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Les Algériens et les menaces informatiques: 56% des sondés considèrent le risque comme important 

Les dernières années, la sécurité informatique a pris de l’ampleur, passant d’une simple inquiétude à un sujet d’actualité au niveau planétaire. Les fuites de données, l’espionnage industriel et la cybercriminalité ont souvent fait les gros titres de la presse mondiale. En 2013 et 2014, Kaspersky Lab a détecté environ 315 000 échantillons malveillants chaque jour. Or, il s’avère que seulement 4% […]

Les dernières années, la sécurité informatique a pris de l’ampleur, passant d’une simple inquiétude à un sujet d’actualité au niveau planétaire. Les fuites de données, l’espionnage industriel et la cybercriminalité ont souvent fait les gros titres de la presse mondiale. En 2013 et 2014, Kaspersky Lab a détecté environ 315 000 échantillons malveillants chaque jour. Or, il s’avère que seulement 4% des entreprises interrogées connaissent le chiffre exact. Pour détailler, 91% d’entre elles le sous-estiment et 70% pensent que le nombre de menaces quotidiennes est inférieur à 10 000. Cette erreur d’appréciation est éloquente. Mais ce n’est pas tout. Si 94% des entreprises déclarent avoir subi une menace extérieure, seulement 68% ont déployé une protection complète contre les logiciels malveillants sur leurs postes de travail, et seulement 44% utilisent des solutions de sécurité pour leurs appareils mobiles. Comment résoudre le problème ? Il faut réajuster nos impressions pour prendre conscience des menaces de façon plus réaliste, ne pas se limiter aux atteintes les plus visibles. Il faut aussi tenir compte des risques quotidiens et permanents. C’est le message qu’a délivré Julien Pulvirenti, Territory Sales Manager Maghreb chez Kaspersky Lab, chargé de mettre en œuvre la stratégie commerciale de  cette entreprise en Algérie. Lors d’un récent événement à Alger, il a déclaré : «nous avons tous aujourd’hui une identité numérique et notre instinct de survie dans ce monde virtuel est embryonnaire comparé à nos réflexes et nos instincts de survie dans le monde physique». Et pour être plus concret, Kaspersky Lab, première entreprise privée de cyber-sécurité au niveau mondial, a rendu publique lors d’une rencontre avec les journalistes spécialisés en TIC au Sheraton club des Pins (Alger) une étude effectuée sur les usages informatiques et la perception des risques en Algérie. L’étude, menée par le cabinet CEI Halfaoui, a été axée sur le comportement des internautes en Algérie face à la sécurité et à la confidentialité sur Internet. Elle a sondé un panel de plus de 700 internautes, majoritairement âgés de moins de 35 ans. Les réponses ont été recueillies via un formulaire électronique disponible en ligne et des entretiens en face-à-face. L’une des premières constatations est le fait que les Algériens sont de plus en plus connectés tandis que les usages personnels et professionnels se mélangent. Dans ce contexte, il a été mis en évidence qu’ils sont 43 % à utiliser au moins deux équipements informatiques pour se connecter à Internet depuis leur domicile. Les équipements les plus utilisés sont les ordinateurs portables (30,8%) et les Smartphones (17,8%), devant le traditionnel ordinateur de bureau (5,5%) et les nouveaux objets digitaux, comme les tablettes, consoles et télévision connectés (2,5%). Concernant le type de connexion, plus de 92% des personnes interrogées déclarent utiliser le Wi-Fi depuis leur domicile. L’étude révèle, en outre, qu’il existe une frontière de plus en plus floue entre les usages personnels et professionnels que les Algériens font d’Internet.

Les usages personnels et professionnels se mélangent
Dans la catégorie des actifs, 62% des personnes interrogées déclarent utiliser des équipements personnels pour des tâches liées à leur activité professionnelle. A contrario, 57% des sondés déclarent utiliser des équipements professionnels pour des besoins personnels. Cette mixité des usages répond à un triple phénomène : le développement de la mobilité et de l’internet haut débit mobile (3G), l’omniprésence des supports numériques désormais accessibles partout et la digitalisation de plus en plus poussées des entreprises. L’Internet haut débit mobile a séduit de plus en plus d’Algériens, selon le tout dernier bilan publié par l’Autorité de régulation des postes et des télécommunications (ARPT), plus de huit millions d’Algériens ont opté pour la 3G en Algérie durant la première année de son lancement. Algérie Télécom a aussi lancé sa gamme d’offres Internet haut débit «Idoom ADSL» avec de nombreux avantages : Algérie Télécom ne fixe aucune limite de volume. Les usages vidéo notamment, de plus en plus demandés par les clients, ne sont pas restreints. Idoom ADSL, c’est aussi une connexion à partager: toutes les offres proposent un modem WiFi (offert pour toute nouvelle souscription), pour partager sa connexion entre les différents équipements de la famille tout en s’enrichissant de nouveaux services : l’e-mail et le contrôle parental (fi@amane) et d’autres options comme l’antivirus, le e-Drive (Cloud), le e-Learning et la Bibliothèque Numérique(Fimaktabati). «Ce constat nous incite à penser que les entreprises et les administrations doivent être en mesure de jouer un rôle davantage moteur pour mieux sécuriser leur actif digital et par conséquent les données et la vie privée de leurs salariés», explique Iliés Halfaoui, Deputy Manager de CEI Halfaoui.      Plus de 56% des sondés considèrent le risque comme important. Par ailleurs, à la question «quel est le mode d’accès à internet le plus sûr», la 3G est le mode de connexion qui recueille le moins de voix, puisqu’ils sont seulement 14% à le plébisciter. Seuls 21% des Smartphones et tablettes sont sécurisés, contre 83% pour les ordinateurs fixes et portables. Un paradoxe expliqué par la faible connaissance des solutions de sécurité disponibles pour les appareils mobiles. Si la protection des données personnelles apparaît comme une préoccupation majeure, la prise de conscience des risques pesant sur la vie privée est encore plus grande, puisque 63% des sondés estiment qu’Internet met celle-ci en danger. Quant à la sécurité de leurs enfants, les parents répondent de manière plus alarmante : ils sont 73% à déclarer qu’Internet leur fait courir un risque.
Les équipements mobiles sont peu sécurisés
«Pour de nombreux jeunes aujourd’hui, l’utilisation d’un téléphone mobile ou d’un ordinateur pour aller sur Internet, souvent hors de la vue ou de la présence de leurs parents, fait désormais partie intégrante de leur vie quotidienne. Notre étude donne à penser qu’un nombre non négligeable de parents se sentent démunis pour maîtriser ce qui se passe sur ces appareils. Pourtant, il existe de nombreux moyens, à la fois simples et efficaces, permettant aux parents de protéger les jeunes dont ils en ont la responsabilité. Le plus important est d’associer des mesures pratiques, telles que l’installation d’un logiciel de contrôle parental et le maintien des ordinateurs dans les pièces communes, à un dialogue avec nos enfants au sujet des menaces potentielles et des manières d’y faire face», commente un chercheur en sécurité chez Kaspersky Lab. Les mineurs sont de plus en plus exposés à ce genre de criminalité, puisque 77% des enfants algériens, à en croire les chiffres de la Fondation nationale pour la promotion de la santé et le développement de la recherche (Forem), passent leur temps devant un micro. Selon le professeur Khiati, président de la Forem, les agressions peuvent être d’ordre moral, pouvant dépasser le cadre virtuel et se concrétiser dans la réalité, comme les atteintes sexuelles. En absence d’une solution de sécurité informatique, 76 % des sondés perçoivent le virus comme la menace la plus importante, loin devant les logiciels espions et malveillants (47%) et le piratage de réseaux sociaux (43%). Résultat : l’antivirus arrive en tête des solutions de sécurité. Ils sont 90% à déclarer l’utiliser. Après une atteinte à la sécurité, la perte de données n’est que la partie immergée de l’iceberg financier. Le coût réel est bien supérieur. Il existe certains coûts tangibles évidents, comme les mesures de sécurité supplémentaires et les conseils juridiques, mais les dommages causés à l’image de marque et à la réputation sont sans doute encore plus importants.Concernant les solutions de sécurité, plus de 47% des sondés utilisent une solution gratuite, tandis que les solutions payantes avec licence sont citées par plus de 33% des personnes interrogées et les solutions craquées par près de 10%.  Parmi les bonnes pratiques de la sécurité informatique figurent la mise à jour du système d’exploitation et des logiciels, se méfier des clés USB et des disques durs externes, effectuer des sauvegardes régulières, choisir des mots de passe complexes,  verrouillez la session dès que vous êtes absent, changer régulièrement de mot de passe, ne jamais ouvrir les pièces jointes avec les extensions .pif, .bat, .com, .exe et .Ink et ne jamais cliquer sur un lien dans un mail vous demandant de vous identifier.  En lisant un courrier électronique ou en surfant sur Internet, de plus en plus d’internautes sont confrontés à un phénomène récurrent : les arnaqueurs qui tentent de voler des informations personnelles (usurpation d’identité), d’argent ou les deux. Une astuce pour soupçonner les faux mails : ils sont souvent rédigés dans un français approximatif. La filière africaine est généralement la source de ce phénomène. Leurs bureaux : les cybercafés. Leur spécialité : les arnaques sur le Net.

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Written by itmag2003

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