusieurs de leurs clients ont été interpellés. Ces pirates revendaient des décodeurs permettant de se soustraire de l’obligation d’avoir un abonnement de Canal+, Canalsat et beIN SPORTS en bonne et due forme pour recevoir ces bouquets. Le préjudice estimé est de 75.000 euros pour les opérateurs des bouquets. Les pirates et leurs clients se retrouveront devant la justice.
Canal + a mené récemment une grande opération anti-piratage en Afrique en coordination avec les pouvoirs publics de plusieurs pays du continent. Cette opération a permis la destruction en Côte d’Ivoire, par exemple, de centaines de décodeurs et cartes d’abonnement pirates. Ce ne sont pas moins de 700 décodeurs et 550 cartes d’abonnement qui ont été détruits. En Côte d’Ivoire, les pirates revendent des abonnements Canal + entre 2000 et 3000 Fcfa, soit de 3 à 4,5 euros, contre les 15 euros de l’abonnement officiel à Canal +. Une opération largement médiatisée mais qui démontre également les difficultés de Canal+ a lutter contre le piratage en Afrique subsaharienne.
La lutte anti-pirate est aussi très forte en Europe où des dizaines de personnes ont été arrêtées ces dernières semaines. Veuillez consulter, dans ce sens, l’article intitulé : «Forte pression sur les réseaux de piratage TV en Europe» sur le site d’IT Mag.

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Written by itmag2003

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